En France, un peu plus d’une femme sur deux (52%) admet avoir une culture financière insuffisante contre 46% des hommes. Et une femme sur deux n’investit pas, par manque d’intérêt pour le sujet, contre 42% des hommes… Si ces différences femmes / hommes sont relativement peu marquées, elles pèsent tout de même sur leur autonomie financière, qui s’avère plus compliquée à préparer.

Rappelons que les inégalités de ressources se creusent lors du départ à la retraite avec un écart de revenus de 41% (source DREES, 2018) ; et que les séparations portent plus à conséquence pour les femmes, avec un niveau de vie qui chute en moyenne de 22%, contre 3% pour les hommes (source INSEE, 2018). Mais les résultats de cette étude ne sont pas univoques et offrent une vision plus contrastée. À titre d’exemple, 20% des femmes ont investi ou envisagent d’investir dans des crypto-monnaies contre 14% des hommes. De la même façon, elles sont plus nombreuses (35% vs 31% pour les hommes) à se dire favorables au fait d’investir de façon totalement dématérialisée, ou à bénéficier d’un partage d’expérience venant de leurs parents. L’éducation, le niveau social et bien sûr les capacités financières semblent des éléments bien plus déterminants pour guider les comportements en matière d’épargne et d’investissement que le genre.

 

Un potentiel immense, le poids de l’histoire

Mais tout d’abord, quitte à enfoncer une porte ouverte, levons toute ambiguïté éventuelle. En partant du principe logique que le fait de développer une stratégie d’investissement fait – notamment – appel aux compétences mathématiques, il n’y aucune différence femmes / hommes, dès l’enfance, bien sûr.

Insistons quelques instants, selon une étude conduite par l’université de Carnegie Mellon à Pittsburg et présentée dans la revue Science of Learning, il n’y a aucune différence de genre dans la fonction cérébrale ou la capacité en mathématiques : « les cerveaux des enfants fonctionnent de la même manière, quel que soit leur sexe. Nous pouvons donc avoir les mêmes attentes chez les enfants des deux sexes, en mathématiques. » Il n’y a aucune ambiguïté, les femmes sont tout autant capables de réussir dans les domaines des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques. Et donc, il en est de même en matière d’investissement.

 

Au niveau historique, passant de la tutelle de leur père à celle de leur conjoint, les femmes ont dû attendre 1965 pour avoir le droit de travailler librement, ouvrir un compte bancaire sans autorisation maritale et disposer de leurs propres biens1. Une liberté tardive qui, cinq décennies plus tard, semble encore peser sur certains comportements et expliquer un rapport souvent distancié à l’investissement.

 

 

Acteurs majeurs du marché de l’investissement immobilier, la plateforme Fundimmo et la société de gestion ATLAND Voisin se sont associées à travers une étude OpinionWay inédite pour mieux comprendre la relation des femmes à l’investissement.

 

Les femmes face à l’investissement : un pouvoir à prendre

 

Avoir une vision claire de son budget sur plusieurs années, de sa capacité d’épargne et d’emprunt, de ses besoins financiers à court, moyen et long terme et des placements permettant d’y répondre… Moins de 2 Françaises sur 10 se disent à l’aise avec ces sujets.

Si l’autonomie financière acquise il y a 56 ans, par la loi sur la réforme des régimes matrimoniaux, leur a permis d’investir le domaine jusque-là réservé aux hommes des finances du ménage, grâce à l’apport de leur salaire et leur participation active aux dépenses de la vie quotidienne avec un suivi des comptes courants, force est de constater qu’en matière de gestion patrimoniale, une fracture semble subsister. 35% des femmes laissent à leur conjoint le soin de gérer l’intégralité de leurs placements (contre 20% des hommes). À cet égard, et contrairement à ce que l’on pourrait croire, les jeunes femmes de 18-24 ans (53%) sont surreprésentes comme celles de 25-34 ans (47%) par rapport à leurs aînées (13% des 65 ans et plus).

 

Conscientes de leurs lacunes, comme les hommes, 74% des femmes estiment que la culture financière devrait être enseignée à l’école (contre 72% des hommes), et 66% (vs 63% des hommes) auraient aimé bénéficier d’une telle formation plus jeunes. Leurs connaissances, 49% déclarent les avoir acquises par leurs propres moyens, cette tendance étant plus marquée pour les générations des plus de 50 ans (62% des 50-64 ans et 65% des 65 ans et plus) qui, aux premières loges de l’évolution historique induite par la loi de 1965, ont dû s’habituer, malgré les résistances de l’époque, à de nouvelles pratiques.

 

À noter également, le rôle joué par les parents, vecteurs de transmission importants pour 26% des répondantes. Indicateur de la mutation de la société sur le sujet, les jeunes femmes de 18-24 ans (40%) et de 25-34 ans (36%) sont plus nombreuses à avoir bénéficié de cet accompagnement intrafamilial que les 50-64 ans (16%) ou les 65 ans et plus (12%). Ceci constitue un signal positif, celui d’un passage de témoin et d’un partage d’expérience d’une génération à l’autre. Relevons d’ailleurs que les hommes de 18-24 ans ne sont que 30% à déclarer bénéficier de cet accompagnement. Et pour parler d’épargne et d’investissement, si la famille (66%) et le conjoint (62%) sont les premiers interlocuteurs qu’elles privilégient, les amis (47%) et les collègues (28%) sont également des sources consultées, ce qui pourrait signifier que l’argent n’est plus un sujet aussi tabou en France.

