jeu. Mai 7th, 2026

Selon la première édition de l’Agicap Data Pulse, les entreprises françaises font face à des délais de paiement clients qui s’allongent progressivement, avec une volatilité croissante.

Lyon, le 6 mai 2026 – Pour cette étude, Agicap – leader européen des solutions de gestion de trésorerie et d’optimisation du BFR – a analysé de manière agrégée et anonymisée les données transactionnelles issues de sa plateforme, utilisée par plus de 8 000 entreprises, afin d’étudier les comportements de paiement en France.  Les entreprises concernées sont des PME (5 à 50 M€ de CA) et des ETI (50 à 500 M€ de CA), un segment de marché encore peu documenté. L’analyse porte sur l’ensemble des factures clients émises en 2025 et évalue l’efficacité des relances effectuées via l’outil.

Cette étude inaugure l’Agicap Data Pulse, une publication trimestrielle qui transforme les milliards de transactions agrégées sur la plateforme en indicateurs actionnables sur les tendances de trésorerie des PME et ETI européennes.

L’étude révèle trois enseignements clés que les DAF français doivent prendre en compte pour faire face aux enjeux de 2026 : 

Les directions financières françaises subissent une augmentation du délai moyen de paiement (DSO) qui atteint 65 jours en moyenne pour 2025

  • L’étude révèle une augmentation du DSO par rapport aux valeurs de 2024 et 2023, constat partagé par d’autres acteurs de place. Agicap avait également décelé cette tendance lors d’une enquête précédente (63% des DAF interrogés au premier semestre 2025 ont déclaré faire face à une hausse de leur DSO)
  • Cette hausse du DSO augmente mécaniquement le besoin en fonds de roulement (BFR) des entreprises et les rend plus vulnérables aux tensions de trésorerie et à leurs conséquences (financements d’urgence onéreux, rupture de covenants, perte de confiance de leurs fournisseurs, dégradation de la cotation Banque de France).

Le DSO subit des variations importantes durant l’année 2025, avec une forte saisonnalité

  • Le DSO atteint un pic supérieur à 70 jours en août 2025 (+8% par rapport à la moyenne) montrant la difficulté des entreprises à effectuer leur recouvrement en période estivale.
  • L’analyse montre qu’un quart des PME et ETI françaises étudiées ont des variations de DSO supérieures à 20% sur l’année 2025. Cette volatilité signale une importante saisonnalité et prouve le besoin de fiabiliser les dates prévues d’encaissement pour sécuriser le prévisionnel de trésorerie.

Quatre comportements distincts ressortent de l’analyse du poste clients des entreprises étudiées

  • Le DSO sous contrôle (26% des entreprises étudiées) : le service financier maintient le DSO inférieur à 60 jours (médiane) et les actions de relance sont efficaces. En moyenne, une seule relance par facture suffit à obtenir son règlement, témoignant d’un processus de recouvrement maîtrisé.
  • Relances insuffisantes (24% des entreprises) : le DSO est supérieur à 60 jours mais le département financier ou l’ADV (Administration des Ventes) envoie moins d’une relance par facture. Plusieurs leviers d’amélioration sont facilement exploitables, à commencer par la mise en place de plans de relance systématiques dont l’exécution peut être automatisée.
  • DSO à risque (25% des entreprises) : le service financier parvient à garder le DSO inférieur à 60 jours mais au prix de multiples actions de relance. Plus d’une relance en moyenne est envoyée pour chaque facture client émise.
  • DSO fortement dégradé (25% des entreprises) : le DSO dépasse 60 jours malgré un processus de relance systématique (au moins une relance envoyée pour chaque facture). Ce décrochage n’est pas corrélé à une surcharge d’activité, car le volume de factures n’a qu’une faible incidence, mais révèle un manque de suivi du risque client.

La gestion du poste client s’impose comme un enjeu stratégique majeur pour 2026 : la capacité des directions financières à convertir leurs créances en liquidités conditionne directement l’autofinancement de la croissance. L’allongement des délais de paiement pénalise en particulier les entreprises sans processus de relance structuré et systématique.

Mais la maîtrise du risque client va au-delà du volume de relances envoyées : elle exige d’anticiper les dérives et d’adapter les actions (appels, mises en demeure) au profil de chaque débiteur.

Les avancées en IA et la réforme de la facturation électronique accélèrent cette transformation. L’automatisation du recouvrement permet des relances personnalisées et graduelles, un suivi exhaustif des factures et une multiplication des actions de recouvrement, sans ressources supplémentaires ni dégradation de la relation client. Grâce aux Plateformes Agréées, dont Agicap fait partie, le suivi du cycle de vie des factures en temps réel offre désormais aux services financiers un niveau d’information inédit pour fiabiliser leurs prévisions d’encaissement.

Lien vers l’étude complète. Attention: lien réservé aux journalistes (ne pas diffuser svp)

À propos d’Agicap

Fondée en 2016 à Lyon, Agicap est une plateforme de gestion de trésorerie qui permet aux PME et ETI de transformer leur cash en levier de performance. En connectant les données bancaires et ERP au sein d’une interface unique, Agicap offre une visibilité en temps réel sur la liquidité et automatise l’ensemble du cycle cash : cash management, prévisionnel, paiements, gestion des risques, recouvrement client et gestion du poste fournisseur. Ses capacités d’intelligence artificielle – rapprochement bancaire, catégorisation des transactions, détection de fraude – libèrent les équipes financières des tâches manuelles et leur donnent les moyens d’un pilotage stratégique de leur trésorerie. Plateforme Agréée dans le cadre de la réforme française de la facturation électronique, Agicap accompagne aujourd’hui plus de 8 000 entreprises en France, en Allemagne, en Espagne, en  Italie, au Royaume-Uni et aux États-Unis.

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