Mémos, contrats, actes, réglementation… Le multilinguisme est devenu une pratique courante dans les environnements de travail. Avec des clients répartis partout dans le monde, parfois peu sensibilisés aux risques et spécificités juridiques, des contentieux qui se complexifient, les besoins de traduction juridique n’ont jamais étéaussi importants. En cause également : la rapidité d’exécution de ces traductions dans un monde de plus en plusexigeant notamment quant aux délais. Or, si les outils gratuits de traduction en ligne sont nombreux, leurs usagesne sont pas sans conséquences.
 
Retour sur une enquête réalisée auprès de 55 professionnels du droit français, dont 69% sont issus de professions réglementées (avocats, conseillers, notaires, professeurs de droit, etc.) et 31% d’entreprises, tous secteurs confondus, afin de révéler l’attachement et la confiance, plus ou moins forte, que ces derniers témoignent pourl’ensemble de ces services de traduction et la sécurité des informations communiquées. A l’heure où Paris cherche à s’imposer comme la place d’arbitrage de référence dans le monde, proposer une interface de traduction instantanée et performante, est plus que jamais essentiel.
 
  Un besoin de traduction significatif
Tel est le premier enseignement que révèle cette enquête. Ainsi, en moyenne, 43% des personnes interrogées déclarent faire appel à des solutions de traduction en ligne gratuites, le recours à des agences de traduction est une tendance plus répandue dans les entreprises (41%) qu’au sein des professions réglementées (27%).
 
Si pour les professions réglementées, le besoin de traduction est essentiel pour les contrats et les actes (53%), les documents sociaux ou les mémos (43%), de leur côté, les entreprises sont, quant à elles, particulièrement intéressées par la traduction des mémos (47%) et des présentations (41%).
 
Sachant que, pour 43% des répondants, le délai de traduction est la principale préoccupation, faisant de l’instantanéité un réel enjeu.
 
  Pourquoi quelle fréquence ?
17% des répondants traduisent leurs documents une à deux fois par semaine, 46% entre une à deux fois par mois et seulement 11% opèrent l’exercice quotidiennement, les entreprises ayant des besoins de traduction plus importants que les professionnels du droit (76% d’entre elles traduisent au moins une fois par mois des documents). Ces traductions se font majoritairement du français vers l’anglais (35%) même si des besoins pour l’italien, l’arabe, l’espagnol, l’allemand, le chinois, le russe, le néerlandais, le japonais, ou encore l’indonésien ont également été mentionnés.
 
  Des professionnels du droit qui cumulent les solutions de traduction, au risque de perdre du temps
Le besoin en traduction représente un coût pour les entreprises comme pour les professions réglementées. Ce quiexplique que plus la taille de la structure diminue, plus le budget investi dans les solutions de traduction est faible. Ainsi, seulement 6% des répondants déclarent dépenser entre 5 000 et 10 000 euros par an contre 4% entre 500 et 1 499 euros par an. Et les entreprises dépensant moins de 500 euros par an pour leurs travaux de traductioncomptent moins de 10 salariés.
 
Autre tendance à relever, 67% des entreprises multiplient des solutions de traduction. Dans seulement 33%des cas, les personnes interrogées ont eu recours à une seule solution de traduction, que ce soit une agence, une solution en ligne gratuite, etc.
 
A l’inverse, dans leur grande majorité, les répondants ont indiqué cumuler les solutions de traduction (avec, parfois, le recours à 3 voire 4 solutions en ligne) ou associer une solution en ligne avec une agence de traduction source d’une inertie importante.
 
La protection des données, un enjeu encore sous-évalué
Risque cyber, RGPD, etc. La protection des données est un enjeu central pour tous les acteurs économiques. Ce qui explique que pour 63% des répondants de l’enquête, la confidentialité des données traduites soit déterminante, tout comme la sécurité des données soumise à la traduction (78%). Ce qui peut sembler un paradoxe si l’on met en perspective ce chiffre avec les 43% de répondants qui utilisent des solutions de traduction en ligne gratuites dont lapolitique en matière de données est peu explicite.
 
Si le besoin en traduction est important, les difficultés rencontrées par les personnes interrogées le sont aussi. A cetégard, la non-adéquation de la traduction avec la sémantique juridique est l’un des principaux griefs (27 %), rejoignant les réponses portant sur la qualité des traductions réalisées (13 % des répondants ne sont pas satisfaits).
 
Un retour qui justifie ainsi que 54% des répondants déclarent faire davantage confiance à une solution fondée sur une intelligence artificielle spécifiquement dédiée au langage juridique, alors même que de telles solutions, entraînéesavec des jeux de données juridiques, sont peu présentes sur ce marché…

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