sam. Juil 20th, 2024

Par la FNAIM

À la fin du 1er semestre 2024, la situation du marché immobilier demeure extrêmement préoccupante. Le volume des transactions baisse pour la troisième année consécutive et la baisse des prix est devenue une réalité. Les professionnels commencent à ressentir les effets de la crise avec un doublement des faillites d’agences en un an.

 

Le volume de ventes continue de baisser

 

Les ventes sont en chute de 23 % à fin mars sur 12 mois glissants avec 822 000 actes signés. Pour mémoire, on était encore à 869 000 ventes en décembre 2023. L’ensemble du territoire métropolitain est concerné. On note, toutefois, un ralentissement de la baisse ; un plancher pourrait être atteint cette année avec 800 000 transactions.

La baisse des prix s’est généralisée

En un an, les prix, en moyenne nationale, ont perdu – 3,8 %. Il s’agit de la plus forte chute depuis 15 ans. Amorcée dans les grandes villes, elle s’est progressivement étendue à l’ensemble du territoire. En fonction de l’évolution des taux d’intérêt, la baisse pourrait osciller entre -5 et – 7 % en 2024.

À Paris, l’érosion des prix est supérieure à la moyenne : – 7,7 % en un an et – 14 % depuis la crise sanitaire. La chute est particulièrement importante dans les arrondissements périphériques qui avaient vu leurs tarifs fortement augmenter après le confinement.

La baisse des prix est sensible. A Paris, la baisse cumulée depuis le covid est la plus forte depuis le début du siècle.

Depuis 2023, le marché du logement ralentit sensiblement. Le quadruplement des taux d’intérêt en 2 ans a entraîné une chute des ventes en 2023, même si les taux de crédits sont redescendus légèrement à 3,73% à la fin mai 2024.

En janvier, la FNAIM avait prévu une baisse de l’activité de 8% à 800 000 ventes en 2024, ainsi qu’une accélération de la baisse des prix. A ce stade, les faits ne démentent pas ces prévisions. La baisse du nombre de transactions se poursuit, s’établissant à 822 000 ventes en France (-23 % sur un an) sur 12 mois glissants à fin mars 2024. Elle entraîne dans son sillage les prix qui poursuivent leur baisse (-3,8% sur un an).
La baisse des prix concerne presque tous les territoires et toutes les régions. Sur un an, les prix baissent à Paris (-7,7 %) et dans toutes les plus grandes villes, à l’exception de Nice. Paris s’éloigne de la barre des 10 000€/m2 (à 9 476€ pour les appartements) et la baisse cumulée des prix y est de 14% depuis septembre 2020, et même de 28% en euros constants (corrigés de l’inflation) ! Les grandes villes et leur périphérie ont subi de plein fouet la hausse des taux.

 

Suite du sujet (radioepargne.com)

 

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