Cette progression est nettement plus marquée que celle de l’année dernière (étude 2025), qui s’élevait à 7 % seulement (soit 2 800 milliards de dollars). Ce nouveau record signifie que les 100 premières entreprises ont maintenu une croissance soutenue sur les cinq dernières années, avec un taux de croissance annuel composé (TCAC) avoisinant les 10 %. La croissance a été principalement portée par les Etats-Unis, largement premier au classement mondial cette année encore, suivis de la Chine et de l’Arabie saoudite.
Les Etats-Unis ont encore renforcé leur position au sein du top 100 mondial, représentant 75 % de la capitalisation boursière totale, soit 2 points de plus que l’année précédente. La croissance est conséquente au sein des sociétés cotées américaines. Elle a été soutenue par de solides performances des marchés boursiers et un appétit marqué des investisseurs pour les actions, malgré une certaine volatilité. La Chine conserve sa place de deuxième contributeur au top 100 mondial, avec une croissance de la capitalisation boursière plus modeste qu’aux Etats-Unis.
« Le Top 100 mondial a atteint une capitalisation boursière record cette année, mais ce n’est qu’une partie de l’histoire. La situation mondiale n’est pas au beau fixe sur tous les aspects. L’intelligence artificielle crée autant de gagnants que de perdants et les chocs géopolitiques influent en temps réel sur le coût du risque. Quant aux investisseurs, ils se tournent vers des actifs lourds et difficilement réplicables. La tendance HALO, Heavy Assets Low Obsolescence, n’est pas un phénomène passager, elle reflète un marché qui valorise la durabilité plutôt que la disruption », indique Philippe Kubisa, Associé spécialiste des marchés de capitaux chez PwC France et Maghreb.
Performance sectorielle et tendances de marché
La technologie reste le premier secteur du top 100 mondial, avec une croissance de 34 % sur un an, atteignant 18 700 milliards de dollars. Il représente plus d’un tiers de la capitalisation boursière totale (36 %). Les entreprises de semi-conducteurs et de matériel informatique ont grandement participé aux gains du secteur, tandis que certaines entreprises dans les logiciels ont subi des pressions sur leurs valorisations au cours du premier trimestre 2026.
La croissance du secteur financier a nettement ralenti, tombant à 6 % après 39 % en 2025, dans un contexte de baisse des taux d’intérêt et d’incertitudes géopolitiques persistantes. Les services financiers demeurent toutefois l’un des secteurs les plus représentés du Global Top 100 en nombre d’entreprises.
La croissance des « Sept Magnifiques », les sept grands groupes technologiques américains, a ralenti cette année, même si ces entreprises ont continué de représenter une part importante de la capitalisation boursière totale. Les gains des investisseurs se sont progressivement répartis sur un éventail plus large d’entreprises et de secteurs.
11 entreprises dans le monde sont désormais valorisées à plus de 1 000 milliards de dollars, contre 8 l’année dernière, illustrant une concentration persistante au sommet des marchés actions mondiaux.
Un retour de la volatilité, mais des valorisations qui restent élevées
Les marchés ont traversé des phases de volatilité au cours de l’année, en particulier en mars 2026, sous l’effet de tensions géopolitiques et de fluctuations des prix des matières premières. Cependant, les marchés boursiers se sont redressés en fin de période et les valorisations sont restées proches de leurs niveaux records.
Au total, 73 des 100 premières entreprises mondiales ont enregistré une croissance de leur capitalisation boursière sur un an, parmi lesquelles 11 ont vu leur valorisation au minimum doubler.
Malgré des valorisations records cette année, les incertitudes autour du conflit au Moyen-Orient, les vents contraires sur les prix des matières premières et les questions de monétisation de l’IA pourraient, à l’avenir, amener le rythme de croissance du top 100 mondial à se modérer.