L’évolution des cours du pétrole WTI dépend de l’évolution de la situation militaire au Moyen-Orient, des déclarations de Donald Trump et une zone en particulier joue un rôle important.
Après l’explosion haussière des cours du pétrole début mars liée au début de l’intervention militaire américaine en Iran, des mouvements de correction sont régulièrement intervenus depuis avec comme particularité de trouver un « support » dans une zone bien délimitée.
Cette zone s’étend de 80$ à 85$ : à chaque fois que les cours du pétrole WTI sont retombés dans cette zone de prix depuis mars, un rebond est systématiquement intervenu dans la foulée. Depuis le pic des cours touché début mars, il y a eu à cinq reprises des corrections ramenant le pétrole dans cette zone, avant que des rebonds ne se dessinent.
Cette zone entre 80$ et 85$ est doublement importante : c’est non seulement une zone « psychologique » pour les acteurs du marché pétrolier mais c’est également une zone importante d’un point de vue macroéconomique et monétaire.
Pourquoi ? Car il faut se rappeler de la réaction en chaîne qui s’est mise en place depuis mars : envolée des prix de l’énergie, qui entraîne une hausse de l’inflation, qui entraîne un redressement des taux souverains, qui lifte les anticipations de marché concernant le niveau des taux des banques centrales et enfin, qui durcit la rhétorique des banquiers centraux.
Un retour pendant plusieurs jours à semaines sous les 80$/85$ pour les cours du pétrole WTI créerait donc une réaction en chaîne inverse : détente de l’inflation, détente des taux souverains et enfin, détente du discours des banquiers centraux, aussi bien du côté de la Fed que de la BCE.
Cette zone de prix est donc très importante…
Alexandre Baradez, responsable de l’analyse marché chez IG France