Le gouvernement vient de publier sa nouvelle stratégie énergétique (PPE3), résolument tournée vers le nucléaire. Si ce choix renforce notre souveraineté, il accentue mécaniquement le besoin de flexibilité : une centrale nucléaire n’est pas faite pour s’allumer et s’éteindre comme une ampoule. Alors que le plan d’électrification est attendu pour avril, l’État semble oublier une pièce maîtresse du puzzle.
Le dernier rapport d’EDF[1] révèle une réalité qui nous concerne tous : notre parc nucléaire est de plus en plus forcé de faire le « grand écart ». Alors que le volume de modulation nucléaire — c’est à dire l’action de baisser la puissance des réacteurs — oscillait historiquement entre 15 et 20 TWh par an, il a bondi à 31 TWh en 2024 (7% de la consommation totale en 2024) et 33 TWh en 2025. Cette accélération brutale, qui devrait atteindre 42,5 TWh d’ici 2028, n’est pas sans conséquence : pour le réseau, c’est une épreuve de force ; pour les Français, c’est le risque de voir les coûts de maintenance s’envoler et la stabilité de leur approvisionnement fragilisée, ainsi qu’une potentielle répercussion sur leur facture.
Face à ce constat, il est tentant de désigner un coupable idéal : les énergies renouvelables. C’est un faux combat. Le solaire et l’éolien sont indispensables pour décarboner notre pays rapidement et à moindre coût. Le véritable problème n’est pas l’offre d’énergie, mais notre incapacité à adapter notre consommation. Aujourd’hui, nous produisons une électricité verte abondante en journée, mais force est de constater qu’elle n’est pas consommée comme elle le devrait. En effet,les habitudes de consommation restent calées sur un modèle du siècle dernier.[1][2][3]
Les pouvoirs publics n’ont pas encore pleinement intégré que la bataille de la transition énergétique se jouera autant du côté de la demande que de l’offre. Il devient nécessaire de changer de paradigme : plutôt que d’adapter en permanence les capacités de production à nos pics de consommation, c’est aussi à nos usages de gagner en agilité.
« La flexibilité électrique est aujourd’hui l’option la plus économique pour la collectivité et la plus vertueuse pour la planète. En décalant simplement certains usages, comme lancer un lave-linge ou recharger un véhicule aux moments où l’électricité est abondante, nous soulageons nos réacteurs et sécurisons notre avenir énergétique. Le pilotage des 39 % de la consommation nationale issus du secteur résidentiel n’est plus une option : c’est l’assurance-vie du système électrique français », souligne Guillaume Faure, fondateur de LibertéWatts.
Possibilités de reportage :
● Interview dans les bureaux de LibertéWatts (Rennes)
● Suivi d’un utilisateur de l’application LibertéWatts (partout en France)
A propos de LibertéWatts
Fondée en 2022, LibertéWatts est une start-up française spécialisée dans la flexibilité électrique, visant à démocratiser une gestion intelligente de la consommation d’énergie chez les particuliers. Grâce à une application mobile gratuite, simple et ludique, LibertéWatts récompense les Français quand ils consomment aux meilleurs moments. Les “Wattiens” contribuent ainsi à la stabilisation du réseau électrique tout en effectuant des économies et en gagnant des récompenses en bons d’achat ou en euros.
Site internet : https://libertewatts.fr/