Données exclusives CapCar : +89 % de ventes et +111 % de leads acheteurs
sur les véhicules électriques d’occasion en 67 jours
Le 28 février 2026, le déclenchement du conflit en Iran a provoqué le blocage du détroit d’Ormuz, par lequel transite 20 % de la production mondiale de pétrole et une flambée immédiate des prix à la pompe : le baril de Brent est passé de 70 à plus de 126 dollars en deux mois, le gazole a franchi la barre des 2 euros le litre. CapCar, premier réseau d’agents mandataires automobiles en France avec plusieurs milliers de transactions par an, a analysé[1] l’ensemble de ses ventes et réservations entre le 1er décembre 2025 et le 5 mai 2026. Les chiffres sont sans appel: la demande en véhicules électriques et hybrides rechargeables d’occasion a doublé en moins de 70 jours.
LES CHIFFRES À RETENIR
● +89 % : Hausse du rythme de ventes de véhicules électriques d’occasion chez CapCar depuis le 28 février 2026
● +111 % : Hausse du rythme de réservations (leads acheteurs) sur l’électrique d’occasion
● +220 % : Hausse des leads acheteurs sur les hybrides rechargeables (PHEV) – le segment le plus dynamique après l’électrique pur
● 6,8 % : Part de marché de l’électrique dans les ventes CapCar après le 28 fév., contre 4,4 % avant – un bond de 56 % en deux mois
● 9,1 % : Part des véhicules rechargeables (électrique + PHEV) dans les leads acheteurs, contre 5 % avant le conflit
Les motorisations électrifiées gagnent du terrain
En comparant les 89 jours précédant le conflit (1er déc. 2025 – 27 fév. 2026) aux 67 jours suivants (28 fév. – 5 mai 2026), CapCar observe une rupture datée et mesurable, et non une simple accélération d’une tendance préexistante.
La part des véhicules électrifiés (électrique + PHEV) dans les intentions d’achat est passée de 5 % à plus de 9 % du marché CapCar en moins de trois mois, un doublement qui ne s’explique pas par l’effet saisonnier. Les voitures à moteur thermique (essence et diesel) progressent eux aussi en volume, effet saisonnier du printemps, mais leur part de marché recule. Seuls l’électrique et l’hybride rechargeable (PHEV) gagnent structurellement des parts.
L’électrique accélère, même sans contrainte réglementaire
Ces données s’inscrivent dans une tendance documentée à l’échelle nationale : selon l’Avere-France et Mobilians[2], le marché des voitures électriques d’occasion a atteint un record historique en mars 2026, avec 20 140 immatriculations, soit +43,2 % sur un an. Renault a confirmé un doublement de ses commandes de véhicules électriques d’occasion en mars seul. Fait marquant : cette accélération se produit alors même que l’Assemblée nationale a voté le 14 avril la suppression des Zones à Faibles Émissions. Ce n’est donc plus la contrainte réglementaire qui pousse les Français vers l’électrique, c’est le coût du plein.
« Ce que montrent les données, c’est que le coût du plein est désormais le premier argument de bascule vers l’électrique, devant la réglementation, devant l’image, devant les aides. Des projets d’achat qui mûrissaient lentement s’accélèrent. Ce n’est plus un marché de convaincus, c’est un marché de pragmatiques. Reste une limite majeure: le réseau de recharge n’est pas encore dimensionné pour absorber une adoption de masse. »
Louis-Gabriel de Causans, fondateur de CapCar