Le déficit du solde courant s’est accru en juillet d’après la Banque de France, notamment à cause du poids toujours élevé  de la facture énergétique. Les confinements en Chine auraient un impact neutre sur le commerce extérieur en valeur du  fait de la baisse du prix du pétrole qu’ils entraînent.  

Le commerce extérieur français a connu une dégradation en juillet, aussi bien en ce qui concerne les biens que les  services. 

🢩 En juillet, le déficit courant français s’est accru d’environ 4 milliards d’euros d’après la Banque de France, à -5,3 milliards d’euros. Le déficit croissant sur les biens est partiellement compensé par un excédent élevé sur les services,  bien que celui-ci se soit légèrement contracté en juillet. Le solde des revenus primaires et secondaires a stagné en  juillet, avec un excédent de 1,8 milliards d’euros. Cet habituel point fort de la balance des paiements n’a donc pas  permis de limiter la hausse du déficit courant. 

🢩 Les prix élevés de l’énergie plombent le déficit commercial, avec un déficit de -10 milliards d’euros concernant  l’énergie et de -2,8 milliards d’euros concernant les biens hors énergie1. L’excédent dans les services est pour sa part  plus équilibré entre les différents postes (services de transport, de voyage et de conseil en R&D). 

1 https://www.banque-france.fr/statistiques/balance-des-paiements-de-la-france-jun-2022 

Les confinements en Chine auraient, d’après Asterès, un impact neutre sur le commerce extérieur français en valeur. La  baisse des exportations serait globalement compensée par la baisse des cours du pétrole et donc l’allègement de la  facture énergétique. 

🢩 Les confinements du printemps 2022 en Chine (notamment à Shanghai) ont entraîné une perte d’exportations vers  la Chine pour la France estimée par Asterès à 1,3 milliards d’euros2sur trois mois. En postulant une nouvelle vague de  confinements similaires à l’automne 2022, il est possible d’anticiper une perte à l’exportation équivalente. 

🢩 Les confinements au printemps 2022 (notamment à Shanghai) ont entraîné une baisse de la demande de pétrole  d’environ 1,2 million de barils par jour3, soit un peu plus de 1 % de la demande mondiale, ce qui a comprimé le prix du  pétrole d’environ 24 dollars4. Au vu des importations françaises de pétrole, une baisse du prix de 24 dollars réduirait  les importations en valeur sur trois mois d’environ 1,4 milliards d’euros, soit un montant globalement équivalent à la  perte d’exportations.

Par Alerte Eco Asterès

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.