Le SP500 enchaîne les puissants rallyes depuis 2024…mais de moins en moins d’actions au sein de l’indice participent à ces rallyes.
Lors du rallye de 2024-début 2025 au cours duquel le SP500 a régulièrement battu de nouveaux records, il y avait plus de 80% des actions du SP500 qui évoluaient au-dessus de leur moyenne de prix 100 jours.
Lors du rallye haussier qui a suivi la correction boursière liée à la mise en place des taxes douanières par Donald Trump début 2025, le pourcentage d’actions du SP500 qui évoluaient au-dessus de leur moyenne de prix 100 jours est resté conséquent (plus de 70% des actions) mais déjà un peu moins élevé que lors du rallye précédent.
Puis lorsque le SP500 a encore battu des records début 2026 avant que n’éclate la guerre en Iran, ce pourcentage d’actions du SP500 qui évoluaient au-dessus de leur moyenne de prix 100 jours était compris entre 60% et 70%, donc inférieur aux niveaux précédents.
Arrive enfin le dernier et très puissant rallye qui s’est mis en place depuis fin mars sur le SP500. Et là le constat est frappant : seulement la moitié des actions du SP500 évoluent au-dessus de leur moyenne de prix 100 jours !
Ce qui signifie que la performance haussière repose sur un plus petit nombre d’actions que lors des rallyes et des records précédents.
La divergence entre les records successifs sur le SP500 depuis 2024 et la baisse du nombre d’actions qui contribuent à ces records interpelle clairement…signe que malgré l’allure décoiffante du dernier mouvement de hausse sur le plus gros indice boursier américain, la « portance » au sein de l’indice est plutôt fragile.
Alexandre Baradez, responsable de l’analyse marché chez IG France