jeu. Fév 22nd, 2024

Un levier européen pour soutenir le développement de l’hydrogène en France Le premier PIIEC (Projet Important d’Intérêt Européen Commun) sur l’hydrogène, « Hy2Tech » est porté conjointement par 15 Etats européens et permettra de soutenir la recherche, le développement et le premier déploiement industriel de technologies liées à l’hydrogène décarboné. Au total, plus de 5 milliards d’euros d’aides publiques seront accordés par les Etats membres participants, générant un investissement privé additionnel de 8,8 milliards d’euros. Ce PIIEC est au cœur de la stratégie française pour le développement de l’hydrogène décarboné.

La France y consacrera plus de 3 Mds€ de soutien public au travers du plan de relance et du plan d’investissement France 2030. Ce dispositif soutiendra des projets industriels structurants et sera guidé par trois objectifs prioritaires :

→ La production d’électrolyseurs,

→ Le développement d’équipements clés pour la mobilité à hydrogène et la production d’hydrogène 

→ La décarbonation de sites industriels. 10 des 41 projets sélectionnés sont français, faisant de la France le pays le plus représenté de ce premier PIIEC.

Cette position illustre l’ambition de la France de devenir un des leaders mondiaux de l’hydrogène décarboné. Cette ambition est guidée des raisons écologiques mais aussi stratégiques. Sur le plan écologique, l’hydrogène est un vecteur clef de la décarbonation de nos industries les plus émettrices : plus d’hydrogène c’est moins de dépendance vis-à-vis des énergies fossiles. Sur le plan stratégique, ces projets permettent de renforcer l’indépendance énergétique de la France et de l’Europe. C’est plus de 2,1 milliards d’euros d’aides au développement qui sont dédiées à ces 10 projets. Cette somme vient en complément des 3,2 milliards d’euros d’investissement des acteurs privés en France.

Ces aides se concentrent sur le développement de l’offre industrielle d’équipements pour l’hydrogène décarboné et permettront

→ La construction de quatre gigafactories d’électrolyseurs, partout sur le territoire (représentant jusqu’à 40% du marché européen des électrolyseurs à horizon 2030),

→ L’implantation de sites de production de réservoirs à hydrogène, de piles à combustibles pour la mobilité durable, de trains et véhicules utilitaires à hydrogène, et

→ La production de matériaux nécessaires à la production de ces équipements. Ces usines seront implantées dans 7 régions et créeront près de 5 200 emplois directs sur le territoire, consacrés à la décarbonation de notre économie.  

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