 

La peur du risque et la préoccupation du lendemain : principaux freins à la réflexion patrimoniale

  Postes moins qualifiés en moyenne que leurs homologues masculins, écart de salaire entre femmes et hommes (19% en 2020 toutes catégories professionnelles confondues), précarisation de l’emploi… 52% des Françaises pensent ne pas avoir les ressources suffisantes pour placer leur épargne sur un autre support que le Livret A (contre 36% des hommes) et 73% ne se sentent pas concernées par les placements non garantis contre 60% des hommes.Alimentée par un déficit de connaissances, la croyance que l’investissement est réservé aux personnes fortunées conduit les femmes à s’autocensurer, et la peur du risque affecte également leur réflexion : 68% n’osent pas s’affranchir des placements garantis par crainte de se tromper, même si, paradoxalement, elles sont, comme évoqué plus haut, plus nombreuses que les hommes à s’intéresser aux crypto-monnaies : 20% contre 15% des hommes.
Prudentes, c’est majoritairement la constitution d’une épargne de précaution qui les motive pour se prémunir contre les aléas de la vie et s’assurer une stabilité financière à long terme, et plus particulièrement à la retraite. Loin d’être anecdotique, le désir d’accroître et faire fructifier leur patrimoine, cité par 2 femmes sur 3 (66%), n’arrive qu’en huitième position de leurs objectifs d’épargne, la catégorie « CSP+ » (76%) ainsi que la tranche de 25-34 ans (77%) y étant logiquement plus sensibles.

Considérant que les Françaises se marient en moyenne pour la première fois à l’âge de 31,6 ans, cette étape de leur vie ne semble pas neutre dans leur réflexion… Plus globalement, si 59% se déclarent satisfaites de l’offre de placements existante pour investir leur argent, 46% ne savent pas vers quel professionnel se tourner pour les aiguiller selon leur situation, avec des attentes plus fortes chez les jeunes femmes de 18-24 ans (70%), 25-34 ans (60%) et 35-49 ans (54%).

 

 

L’indépendance financière des femmes passe aussi par l’investissement.

   
Deborah Labre, directrice du développement de Fundimmo, commente : « Si le poids de l’histoire reste fortement ancré et malgré les résultats de cette étude qui montrent que certains biais persistent et pèsent sur l’autonomie financières des femmes, une part significative des femmes sont déjà des investisseuses averties. Entre ces femmes qui disposent souvent de revenus importants et celles qui ne peuvent pas du tout mettre le moindre euro de côté, existe une majorité de femmes – et d’hommes – qui considèrent aujourd’hui ne pas pouvoir investir par manque de moyens et de culture financière.
Alors que l’épargne moyenne mensuelle des Français – 276 euros par mois – permet déjà de réaliser des investissements intéressants. La bonne nouvelle c’est qu’elles sont de plus en plus à le savoir et que les moyens de se renseigner sont beaucoup plus larges.

Famille, amis, banquier, professionnels de l’investissement, presse spécialisée, autorités financières, sites d’information sérieux… les femmes assument de plus en plus d’en parler, de croiser les informations, de se forger une culture financière, et c’est de loin le meilleur moyen de préparer leur avenir (financier). »

 

Méthodologie : Étude et analyse réalisées de mai à décembre 2021 sur un échantillon de 2053 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
 1Adoption le 13 juillet 1965 de la loi sur les nouveaux régimes matrimoniaux visant à promouvoir l’égalité au sein du couple.

 

À propos d’ATLAND Voisin 

Pionnier en matière de placement immobilier collectif, avec la création d’Immo Placement dès 1968, ATLAND Voisin gère 4 SCPI en immobilier d’entreprise pour le compte de 36 000 associés et 1 OPCI professionnel ainsi que des mandats de gestion, qui représentent 2,9 Mds € d’actifs sous gestion au 31/12/2021. ATLAND Voisin est filiale de Foncière ATLAND, Société d’Investissement Immobilier Cotée.

Pour en savoir plus : www.atland-voisin.com / www.atland.fr

 

À propos de Fundimmo

Lancée en décembre 2015 et filiale de Foncière ATLAND depuis juillet 2019, FUNDIMMO est une plateforme française de crowdfunding 100% immobilier, spécialisée en immobilier d’entreprise. FUNDIMMO est une société française de financement participatif en immobilier, immatriculée en qualité de Prestataire de Services d’Investissement agréé Entreprise d’Investissement par l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR). Les promoteurs immobiliers peuvent faire appel aux particuliers pour compléter les fonds propres nécessaires au montage de leur programme, sous réserve qu’il ait été sélectionné et validé par le comité consultatif FUNDIMMO constitué de professionnels du secteur immobilier. Les particuliers investisseurs peuvent étudier les opportunités offertes, sélectionner les programmes de leur choix, puis, définir librement le montant de leur placement à partir de 1 000 euros. www.fundimmo.com

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