lun. Mar 4th, 2024

Cette dernière semaine, la remontée des températures propulsent les prix de l’énergie vers des plus bas historiques.

Gaz : -10,4% sur les prix pour 2024 et -12,8% pour les prix de janvier 2024. Le prix de la molécule de gaz est en net retrait, grâce à son secteur toujours robuste et à des températures hivernales qui ne font que remonter. L’offre en gaz reste élevée, grâce à la Norvège et au GNL, les stocks, remplis à 91% permettent de compléter ce tableau et la demande ne rebondit pas, en l’absence de vagues de froid.

Électricité : -8,2% sur les prix pour 2024 et -15,2% pour les prix de janvier 2024. Le prix de l’électricité pour l’année 2024 est revenu à son prix le plus bas depuis le mois de janvier 2022 soit presque 2 ans. Les conditions météorologiques favorables, la bonne disponibilité nucléaire combinée à une production renouvelable importante ainsi que l’absence de rebond des consommations électriques ont permis aux prix de toucher ce prix plancher. 

CO2 : -5,3% sur les quotas pour décembre 2023. Le prix du CO2 n’en finit plus de diminuer. Les conditions actuelles ne lui sont pas favorables, avec une chute des prix du combustible (principalement le gaz), la remontée des températures et l’usage du renouvelable pour produire de l’électricité plutôt que du thermique. 

Pétrole : -2,8% sur le prix du pétrole brut. Malgré les rencontres de Poutine avec plusieurs dirigeants des pays de l’OPEP+ au Moyen-Orient, le prix du brut a poursuivi à la baisse. Des baisses de production devraient avoir lieu au premier trimestre 2024, mais les membres doivent encore se mettre d’accord sur le volume concerné. 

 

Le Conseil et le Parlement européens se sont mis d’accord sur un texte qui permettra aux Etats membres d’interdire l’entrée du gaz russe sur leurs marchés, notamment pour le gaz liquéfié qui représente encore 12 % des importations européennes, et près de 16 % de celles de la France.
 
Pour Omnegy, un cabinet français de conseil en énergie pour les entreprises, l’UE avait déjà appelé, le 14 septembre 2023, les Etats membres à ne plus importer de gaz russe. Cependant, les Etats européens ont importé des niveaux records de GNL russe en novembre 2023 (2ème mois le plus élevé de l’année après mai 2023) avec en tête : la France, la Belgique et l’Espagne. À l’inverse, l’Allemagne, qui a commencé à importer du GNL en décembre 2022, n’a quant à elle jamais importé de GNL russe.
 
« La possibilité de réduire ou restreindre les importations de GNL russe ne semble pas avoir énormément de sens, étant donné que ces achats sont effectués sur le marché, et les Etats européens avaient déjà la possibilité de réduire ou de ne pas en acheter. Le rebond des importations de GNL russe, peu avant la prise d’effet de cette réglementation, indique que l’Europe nécessite toujours d’importer du gaz russe et ne peut pas encore s’en passer totalement. L’expansion des projets de liquéfaction et regazéification de GNL fera office de censeur du gaz russe sur le marché, plutôt qu’une réglementation européenne donnant la possibilité de se détourner du GNL russe. » Edouard Lotz, analyste énergie chez Omnegy.

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