mar. Fév 3rd, 2026

Troisième édition du baromètre de la confiance des dirigeants dans la Tech VivaTech conduit  par OpinionWay en Europe (France, Allemagne, Royaume-Uni, Espagne, Italie, Pays-Bas) et  Amérique du Nord (États-Unis) 

  • Les dirigeants expriment une confiance solide dans les nouvelles technologies avec un  score de confiance de 89/100 (vs 87/100 sur le périmètre 2025) 
  • 92% des dirigeants favorisent un futur partenaire de même nationalité au moment  d’adopter un nouvel outil technologique, 
  • 88% des dirigeants estiment que leur perception du rôle des nouvelles  technologies dans la compétitivité de leur entreprise s’est améliorée au cours des 12  derniers mois 
  • 89% des dirigeants font confiance à l’IA pour orienter des décisions de leur entreprise 39% des dirigeants ont déjà partagé des informations sur leur entreprise à un outil IA  en lequel ils n’avaient pas tout à fait confiance 
  • L’intelligence artificielle et la cybersécurité se distinguent par l’intensité des  investissements futurs : 87% prévoient respectivement d’augmenter leurs  investissements (dont 53% fortement) et 77% (dont 42% fortement) 

Paris, le 03 février 2026 – VivaTech dévoile la troisième édition de son Baromètre de la Confiance des dirigeants en la Tech, réalisé par OpinionWay*. Au programme : enjeux de souveraineté, adoption de l’IA, et investissements, les dirigeants de 7 pays témoignent de leur confiance solide dans les nouvelles technologies et partagent leurs perspectives. 

François Bitouzet, Directeur Général de VivaTech, explique : “Ce baromètre 2026 dessine une nouvelle géographie de la confiance technologique : des dirigeants américains et britanniques qui jugent indispensable la nationalité de leur fournisseur tech et une majorité des Européens qui la considère comme un « plus ». Cette divergence n’est pas anecdotique, elle révèle deux visions de la souveraineté, l’une « de fait », l’autre « contrariée ». Face à cela, on constate une véritable accélération de l’Europe sur les sujets Tech avec des investissements en IA et en cyber qui deviennent prioritaires. Mais attention à un nouveau paradoxe que nous observons : alors que 9 dirigeants sur 10 font confiance à l’IA, 4 sur 10 avouent avoir partagé des données confidentielles avec des outils dans lesquels ils n’avaient pas totalement confiance. ». 

Souveraineté technologique : une fracture atlantique se dessine 

Au moment d’adopter un nouvel outil technologique, 92% des dirigeants favoriseraient un futur partenaire partageant leur nationalité, et près de la moitié d’entre eux (47%) ferait de ce point commun un critère indispensable. 

L’aspect indispensable est particulièrement évoqué par les pays anglosaxons interrogés (57% aux États-Unis et au Royaume-Uni), tandis que la majorité des membres de l’Union considère qu’il s’agit d’un « plus » plutôt que d’une obligation, exception faite des Pays-Bas, qui place les deux notions à égalité

Par ailleurs, 63% des dirigeants se disent préoccupés par la perte de souveraineté que peuvent accompagner les progrès technologiques. 

La géographie de la confiance : des blocs se forment 

L’origine géographique des solutions tech influence très largement la confiance qui leur est accordée (86%). Près d’un dirigeant sur deux (47%) cite son propre pays comme l’une des régions à laquelle il fait le plus confiance, mais les frontières de la confiance s’étendent bien au-delà : 

  • Les États-Unis : confiants dans leur pays (51%), ils valorisent encore davantage le continent nord-américain dans son ensemble (62%). 
  • L’Europe continentale fait bloc : 43% des dirigeants européens privilégient les solutions de leur continent. En France, 63% font le plus confiance aux solutions européennes. Le Royaume-Uni, entre deux mondes : particulièrement confiant en ses propres capacités (56%), il place l’Europe à égalité (53%) – révélant sa double identité anglo saxonne et européenne. 

Pour les dirigeants, la confiance recoupe en premier lieu des enjeux de sécurité (57%). Elle est ensuite associée à des enjeux qualitatifs d’innovation (50%) aux côtés d’enjeux plus positifs de performance (49%). 

Le paradoxe de l’IA : Confiance maximale, pratiques à risque 

L’intelligence artificielle a su convaincre les dirigeants de son sérieux, puisque 89% lui font confiance pour orienter les décisions de leur entreprise, et ce quel que soit le secteur d’activité. Elle leur inspire confiance tant sur les plans technologique et décisionnel que sur la préservation de l’emploi dans les 12 prochains mois, malgré un usage parfois peu contrôlé. 

83% des dirigeants ont ainsi confiance dans une évolution durable et maîtrisée des investissements financiers dans l’intelligence artificielle. 

Seulement 17% craignent une bulle spéculative. A noter : les Français plus pessimistes que les autres pays interrogés avec 30% d’inquiets. 

