Le repli sur l’Hexagone comme bouclier anti-crise
Face à ce climat incertain, les PME et ETI françaises ne restent pourtant pas inactives. Pour se protéger des chocs géopolitiques et sécuriser leurs chaînes d’approvisionnement, elles sont de plus en plus nombreuses à rapatrier la création de valeur sur le territoire national. Aujourd’hui, près de 7 entreprises sur 10 (69 %) déclarent que les crises actuelles les conduisent à relocaliser tout ou une partie de leurs activités en France. Cette dynamique de protectionnisme pragmatique est particulièrement forte chez les PME, mais reste un peu moins marquée au sein des grandes ETI de plus de 500 salariés (51 %).
Toutefois, cet ancrage territorial demeure conditionné au contexte national. Les résultats de l’élection présidentielle de 2027 pourraient ainsi influencer les choix d’implantation future : deux entreprises sur trois (66%) déclarent que ces résultats pourraient les conduire à envisager une relocalisation de leurs activités (une proportion qui atteint même 80% dans le secteur du commerce).
Une ambivalence que souligne Delphine Leroy, Directrice Générale de QBE France : « Les entreprises françaises n’aiment pas l’instabilité, même si elles font preuve de grandes capacités d’adaptation. Notre étude met en lumière un double mouvement : une forme d’attentisme qui reflète leur prudence puisque la grande échéance politique de l’an prochain pourrait bouleverser leurs projets ; et en même temps un choix fort pour sécuriser leur avenir, à travers la relocalisation de leurs activités. Autrement dit, les entreprises ont conscience des risques, elles veulent avant tout retrouver de la visibilité pour pouvoir se projeter. »
1 Étude QBE x OpinionWay réalisée auprès d’un échantillon de 301 décideurs d’entreprises privées de 50 à 4999 salariés du 29 avril au 6 mai 2026. La représentativité de l’échantillon a été assurée par un redressement sur les données de secteurs d’activité et de taille salariale.
2 9e édition du Sommet Choose France