dim. Juin 23rd, 2024

Par Defthedge

Matières premières : Les tops et les flops

Le baril de pétrole a gagné plus de 7 dollars depuis les attentats terroristes du Hamas contre des civils israéliens au début du mois. A court terme, les tensions à la hausse devraient perdurer. En revanche, ceux qui redoutent un baril de pétrole à 150 dollars ont très certainement tort.

Pétrole

Les bons chiffres des ventes au détail et de la croissance chinoise au T3 (4,9% sur un an) ont redonné le sourire aux investisseurs qui ont acheté le cuivre. Nous doutons que la hausse perdure, néanmoins. En effet, la demande reste atone et les perspectives pour la Chine sont encore compliquées.

Cuivre

Tiercé gagnant cette semaine. Les craintes d’embrasement au Proche-Orient ont fait grimper l’or au-dessus du seuil de 2022 dollars. En période d’aversion au risque, l’or joue son rôle de valeur refuge. Rien de très surprenant à cet égard. Il faut s’attendre à des prises de bénéfices bientôt, en revanche.

Or

Tiercé gagnant cette semaine. Les craintes d’embrasement au Proche-Orient ont fait grimper l’or au-dessus du seuil de 2022 dollars. En
période d’aversion au risque, l’or joue son rôle de valeur refuge. Rien de très surprenant à cet égard. Il faut s’attendre à des prises de bénéfices bientôt, en revanche.

 

Pas de crise énergétique en 2023-24

L’hiver est enfin arrivé en Europe, avec des températures inférieures aux normales pendant encore quelques jours dans la plupart des régions. Pour le marché du gaz, qui est par nature très saisonnier, c’est le moment de passer en mode hivernal. Les prix du gaz évoluent en hiver essentiellement en fonction de la géopolitique et des températures. Pour l’instant, la demande en gaz est inférieure de 21% par rapport à son niveau de 2020. Mais il y aura un effet de rattrapage une fois que les températures vont baisser plus fortement.

Même en cas d’interdiction par l’UE des derniers flux russes de gaz ou en cas de sabotage (comme en septembre 2022), il est peu probable que les prix flambent. L’UE a des stocks de gaz remplis à hauteur de 97,5%. C’est largement suffisant pour tenir jusqu’en mars 2024. Enfin une bonne nouvelle !

Prévision d’évolution des températures en Europe du Nord-Ouest (France compris), Bloomberg, capture d’écran du 17 octobre 2023

 

La bataille de l’étain

C’est passé complètement inaperçu dans les médias. Et pourtant, c’était certainement l’information la plus importante de la semaine dernière au niveau des matières premières. L’Indonésie a classé l’étain comme métal critique (stratégique). Pourquoi est-ce important ? Le pays est le deuxième plus grand producteur d’étain avec 16% de la production mondiale, juste devant la Chine (37%) et le Pérou. Le marché mondial de l’étain est très concentré autour de cinq pays qui accaparent 80% de la production. La Chine a déjà mis en place depuis de nombreuses années des restrictions aux exportations pour l’étain. Avec cette nouvelle classification, l’Indonésie pourrait faire pareil prochainement.

C’est une mauvaise nouvelle pour l’Europe qui a absolument besoin de l’étain pour réussir sa transition énergétique. Seul le Portugal en possède mais dans des proportions extrêmement limitées.

Quelle pourrait être la solution ? Comme c’est le cas pour d’autres métaux précieux, le recyclage pourrait constituer un nouveau canal d’approvisionnement. Le taux de récupération actuel de l’étain est très bas, à seulement 33% au niveau mondial. Ce n’est pas la première fois que nous sommes condamnés à agir ainsi. Au Moyen-Âge, l’argent, unique métal monétaire de l’époque, était tellement rare que le roi Philippe le Bel (1268-1314) ordonna la transformation en monnaie des vaisselles d’argent. Du recyclage avant l’heure…

Bien sûr, voici le texte en allant à la ligne :

Forex : Les tops et les flops

 

CHF

Bonne semaine pour le CHF qui a augmenté de 1,07% face à l’euro. La devise suisse joue pleinement son rôle de valeur refuge dans un contexte de forte incertitude concernant la géopolitique. Même commentaire finalement que pour l’or précédemment. A court terme, nous sommes à l’achat.

NOK

Au niveau des devises nordiques, la couronne norvégienne (NOK) est la plus pénalisée par le retour de l’aversion au risque. De manière surprenante, le retour à la hausse du pétrole n’a pas vraiment soutenu la devise. La paire EUR/NOK a de fortes chances de tester le seuil psychologique des 12,00.

EUR

Comme nous l’avons annoncé la semaine passée, le rebond de l’euro n’a pas duré. En cause : le retour de l’aversion au risque sur le FX à cause des événements au Proche-Orient. Ajoutons également que le risque de récession en zone euro pèse négativement sur la devise européenne.

L’USD rejoint le club des devises matières premières

Vous allez être surpris ! Le dollar américain est en train de rejoindre le club des devises matières premières en raison de la relation croissante entre le dollar et les prix du pétrole (voir le graphique). Les États-Unis sont devenus exportateurs nets de gaz naturel et d’énergie. Ils sont également devenus le plus grand exportateur mondial de gaz naturel liquéfié l’année dernière. De ce fait, tout comme les devises canadienne et norvégienne, la force des prix du pétrole améliore les termes de l’échange du pays et fournit une mesure de soutien à la devise.

Cependant, contrairement aux autres membres du club, le rôle prépondérant du dollar dans les marchés monétaires mondiaux signifie que cette force crée de grandes ondes souvent indésirables. En particulier, la relation entre le dollar et le pétrole signifie encore plus de douleur pour les importateurs d’énergie, en particulier dans les économies émergentes, car ils font face à des coûts d’importation plus élevés tandis que le dollar fort affaiblit leurs devises locales, augmentant les risques d’inflation et de stabilité financière. Et ça, ce n’est pas une bonne nouvelle. Cela peut accentuer le risque de crise des émergents.

 

Forex: Supports et résistances

Explication : Les niveaux de support et de résistance permettent d’anticiper les éventuels retournements de cours. La résistance est un niveau de prix où les vendeurs sont plus forts que les acheteurs. A l’inverse, le support est un niveau de prix où les acheteurs sont plus forts que les vendeurs. En cas de cassure d’un support ou d’une résistance, on parle de « break-out ». Cela peut générer des signaux d’achat ou de vente.
Cela signifie que le marché est acheteur et que la tendance à moyen terme sur la paire de devises est haussière. Cela signifie que le marché est vendeur et que la tendance à moyen terme sur la paire de devises est baissière.

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