Paris, le 7 mai 2026 : Des vols annulés sans préavis, des passagers bloqués plusieurs jours dans certains pays en raison de tensions géopolitiques, ou des voyageurs confinés à bord d’un navire de croisière suite à un épisode sanitaire… Ces situations qui font l’actualité depuis quelques semaines rappellent que voyager comporte des aléas et des risques et que s’en prémunir coûte beaucoup moins cher que de les subir. À quelques semaines des départs estivaux, NousAssurons, réseau de 200 courtiers en assurances, fait le point sur ce que couvre réellement une assurance voyage, comment elle se distingue de l’assurance d’une carte bancaire, et ce qu’elle change concrètement en cas de problème de santé ou de rapatriement à l’étranger.
Assurance voyage : ce qu’elle couvre vraiment
Une assurance voyage est un contrat multirisques qui protège le voyageur sur trois temps : avant le départ, pendant le séjour, et au retour.
Avant le départ, la garantie annulation prend en charge les pénalités facturées par le voyagiste si le départ est impossible. Les motifs couverts sont précisément listés dans les contrats : maladie grave, accident, décès d’un proche, licenciement économique, refus de visa, dommages importants au domicile. Les contrats les plus complets incluent une clause « toutes causes justifiées » — c’est-à-dire tout événement imprévu et indépendant de la volonté de l’assuré — ainsi qu’un pack épidémie couvrant par exemple un refus d’embarquement suite à une prise de température. Les indemnisations peuvent atteindre 12 000 € par personne pour un motif médical, sans franchise. Exemple : une famille a réservé une croisière en Méditerranée. Trois jours avant le départ, le médecin prescrit un arrêt pour maladie grave. Sans assurance, l’intégralité de la somme versée est perdue, soit plusieurs milliers d’euros. Avec une assurance annulation, les pénalités sont remboursées dans la limite prévue au contrat.
Pendant le séjour, l’assurance couvre l’assistance médicale et le rapatriement, les bagages perdus ou volés (jusqu’à 1500 € par personne), les retards d’avion, l’interruption de séjour et la responsabilité civile vie privée. Un vol retardé de plus de quatre heures déclenche par exemple une indemnité forfaitaire de 90 € par personne, sans justificatif de dépenses particulières.
« Une assurance voyage, c’est d’abord un filet de sécurité financier. Les gens pensent souvent qu’un problème ne leur arrivera pas. Mais quand il arrive — une chute, une hospitalisation, un vol annulé — les sommes en jeu peuvent être importantes et totalement imprévues, ce qui peut accroître encore la frustration et les sommes perdues, au-delà déjà du fait de gâcher ses vacances » explique Jérôme Robin, fondateur de NousAssurons.
Des garanties supérieures à celles de l’assurance d’une carte bancaire
On pense souvent que l’assurance des cartes bancaires « Gold » et « Premier », qui incluent des garanties voyage, peuvent suffire, mais ce n’est pas toujours le cas. Leurs plafonds sont souvent bien en dessous des besoins réels, dans certaines circonstances, et leurs conditions de déclenchement plus restrictives qu’il n’y paraît.
Concernant les plafonds de frais médicaux, une carte bancaire haut de gamme couvre généralement entre 50 000 et 150 000 € de frais médicaux à l’étranger. En apparence, cela semble suffire. Mais une nuit en réanimation à New York peut atteindre 30 000 dollars et une semaine d’hospitalisation aux États-Unis ou au Japon dépasse très vite ces plafonds. Une assurance voyage dédiée porte cette couverture jusqu’à 500 000 € pour les destinations hors Europe, soit 3 à 10 fois plus que la carte bancaire, selon la carte détenue.
Les conditions de déclenchement différent également : pour bénéficier des garanties d’une carte bancaire, le billet doit généralement avoir été réglé avec cette carte. Pour des voyages en famille élargie (cousins, cousines, famille recomposée) ou entre amis, seules les personnes mentionnées au contrat carte sont couvertes, et les conditions varient d’une banque à l’autre. L’assurance voyage dédiée, elle, couvre jusqu’à neuf personnes sur un même contrat, sans condition de mode de paiement du voyage.
Enfin, concernant les exclusions, la garantie annulation « toutes causes justifiées », la couverture épidémie et pandémie, les sports à risques ou la responsabilité civile vie privée complète à l’étranger sont rarement inclus dans les contrats cartes. L’assurance voyage vient donc utilement en complément, sans risque de double indemnisation car les deux contrats se cumulent dans la limite du préjudice réel.
« Beaucoup de voyageurs se croient couverts parce qu’ils ont une carte Gold. C’est une idée reçue tenace. La carte bancaire propose une couverture de base, souvent conditionnée au mode de paiement du billet. Il peut donc y avoir de mauvaises surprises. En outre, lors d’une hospitalisation sérieuse aux États-Unis ou un blocage prolongé à l’étranger, les plafonds sont franchis très rapidement » prévient Julien Durand, responsable IARD chez NousAssurons.
