lun. Mai 27th, 2024
 
  • Le rapport place les Pays-Bas en première place et révèle le potentiel de l’IA pour améliorer les perspectives de retraite.
  • L’indice compare 47 systèmes de revenus de retraite, couvrant 64 % de la population mondiale.

 
Mercer et le CFA Institute publient leur 15ème classement annuel Mercer CFA Institute Global Pension Index (MCGPI). Le système de retraite des Pays-Bas retrouve la première place de la liste, l’Islande et le Danemark occupent désormais respectivement les deuxième et troisième places.

 

D’après Margaret Franklin, Présidente et Directrice Générale du CFA : « L’âge moyen des populations dans le monde continue d’augmenter sur de nombreux marchés, principalement sur les marchés les plus matures. L’inflation et la hausse des taux d’intérêt ont créé une nouvelle dynamique de marché qui pose des défis importants aux régimes de retraite. Nous constatons également que la mondialisation continue de provoquer des divergences. Ce ne sont là que quelques-uns des défis de plus en plus complexes auxquels sont confrontés les fonds de pension et qui ont des répercussions importantes sur les retraités. »

 

« Les particuliers auront, de plus en plus souvent, un rôle important à jouer en ce qui concerne leur propre retraite. En tant que professionnels de l’investissement, nous devons les aider à s’y préparer. Chaque année, cet indice nous rappelle qu’il reste encore beaucoup à faire dans de nombreux pays pour que les régimes de retraite fonctionnent au mieux et pour que la sécurité financière à long terme des bénéficiaires soit assurée », conclut Margaret Franklin.

 

L’impact croissant de l’IA et ses avantages pour les bénéficiaires

 

Outre l’identification des meilleurs systèmes de retraite au monde, le rapport examine également le potentiel de l’Intelligence Artificielle (IA) pour améliorer les systèmes de retraite et de sécurité sociale, et ainsi offrir aux citoyens une meilleure qualité de vie à la retraite.

 

David Knox, Associé chez Mercer et principal auteur de l’étude, commente : « Le développement continue de l’IA au sein des opérations et lors des décisions des gestionnaires d’investissement pourrait conduire à des processus de prise de décision plus efficaces et mieux éclairés, et ainsi potentiellement générer des rendements d’investissement réels plus élevés pour les membres des régimes de retraite. Le potentiel de l’IA permet d’améliorer l’engagement des affiliés et d’aider les individus à prendre des décisions à long terme concernant leurs finances. Ces deux avancées devraient permettre d’améliorer les rendements des régimes de retraite. »

 

Le rapport indique néanmoins clairement que l’IA n’est pas sans risque, notamment en ce qui concerne les défis de modélisation et les préoccupations éthiques, ainsi que la nécessité d’une confidentialité des données et d’une cybersécurité optimales. Lors du développement de ces systèmes, il est indispensable que les modèles d’IA soient dotés d’une gouvernance solide et d’une responsabilité claire afin de réduire les parti pris et les réponses erronées. Les garde-fous sont essentiels pour que les régimes de retraite conservent la confiance à long terme de leurs affiliés.

 

David Knox poursuit : « L’IA en elle-même n’est pas la solution complète. Une supervision humaine sera toujours nécessaire. Malgré ces risques, l’IA a le potentiel d’améliorer le niveau de vie à la retraite – un objectif louable pour tous les systèmes de retraite. »

 

L’édition 2023 en chiffres :

 

Les Pays-Bas obtiennent la valeur d’indice globale la plus élevée (85), suivis de près par l’Islande (83,5) et le Danemark (81,3). L’Argentine présente, quant à elle, la valeur d’indice la plus faible (42,3). Bien que les Pays-Bas entreprennent actuellement une importante réforme des retraites, le système est bien placé pour offrir d’excellentes garanties dans le cadre du passage d’un système à prestations définies vers une approche plus individuelle de cotisations définies.

 

L’indice utilise la moyenne pondérée des sous-indices* de performance, de viabilité et d’intégrité. Pour chaque sous-indice, les systèmes présentant les valeurs les plus élevées sont le Portugal pour la performance (86,7), l’Islande pour la viabilité (83,8) et la Finlande pour l’intégrité (90,9). Les systèmes présentant les valeurs les plus faibles pour l’ensemble de ces sous-indices sont la Corée du Sud pour la performance (39,0), l’Autriche pour la viabilité (22,6) et les Philippines pour l’intégrité (25,7).

 

On constate également que la baisse des taux de natalité a exercé une pression sur plusieurs économies et systèmes de retraite à long terme, affectant négativement les scores de viabilité dans des pays comme l’Italie et l’Espagne. Toutefois, plusieurs systèmes asiatiques, dont la Chine continentale, la Corée du Sud, Singapour et le Japon, ont entrepris des réformes pour améliorer leur score au cours des cinq dernières années.

 

Marina Rouxel, Responsable de l’offre Transition Emploi-Retraite chez Mercer France ajoute : « La France est cette année positionnée 25ème sur les 47 pays notés par l’index MCGPI, ce qui la place juste en-dessous de la médiane et dégrade donc son classement par rapport à l’année précédente. Si notre système est juste en-dessous du podium en ce qui concerne le niveau intrinsèque des retraites servies, il pèche largement par son manque de viabilité sur le long terme, dû à une démographie particulièrement défavorable et un trop faible taux d’emploi des seniors. La part marginale des dispositifs d’entreprise, ainsi que la défiance générale des Français à l’égard de leur gouvernance et de leurs coûts, expliquent également un score globalement bas. »

 

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