lun. Avr 27th, 2026

Le climat des affaires est stable en octobre, Ă  101,9. Dans un futur proche, les indicateurs conjoncturels devraient ĂŞtre  moroses, mĂŞme si certaines Ă©volutions sont positives, comme la baisse du prix du gaz. 

â–  La stabilitĂ© globale du climat des affaires masque des diffĂ©rences sectorielles. L’amĂ©lioration dans l’industrie est contre balancĂ©e par une dĂ©gradation dans le commerce de gros. Les difficultĂ©s de production restent très Ă©levĂ©es et le climat  de l’emploi se dĂ©grade lĂ©gèrement. 

🢩 Depuis la mi-2021 le climat des affaires se dĂ©gradait tendanciellement. Il s’est stabilitĂ© en octobre Ă  un niveau  lĂ©gèrement supĂ©rieur Ă  sa moyenne de long terme de 100. Le rebond est notable dans l’industrie, qui passe de 101,5  en septembre Ă  103,2 ce mois-ci. A l’inverse, le climat des affaires se dĂ©grade dans le commerce de dĂ©tail et surtout  dans le commerce de gros, deux secteurs oĂą il se situe nettement en dessous de 100. 

🢩 Le climat de l’emploi se contracte très lĂ©gèrement en octobre mais, Ă  108,1, il se demeure Ă  un niveau Ă©levĂ©. Les  difficultĂ©s de recrutement sont d’ailleurs toujours fortes, avec 65 % des chefs d’entreprises qui font Ă©tat de difficultĂ©s  Ă  trouver le personnel nĂ©cessaire. Les contraintes sur l’offre pèsent toujours lourdement, 49 % des entreprises  indiquent qu’elles ne pourraient pas augmenter leur production si elles recevaient plus de commandes, ce qui  reprĂ©sente un plus haut historique. 

â–  Les indicateurs conjoncturels devraient rester mĂ©diocres dans les mois Ă  venir. Cependant, certaines Ă©volutions sont plus  positives, comme la baisse du prix du gaz ou l’amĂ©lioration de la tension sur les chaines d’approvisionnement. 

🢩 Les perspectives conjoncturelles des mois Ă  venir sont moroses. Le FMI a rĂ©cemment revu Ă  la baisse ses prĂ©visions  de croissance pour la France et l’économie mondiale. L’inflation toujours Ă©levĂ©e pĂ©nalise aussi bien le pouvoir d’achat  des consommateurs que les prix de production. Les entreprises risquent ainsi de se retrouver prises en ciseaux entre  une demande atone et des coĂ»ts de production Ă©levĂ©s. 

🢩 Certaines Ă©volutions rĂ©centes apportent cependant une pointe d’optimisme. Les prix du gaz se sont fortement  dĂ©tendus, au point d’être deux fois plus bas que leur pic de dĂ©but septembre1. Le prix du pĂ©trole est pour sa part restĂ©  stable aux alentours de 90 dollars le baril malgrĂ© les baisses de production dĂ©cidĂ©es par l’OPEP. La situation s’amĂ©liore  Ă©galement du cĂ´tĂ© des chaĂ®nes d’approvisionnement dont le degrĂ© de tension se rapproche de son niveau d’avant la  crise sanitaire d’après l’indice de la Fed de New York2

  

1 https://fr.investing.com/commodities/dutch-ttf-gas-c1-futures 

2 https://www.newyorkfed.org/research/policy/gscpi#/interactive

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