mer. Jan 21st, 2026

Paris, janvier 2026 – 2025 aura été l’année de la prudence pour les directions financières. Les créations nettes ont cédé le pas aux recrutements de remplacement, les process se sont allongés et la sélection s’est durcie. Pour autant, la demande ne s’est pas tarie : elle s’est déplacée vers des profils hybrides combinant rigueur comptable, maîtrise des outils digitaux/data et capacité d’analyse. En 2026, FED Finance anticipe une reprise qualitative, tirée par l’automatisation des processus, la fiabilisation du reporting et la mise en données de la performance.

2025 : un marché qui se resserre, une valeur ajoutée qui se déplace

Île‑de‑France. Dans un contexte prudent, les besoins sont restés réels sur les profils qui conjuguent finance « classique » et maîtrise des outils digitaux (data/automation/BI). En comptabilité, la demande demeure soutenue, portée par les départs à la retraite et la complexité accrue des normes. Les comptables généraux/auxiliaires, RAF et contrôleurs financiers figurent parmi les profils les plus sollicités.

Régions. Le marché s’est durci sur les profils confirmés (comptable confirmé, contrôle de gestion, RAF, consolidation), avec des créations de postes rarement au rendez‑vous.

  • Sud‑Est (Aix/Nice) : fin d’année plus soutenue malgré des tensions budgétaires chez certains clients. La trésorerie et la maîtrise des coûts ont dicté les recrutements (contrôleurs de gestion, analystes). Digitalisation/dématérialisation ont accéléré la demande en profils analytiques ; les assistants comptables sont appelés à se réduire en volume.
  • Toulouse (Occitanie) : rentrée dynamique (sept.–oct.), puis attentisme en fin d’année (process étirés, reports en 2026). L’aéronautique reste résiliente, la construction continue de souffrir. Les besoins se concentrent sur la comptabilité opérationnelle, la paie et des postes de direction comptable/DAF ; peu d’ouvertures en contrôle de gestion (forte concurrence).
  • Lille/Rouen (Hauts‑de‑France / Normandie) : le CDI demeure la norme, mais intérim et management de transition progressent dans les structures en tension. Huit clients sur dix évoquent des difficultés de contexte ; les départs ne sont pas toujours remplacés. Ajustements rémunération à la baisse vers un équilibre pré‑Covid. Les PME agiles et l’e‑commerce B2B/B2C tirent la dynamique.
  • Nantes (Pays de la Loire) : entreprises frileuses, concurrence accrue et délais de recrutement plus longs ; pourtant, les profils comptables (du fournisseur au général) restent très recherchés. En fin d’année, on observe une inflexion des exigences candidates (flex, salaire, équilibre).

Candidats. La mobilité s’est réduite chez les profils en poste (recherche de stabilité, sécurité de l’information sur le poste et le périmètre). Les candidats les plus courtisés rassemblent : production fiable, analyse (FP\&A), automation (ERP/ETL/RPA), cash/BFR et reporting.

2026 : une reprise qualitative et documentée

Décisions mieux étayées. Les recrutements s’appuieront davantage sur des cas pratiques, des tests techniques/process (R2R/P2P/O2C), des références et la démonstration d’un ROI clair (réduction des délais de clôture, fiabilisation du reporting, gains BFR).

Prime aux profils hybrides.

  • Comptabilité : industrialisation du Record‑to‑Report, fiabilisation des comptes et automatisation (e‑invoicing, intégrations, RPA).
  • FP\&A / contrôle de gestion : approche data‑driven (marge, cash, forecast), pilotage plus prédictif et outillé (BI/visualisation).
  • Trésorerie : optimisation cash management, BFR et arbitrages de financement.
  • Consolidation & reporting : standardisation des processus, délais raccourcis et gouvernance de la qualité de la donnée.

Fidélisation et montée en compétences. Les directions financières privilégieront la stabilisation des équipes et l’upskilling (ERP/BI/RPA/IA assistée), avec recours au management de transition pour sécuriser les transformations (migration d’ERP, refonte process, situations spéciales).

À retenir :

  • 2025 : prudence, remplacements > créations, sélectivité accrue ; demande réelle sur comptabilité et profils hybrides (finance + data/automation).
  • 2026 : reprise qualitative centrée sur l’impact (comptes fiables, indicateurs en temps réelcash maîtrisé), et sur des talents capables de produireanalyser et automatiser.

Karine Favreau, Directrice associée FED Finance
« En 2026, la reprise en finance se jouera sur l’impact : comptes fiables, indicateurs temps réelcash maîtrisé. Nous ciblerons des profils hybrides — comptabilité, FP&A data‑drivenautomation — capables d’industrialiser le reporting et d’accélérer la décision. »

À propos de FED Group :

Créé en 2001, FED Group est le premier groupe français indépendant en recrutement temporaire et permanent spécialisé. Fort de ses 11 cabinets de recrutement (FED Finance, FED Human, FED Legal, FED Supply, FED Africa, FED Office, FED Business, FED Construction, FED Engineering, FED Medical, FED IT), d’un cabinet de management de transition (FED Transition) et d’une société de Recruitment Process Outsourcing – RPO (FED Inside),  

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