sam. Fév 24th, 2024

Par France Stratégie

 

Coût de la vie et « reste à dépenser »
dans les territoires
Les prix du logement, du transport et de l’alimentation ont beaucoup progressé ces cinq dernières années, surtout au cours des années 2021 et 2022. Cette hausse des prix affecte différemment les ménages selon leur profil socio-économique, leur localisation et la structure de leurs dépenses. C’est à ces différences que France Stratégie s’intéresse, en complément des notes publiées la semaine dernière sur le coût de la vie dans les territoires.

 

 

Les hausses les plus spectaculaires concernent les énergies fossiles avec une inflation qui a atteint 140 % pour le fioul.

Certains produits ou services ont en revanche été relativement épargnés par la hausse des prix, comme les loyers.

Pour un ménage, l’impact de l’inflation sur la période dépend donc fondamentalement du poids des différents biens et services dans son budget. Ce travail se propose d’évaluer la hausse du prix du panier alimentation, logement et transport, à volume de consommation inchangé depuis 2017. On ignore donc volontairement le fait que, face à une élévation du prix d’un bien, les ménages ont tendance, quand ils le peuvent, à réduire leur volume d’achat pour ce bien.

La hausse du prix du panier est un peu plus importante pour les classes moyennes que pour les autres ménages et croît fortement avec l’âge. Mais si l’on rapporte cette hausse au revenu des ménages (à son niveau de 2017), ses conséquences sont nettement plus fortes pour les ménages pauvres. Pour les 10 % des ménages les plus pauvres, le prix du panier a augmenté d’un peu moins de 14 %, mais cette hausse représente 13 % de leurs ressources. Pour les 10 % des ménages les plus riches, la hausse est estimée à 16 %, mais elle correspond à moins de 5 % de leurs ressources.

Pour mémoire, au niveau macroéconomique, de 2017 à 2022, les prix à la consommation ont augmenté de 10 % et le revenu disponible brut des ménages a progressé en euros courants de 15 %.

Finalement, on observe que la hausse du prix du panier est de plus en plus forte à mesure que l’on s’éloigne du centre des aires urbaines et donc que le poids des énergies fossiles dans le budget des ménages augmente.

Les différences tendent néanmoins à s’estomper lorsqu’on rapporte la hausse du coût du panier au revenu des ménages. In fine, c’est pour les classes moyennes, les ménages ruraux, les propriétaires et les personnes âgées que les dépenses de logement, de transport et d’alimentation augmentent le plus. Mais quand on rapporte cette hausse au revenu des ménages (à son niveau connu en 2017), c’est pour les ménages pauvres que l’incidence est la plus forte.

Dossier de France Stratégie

 

 

Données sur l’inflation par poste de consommation et leur poids budgétaire sur les ménages 

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