La prise en charge en cas de problème sur place : ce qu’il se passe concrètement
C’est souvent la situation la plus stressante, et celle pour laquelle l’assurance voyage fait la plus grande différence : l’arrivée d’un problème à l’étranger, notamment de santé.
En cas de problème de santé sur place, il y a un réflexe fondamental à retenir : avant toute consultation ou hospitalisation à l’étranger, il faut appeler le plateau d’assistance médicale de l’assureur, disponible 24h/24 et 7j/7. C’est lui qui organise la prise en charge, règle directement les établissements de soins dans son réseau mondial, et décide si un rapatriement médicalisé est nécessaire. Sans cet accord préalable, le frais engagés ne seront pas remboursés. Prenons un exemple d’actualité : plusieurs passagers ont développé une infection sérieuse à bord d’un navire de croisière ces dernières semaines, contraignant certains à un isolement sanitaire prolongé. Avec une assurance incluant la couverture épidémie, les frais médicaux sont pris en charge, les frais d’hébergement liés à la quarantaine également, et un soutien psychologique peut même être proposé.
En cas d’hospitalisation plus de sept jours, l’assurance peut prendre en charge le billet aller-retour d’un proche pour venir sur place, ainsi que ses frais d’hôtel jusqu’à 80 € par nuit et dix nuits maximum. Et en cas de décès à l’étranger, les frais de transport jusqu’au lieu d’inhumation sont pris en charge, ainsi que les frais de cercueil ou d’urne jusqu’à 1 500 €.
En cas de vols annulés, comme cela a été le cas pour les passagers bloqués plusieurs jours à Dubaï, si le contrat souscrit inclut la garantie « retour impossible », les frais d’hôtel peuvent être pris en charge jusqu’à 150 € par nuit sur 14 nuits maximum, et le rapatriement organisé et financé dès que des vols sont disponibles.
Pour les voyageurs qui pratiquent des activités sportives pendant leurs vacances — plongée, parapente, ski hors piste, équitation, quad — une option « sports à risques » doit être souscrite en complément. Les frais de recherche et de secours en montagne ou en mer peuvent être alors couverts jusqu’à 25 000 € par événement.
Un cout modéré au regard de la tranquillité apportée
Le coût d’une assurance voyage représente en moyenne entre 3 % et 5 % du prix total du séjour. La prime est calculée en fonction de quatre critères principaux : la destination — Europe et bassin méditerranéen ou reste du monde — la durée du séjour, le nombre d’assurés et le montant total du voyage. Les taxes d’assurance de 9 % sont incluses dans ces tarifs. Par exemple, pour un couple partant deux semaines en Europe avec un budget voyage de 2 000 €, la prime se situe généralement entre 60 et 100 €. Pour une famille de quatre personnes partant aux États-Unis avec un budget de 6 000 €, comptez entre 200 et 350 € selon les garanties choisies.
La souscription s’effectue entièrement en ligne, en quelques minutes, avec remise immédiate de l’attestation de garantie. Un conseil pratique : il vaut mieux souscrire dans les 48 heures suivant la réservation du voyage pour bénéficier immédiatement de la garantie annulation — tout événement survenu entre la date de réservation et la date de souscription est en effet contractuellement exclu.
« Une assurance voyage complète coûte moins cher qu’une nuit d’hôtel supplémentaire. C’est probablement le meilleur rapport protection-prix qui existe dans l’univers de l’assurance. Et contrairement à beaucoup d’assurances, on espère ne jamais en avoir besoin — mais quand on en a besoin, on est vraiment soulagé de l’avoir » détaille Jérome Robin.
Le conseil de NousAssurons : choisir la bonne formule !
En résumé, pour un voyage en Europe ou en Méditerranée, une formule incluant l’assistance médicale à 300 000 € et la garantie annulation toutes causes couvre l’essentiel des risques. Pour un voyage intercontinental — États-Unis, Asie, Amériques, Océanie — la couverture médicale à 500 000 € est recommandée. Pour un voyage en famille avec des enfants, il faut vérifier que le contrat couvre bien tous les membres sans limite d’âge et pour la pratique d’un sport pendant votre séjour, même en amateur, mieux vaut souscrire l’option sports à risques.
« Ce qu’on voit en ce moment avec les annulations de vols et les incidents sanitaires en croisière, c’est exactement le type de situations pour lesquelles une assurance voyage a été conçue. Le bon réflexe, c’est de souscrire l’assurance au moment de la réservation, pas la veille du départ. Et surtout, de lire ce que le contrat couvre vraiment, pas seulement le prix de la prime » conclut Jérôme Robin.
A propos de NousAssurons – Créée en 2011 par Jérôme ROBIN, NousAssurons est un réseau de courtage en assurances proposant des solutions couvrant les risques pour les professionnels, l’entreprise et les particuliers. Aujourd’hui, NousAssurons, 1ère Marketplace de l’assurance, propose à ses 200 affiliés des solutions digitalisées performantes et compétitives, et met à leur disposition des spécialistes de l’assurance. Pour en savoir plus : www.nousassurons.com
