- 61 % des plateformes basées en France s’appuient gère encore majoritairement la réconciliation de façon manuelle
- 41 % ne découvrent les coûts liés aux frais de change qu’après le règlement
- Les frais de traitement élevés constituent le principal obstacle dans la gestion des paiements multi-parties
28 avril 2026, Paris – Alors que l’IA transforme les entreprises, 85 % des plateformes françaises gèrent encore leurs paiements de façon majoritairement ou entièrement manuelle. C’est l’un des résultats révélés par le rapport de recherche Mangopay « Les défis opérationnels des flux de paiement multi-parties ». D’après les résultats Mangopay, les plateformes d’entreprise gèrent les paiements multi-parties via des dispositifs fragmentés et la conformité réglementaire ainsi que la réconciliation manuelle s’imposent comme les principaux défis opérationnels.
L’automatisation existe, mais ne couvre pas l’ensemble du processus
Malgré des investissements continus pour optimiser et un intérêt croissant pour les outils exploitant l’IA, cette étude montre que les opérations de paiement ne sont toujours que partiellement automatisées. Pour 61 % des plateformes françaises, la réconciliation est majoritairement manuelle, les étapes clés étant gérées par des équipes internes. 24 % s’appuient même toujours que sur des processus entièrement manuels, sans aucune automatisation.
Dans le même temps, 42 % travaillent avec des via des prestataires tiers et automatisent ainsi entièrement les paiements transfrontaliers ou multi-devises. Ce qui montre que l’automatisation tend à être appliquée dans des domaines spécifiques plutôt qu’à l’ensemble du flux de travail. Il est par ailleurs intéressant de noter que les plateformes des entreprises de taille moyenne sont plus susceptibles de déclarer une automatisation complète dans ce domaine que celles qui traitent plus de 500 millions de transactions par an.
Les défis sont nombreux, mais ce sont les frais élevés représentent le plus grand préjudice
Parmi les principales difficultés liées à la gestion des paiements multi-parties, la frustration la plus souvent citée concerne les frais élevés pratiqués par les prestataires de paiement (23 %). Viennent ensuite, la difficulté à vérifier l’identité du vendeur avant d’autoriser les versements (22 %) ainsi que les exigences de conformité, notamment les contrôles KYC et AML, ainsi que les règles fiscales transfrontalières.
La visibilité sur les flux financiers est limitée
Le taux change est l’un des maillons les moins contrôlés du processus de paiement. Une grande partie des plateformes (41 %) opère avec une visibilité limitée sur les taux et coûts de change, ne découvrant le montant final converti qu’après la réalisation de la transaction.
« La complexité opérationnelle fait désormais partie intégrante de la gestion des paiements multi-parties », déclare Andy Wiggan, Directeur des Produits chez Mangopay. « À mesure que les volumes de transactions augmentent et que les entreprises se développent à l’international, gérer les flux financiers relève moins du traitement des paiements que de la coordination entre plusieurs prestataires, devises, exigences réglementaires et systèmes internes.
« La France est un marché fortement réglementé. Dans les modèles de paiement multi-parties, la conformité est intégrée directement dans la façon dont les fonds sont gérés. Les vérifications KYC, la surveillance LCB-FT, ainsi que les règles locales en matière de virement et de fiscalité s’inscrivent dans le flux de paiement. Cela influence le moment et les modalités de collecte, de conservation et de distribution des fonds. L’enjeu consiste à orchestrer les règles, les processus et les coûts qui en découlent. »
« Ce qui ressort de cette étude, c’est l’importance de la réconciliation manuelle, celle-ci reste encore très généralisée, et la faible visibilité sur les flux de fonds, notamment au moment de la conversion de devises. Ce sont des domaines qui peuvent être améliorés, mais uniquement grâce à une infrastructure de paiement conçue pour les flux multi-parties. »
Téléchargez le rapport de recherche complet « Les défis opérationnels des flux de paiement multi-parties » ici.
Méthodologie
L’étude a été réalisée par Censuswide auprès de 600 décideurs seniors en Allemagne, en France, au Royaume-Uni et aux États-Unis, dont des cadres dirigeants, des responsables des opérations, des finances, de la trésorerie et des paiements. Toutes les plateformes interrogées traitent au moins 50 millions de transactions par an, dans les secteurs du e-commerce, du voyage, des FinTech, du SaaS, des services à la demande et des crypto-monnaies. Les enquêtes de terrain ont été menées entre le 4 et le 13 mars 2026.
À propos de Mangopay
Fondée en 2013, Mangopay est l’infrastructure wallet-first pour les flux de paiement multipartites, conçue pour donner aux plateformes le contrôle, l’évolutivité et les opportunités de revenus dont elles ont besoin pour prospérer. Mangopay propose des wallets programmables qui reflètent les expériences multipartites du monde réel, permettant aux plateformes de détenir, diviser et déplacer des fonds entre acheteurs, vendeurs et partenaires, tout en débloquant de nouveaux flux de monétisation.
Mangopay propulse les plateformes avec une infrastructure en marque blanche, offrant des IBAN, du change de devises, du traitement indépendant des acquéreurs et des paiements transfrontaliers rapides, le tout sécurisé par des outils de lutte contre la fraude et de conformité pilotés par l’IA.
Avec plus de 150 milliards d’euros traités, 700 millions de wallets créés et 350 millions d’utilisateurs intégrés, Mangopay a démontré son envergure et sa fiabilité. Des plateformes leaders comme Vinted, Wallapop, Storefund et Debenhams ont utilisé Mangopay pour gérer des flux complexes, doubler leurs volumes de transactions et rationaliser leurs opérations mondiales.