lun. Mai 27th, 2024

En dépit d’un bénéfice d’exploitation record au 3e trimestre, en hausse de 1,34 milliard d’euros, les investisseurs n’ont pas été convaincus par la publication d’Air France-KLM, l’action chutant de 8 % pour atteindre son plus bas niveau historique.

Le groupe aérien fait face actuellement à des sérieux vents contraires qui n’ont pas permis au groupe franco-néerlandais de fournir des prévisions pour le 4e trimestre. Tout d’abord, l’augmentation significative du coût du carburant devrait augmenter la facture de 7,5 milliards de dollars à 7,8 milliards de dollars pour 2023.

Ensuite, la baisse de la demande sur le marché domestique, la fréquentation sur la liaison Paris-Marseille ayant chuté de 50% par exemple, va entraîner l’arrêt d’exploitation de la plupart des vols intérieurs au départ de l’aéroport de Paris-Orly d’ici l’été 2026.

Enfin, le contexte géopolitique actuel, entraîne des annulations de vols, mais cela ne devrait pas avoir d’impact significatif selon le communiqué du groupe.

 

Les marchés plient mais ne rompent pas

La semaine a encore été sous haute tension, marquée par une volatilité toujours omniprésente et des mouvements boursiers erratiques. 

Alors que la situation au Proche-Orient ne s’embrase pas, les investisseurs se sont focalisés sur les résultats d’entreprises. Lorsque ces derniers ont manqué le consensus, les opérateurs et les algo ont été impitoyables, provoquant des chutes boursière d’ampleur inédites. 

Cela a été le cas pour Worldline qui s’est effondré de 60% en une seule séance, marquant ainsi la plus forte baisse jamais enregistrée pour une société du Cac 40. Sanofi, une des plus fortes pondérations de l’indice français, a aussi dévissé de -20% lors de la séance de vendredi après avoir raté de peu le consensus, montrant ainsi la nervosité ambiante. 

Cela étant, le Cac 40  a réussi à limiter les dégâts, ne reculant “que” de -0,31% sur la semaine grâce à de belles publications de résultats comme Dassault Systèmes (+11,5%) ou encore Hermès (+5,7%).

De l’autre côté de l’Atlantique, la semaine a été marquée par la publication du PIB américain pour le 3e trimestre, ressortant au plus haut depuis 2 ans (4,9%). Cette résilience de l’économie américaine ne va pas faire l’affaire de la Fed, qui attend tout signe de ralentissement économique pour refroidir sa politique monétaire. 

Cette semaine sera encore riche en publications avec notamment Apple qui sera particulièrement scrutée ainsi que BNP Paribas et Stellantis en France. 

Mercredi soir, la réunion de la Fed sera le point d’orgue de la semaine, alors que l’inflation en zone euro sera publiée mardi. 

Par eToro

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