L’intégration de l’IA n’a pas vocation à licencier les collaborateurs de leur firme à court terme, puisque 92% sont confiants (dont 48% très confiants) quant à leur capacité à préserver le niveau d’emploi dans les 12 prochains mois. 

4 dirigeants sur 10 ont déjà partagé des informations sur leur entreprise à un outil IA en lequel ils n’avaient pas tout à fait confiance. 

Cette proportion ne faiblit pas quel que soit le pays, la taille salariale ou le secteur d’activité. L’IA a été largement adoptée dans les entreprises mais le cadre de son usage et la sensibilisation de ses équipes prennent plus de temps : ainsi, l’IA pourrait potentiellement générer des problèmes de sécurité et de confidentialité des données

Investissements : une intensité record portée par l’IA et la cybersécurité 

En matière d’investissement dans la tech, la cybersécurité fait la course en tête, 82% des dirigeants déclarant avoir déjà investi dans le domaine. Suivent les investissements dans l’intelligence artificielle (76%), la 5G (73%), le cloud computing (72%) et, après un second décrochage, l’Internet des objets (54%). 

Le classement reste sensiblement similaire en France, avec 81% des dirigeants ayant investi dans la cybersécurité, et 71% dans la 5G, tandis que les niveaux d’investissements apparaissent plus en retrait sur l’intelligence artificielle (65%), le cloud computing (49%) et l’Internet des objets (40%). 

Parmi ces technologies, l’intelligence artificielle et la cybersécurité se distinguent aussi par l’intensité des investissements à venir : respectivement 87% annoncent augmenter leurs investissements (dont 53% fortement) et 77% (dont 42% fortement) au cours des 12 prochains mois. En France, cette dynamique est bien présente avec 82% des dirigeants qui prévoient d’augmenter leurs investissements en IA et 74% en cybersécurité. 

Deux autres technologies sont particulièrement plébiscitées par leurs investisseurs actuels : l’automatisation robotisée des processus (80%, dont 36% fortement) et le quantum computing (76%, dont 45% fortement) pour supporter les ambitions en IA.

Compétitivité : l’Europe accélère, les Anglo-saxons dominent 

87% des dirigeants considèrent que les entreprises de leur pays sont compétitives à l’échelle internationale sur les sujets Tech (et le chiffre atteint 94% au sein des Entreprises de taille Intermédiaire). Alors que les États-Unis restent les plus enthousiastes (92%, dont toujours 61% « tout à fait » soit +19 points vs 2024), les pays européens du scope connaissent une accélération marquée de la confiance, réduisant ainsi l’écart avec le leader : 

  • Avec un score de 90% au Royaume-Uni, le pays tient tête à son cousin transatlantique 81% en France (soit +12 points en 2024) et en Espagne (soit +11 points vs 2025) 75% en Italie (soit +11 points vs 2025) 
  • Seule l’Allemagne reste sur sa position, juste en dessous de la moyenne (79%) Les défis sociétaux : la tech comme solution, mais à quels enjeux ?

Les dirigeants croient en la capacité des grandes innovations technologiques comme solution aux grands défis de notre époque : 94% l’attestent, dont 50% sans une once d’hésitation. 

Diversité, inclusion et environnement restent des valeurs fortement portées par les dirigeants de l’écosystème Tech national (85%). Ils témoignent cependant d’un certain pragmatisme puisque paradoxalement la révision des priorités de certains géants de la tech début 2025 est salué par près de la moitié d’entre eux (48%) tandis qu’un quart se montre déçus. A noter : pour l’Espagne, la vision « business first » apparaît plus clairement, avec moins d’indifférents contre 60% de satisfaits 

* Méthodologie OpinionWay 

Ce baromètre a été réalisé entre novembre 2025 et décembre 2025 auprès de 1524 dirigeants représentatifs d’entreprises privées de plus de 50 salariés ou de start-ups, licornes ou scale-ups dont l’entreprise propose des solutions tech ou qui ont un intérêt pour les sujets tech. La répartition géographique de l’échantillon a été réalisée de la manière suivante : 301 répondants en France, 204 en Allemagne, 204 en Espagne, 200 en Italie, 208 au Royaume-Uni, 205 aux États-Unis et 202 aux Pays Bas. L’échantillon représentatif a été constitué selon la méthode des quotas et pondérés, au regard des critères de taille salariale du secteur d’activité et de localisation géographique. 

A propos de VivaTech 

VivaTech est un accélérateur d’innovation qui connecte entre eux les startups, les leaders technologiques, les grandes entreprises et les investisseurs répondant aux plus grands défis de notre monde. 

VivaTech organise chaque année le plus grand événement startup et Tech d’Europe. Pendant 4 jours nous rassemblons à Paris toute l’effervescence de la Tech autour des sujets les plus disruptifs de l’écosystème et d’innovations présentées en avant-première mondiale, devenant ainsi le lieu unique dans lequel se croisent business et innovation. La dixième édition de VivaTech aura lieu du 17 au 20 juin 2026. 

Plus d’informations disponibles sur https://vivatech.com/media et @VivaTech. 

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