sam. Fév 24th, 2024

L’union européenne oblige l’industrie des batteries et des
panneaux photovoltaïques à mesurer et réduire l’impact
environnemental de ses produits et composants dès 2024.
La commission choisit la start-up française Glimpact et la méthode
PEF/OEF pour entamer ce chantier fondateur en faveur de la
transition énergétique.
Le Conseil et le Parlement européens ont en effet adopté, en décembre 2022, dans
le cadre du Green Deal, de nouvelles dispositions réglementaires ambitieuses en
matière de transition écologique, en rendant obligatoire, dès le 1er janvier 2024, pour
tous les acteurs de ces deux secteurs industriels opérant en Europe, la mesure et la
déclaration de l’empreinte environnementale de leurs produits.
Au-delà̀ de cette obligation, dès le 1er janvier 2026, les fabricants de batteries et de
panneaux photovoltaïques devront afficher la classe de performance de leurs
produits avec le respect de seuils minimums que l’UE imposera au 1er juillet 2027,
pour exclure progressivement les produits les plus impactants.
Au terme de deux appels d’offre européens, la Commission européenne a choisi la
start-up Glimpact et sa technologie digitale d’évaluation et de développement de la
performance environnementale des produits et des organisations pour la mise en
place d’un dispositif rigoureux d’évaluation de l’empreinte environnementale des
batteries et des panneaux photovoltaïques selon la méthode PEF, adoptée par la CE
comme socle méthodologique de référence.
La start-up va ainsi développer sur sa technologie standard Glimpact, une
application digitale qui permettra à ces acteurs de calculer dynamiquement
l’empreinte environnementale de leurs produits pour satisfaire à cette nouvelle
obligation, et à la CE d’en contrôler sa bonne application.
Ce dispositif qui vise à garantir une évaluation rigoureuse, précise et objective de
l’empreinte environnementale des batteries et des panneaux solaires selon un
référentiel d’application de la méthode PEF qui sera définie par la CE, permettra
également aux acteurs de se conformer à l’obligation de déclaration de cette
empreinte qui leur sera faite au travers d’un concept de passeport digital accessible
aux consommateurs.
La Commission a en effet souhaité mettre en œuvre une solution technique pour
accompagner les industriels dans la mise en œuvre de ces nouvelles
réglementations. De nouvelles réglementations adoptées par l’Union européenne,
qui constituent d’ailleurs des avancées majeures en matière de transition écologique
de l’industrie, comme le soulignait Pascal Canfin, président de la commission de
l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire du Parlement
Européen. Elles pourraient avoir, à terme, une portée beaucoup plus générale.
Elles contribuent en effet à asseoir la méthode PEF comme cadre méthodologique
de référence pour la définition et le calcul de l’empreinte environnementale des
produits, et à la rendre accessible à tous. Une telle politique de l’UE pourrait ainsi
être étendue à bien d’autres secteurs industriels ce qui marquerait un pas majeur
dans l’accélération de la transition écologique de l’industrie européenne.
A propos de la méthode PEF
La méthode PEF (Product Environnemental Footprint), que Glimpact rend accessible par sa
technologie, est issue d’un long processus d’élaboration engagé dès l’année 2013 par la
Commission européenne dans le cadre de son initiative « Single Market for green product »
avec la communauté scientifique européenne, notamment le Join Research Center et plus
de 400 organisations professionnelles et autres organisations non-gouvernementales. Elle
définit un cadre clair et scientifiquement robuste de mesure de l’empreinte
environnementale globale prenant en compte les 16 catégories d’impact de l’activité
humaine sur la planète, notamment l’empreinte carbone, mais aussi l’utilisation des
ressources naturelles fossiles ou minérales, l’utilisation des ressources en eau,
l’eutrophisation des rivières et des océans, les émissions de particules fines, l’utilisation des
terres agricoles ou encore la toxicité (écotoxicité ou toxicité humaine). Cette méthode
adoptée par la CE dans sa recommandation officielle du 16 décembre 2021, consacre
l’approche des analyses de cycle de vie (ACV) en la précisant par des règles d’application
claires, et les 16 catégories d’impacts sont ainsi mesurées tout au long du cycle de vie des
produits. Elle définit un score fiable, par normalisation et pondération des 16 indicateurs
d’impact, exprimé en point d’impact sur une échelle continue, permettant de comparer
objectivement les produits entre eux, dans une même catégorie ou entre catégories.
A propos de Glimpact
Glimpact, jeune entreprise française, installée également en Belgique, est la première
plateforme digitale permettant l’évaluation de l’impact environnemental global des produits
et des organisations. Elle rend facile d’accès la méthode PEF (Product Environmental
Footprint), mise au point par la communauté scientifique européenne et adoptée par l’UE
en 2018.
Glimpact peut revendiquer une expertise et une expérience solides auprès d’acteurs majeurs
de l’industrie ou de la distribution, et notamment les groupes Lacoste, Decathlon, Mars,
Puratos, Carrefour, Spadel, Adeo, Lyreco, Pimkie, Chantelle, Celio, Aigle, Galler, ou encore
Bewital.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *