lun. Mar 4th, 2024

Les places financières ont évolué en ordre dispersé avec d’un côté une Europe dont les indices ont globalement baissé et de l’autre Wall Street qui a progressé, et surtout le S&P 500 et  le Nasdaq ont inscrit de nouveaux plus hauts historiques, portés par le secteur des semi-conducteurs.

L’Europe boursière a donc vu rouge avec tout d’abord le gouverneur de la Banque d’Autriche qui a émis l’hypothèse, depuis le Forum économique de Davos, que la BCE ne procéderait à aucune baisse de taux cette année. Et puis la présidente de la BCE, Christine Lagarde, a surpris les marchés en annonçant qu’une réduction des taux d’intérêt de la zone euro n’était pas à l’ordre du jour avant l’été. Les investisseurs espéraient une détente dès le printemps, mais ils devront attendre juin au mieux.

Du côté des Etats-Unis, la Fed ne semble pas non plus pressée d’assouplir sa politique monétaire, selon son Livre beige publié mercredi dernier. Les chances d’une baisse des fed funds lors de la réunion du 20 mars sont passées de 80 % fin décembre à 49 % aujourd’hui. Face à ces signaux, les taux à long terme des obligations souveraines américaines ont rebondi, franchissant à nouveau la barre des 4 %. Cela n’a pas empêché les indices américains de progresser, emmenés par un Nasdaq qui a pris 2,8 % et surtout inscrit un plus haut jamais atteint. Ceci grâce au secteur des semi-conducteurs qui a profité d’un regain de confiance des investisseurs. Le Taiwanais TSMC a publié des résultats très encourageants tirés par la demande de puces utilisées par l’IA.

En France, après une semaine de hausse, le Cac 40 a subi un repli de -1,25 % sur les cinq derniers jours, ramenant sa performance depuis le début de l’année à -2,3 %. Le marché parisien n’a connu qu’une seule séance positive jeudi, grâce à l’envolée des valeurs du luxe, soutenues par les résultats solides du groupe helvétique Richemont.

Cette semaine, les choses sérieuses vont commencer en termes de résultats d’entreprises. Johnson & Johnson, Netflix, Tesla, ASML, SAP, Visa et LVMH notamment. Il y aura également les décisions de la Banque du Japon et de la Banque centrale européenne sur leurs taux, les indicateurs PMI, et inflation PCE aux Etats-Unis. 

Antoine Fraysse-Soulier, responsable de l’analyse de marchés chez eToro

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