ven. Juin 14th, 2024

Le rapport sur le PIB du premier trimestre est ressorti inférieur aux attentes le mois dernier, avec une croissance annualisée de 1,6 %. La révision à la baisse de ce mois-ci à 1,3 % montre un peu plus de faiblesse, mais est conforme aux attentes des économistes.

La consommation personnelle a été quelque peu mitigée. Bien qu’il s’agisse de la composante la plus forte du rapport, avec une croissance de 1,34 %, il s’agit de la lecture la plus faible depuis le deuxième trimestre 2023. Dans ce segment, les biens durables sont restés à la traîne par rapport aux services, ce qui montre que les consommateurs accordent la priorité à leurs achats alors qu’ils font face à une augmentation des coûts et à une inflation tenace. 

La croissance du PIB au premier trimestre s’étant considérablement ralentie par rapport au chiffre de 3,4 % enregistré au quatrième trimestre, les investisseurs et la Fed surveillent de près les consommateurs. Si une certaine faiblesse peut être considérée comme positive, un effondrement complet ne serait pas de bon augure pour l’économie ou le marché boursier. 

Cependant, tout le monde souhaite une baisse de l’inflation avec le rapport PCE de demain. Une baisse de l’inflation réduirait la pression sur les consommateurs et donnerait aux investisseurs plus de confiance dans la capacité de la Fed à abaisser les taux d’intérêt plus tard dans l’année. Ce scénario renforcerait les arguments en faveur d’un atterrissage en douceur, à condition que le marché du travail et l’économie se maintiennent. 

Demandes d’allocations chômage

Le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté à 219 000 la semaine dernière, contre 216 000 la semaine précédente, dépassant ainsi les attentes des économistes qui tablaient sur 217 000. Bien que la moyenne sur quatre semaines ait légèrement augmenté pour atteindre 222 500 – son niveau le plus élevé depuis la mi-septembre – il n’y a pas d’inquiétude immédiate quant à l’affaiblissement du marché du travail américain. 

Notamment, la région du Nord-Est a enregistré son plus faible total de demandes d’allocations chômage (39,8 000) depuis la semaine du 27 octobre, soit le meilleur résultat de toutes les régions couvertes par le rapport. 

Bret Kenwell, analyste des marchés américains pour eToro

 

Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique:

Cette image vaut mille mots et vous permet de parfaitement comprendre la gravité financière de notre pays.

En haut le pourcentage de la dette publique exprimé en points de PIB. Le graphique semble indiquer une baisse, donc une amélioration de ce ratio.

Logiquement le déficit public devrait baisser, voir même, nous devrions voir des excédents pour pouvoir améliorer le ratio dette/PIB du 1er graphique.

Et bien, il y a une petite subtilité.

Le PIB augmente de l’inflation chaque année.

Donc, quand l’inflation est de 10 % et le déficit de simplement 5 %… le ratio dette/PIB s’améliore de 5 points. C’est comme si nous avions eu un « excédent ».

 

On pourrait se réjouir et dire que c’est donc très bien… sauf que non, au contraire, c’est dramatique.

Pourquoi me direz-vous.

Simple vous répondront mes poules de cristal qui lisent dans l’avenir.

Avec la hausse des taux, les banques centrales veulent juguler l’inflation et elle vont globalement y arriver. Même si nous avons une inflation durable de 3 à 4 % par an, cela n’aura rien à voir avec une inflation à 10 %.

Le problème est multiple.

Avec des taux élevés, c’est un coût très élevé pour les finances publiques, mais c’est aussi une baisse de l’inflation et donc une moindre progression du PIB dans les prochaines années. Je ne parle pas de la progression grâce à la croissance, mais juste grâce à l’inflation. Le ratio dette/pib va donc se dégrader plus vite dans l’avenir sous la double pression d’un manque de croissance liée aux taux élevés, et aux intérêts importants du service de la dette.

Bref, je ne sais pas combien de temps nous pourrons tenir ainsi. Après tout, nous pouvons sans doute trouver d’autres expédients, faire des dettes européennes mutualisées et autres créativités comptables permettant de gagner du temps .

Mais, la situation des finances publiques est épouvantable.

Nos comptes publics sont atroces.

La conclusion est simple.

Prévoyez de ne pas dépendre de la dépense publique et soyez le plus autonome possible.

Prévoyez de ne pas investir dans la dette de l’Etat.

Prévoyez que si vous êtes plus assez nombreux pour financer l’Etat volontairement via votre épargne, alors l’Rtat vous forcera à le financer via des ponctions sur l’épargne ou des souscriptions forcées et obligatoires à des emprunts d’Etat.

Prévoyez donc de mettre votre argent à l’abri.

Prévoyez de lire l’article consacré à l’or dans cette édition dont les performances battent désormais, celles des obligations d’Etat, et l’on parle ici, des bons du trésor américain.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *