mer. Fév 25th, 2026

La victoire historique de la Première ministre pro-croissance Sanae Takaichi, qui a obtenu la plus large majorité parlementaire depuis 1945 (près de 70 % des sièges à la chambre basse), constitue un facteur de soutien supplémentaire pour le marché japonais.

Dans ce contexte de leadership politique fort et stable, Claudia Panseri, Chief Investment Officer d’UBS Wealth Management France, analyse dans son dernier « UBS France Weekly » le potentiel de poursuite de la progression des actions japonaises.

Les principaux éléments d’analyse de Claudia Panseri :

  • Un leadership politique renforcé et une capacité d’action accrue : dotée d’une supermajorité pour 4 ans, la Première ministre est en mesure de mettre en œuvre son programme expansionniste et de conduire des réformes de gouvernance d’entreprise plus ambitieuses.

  • Des catalyseurs structurels toujours à l’œuvre : la poursuite des réformes de gouvernance, susceptibles d’améliorer significativement la rentabilité des fonds propres (ROE), ainsi que la reprise du cycle manufacturier mondial, continuent de soutenir la progression des bénéfices.

  • Une dynamique bénéficiaire solide : après une hausse d’environ 40 % du TOPIX depuis 2025 et de 10 % depuis le début de l’année, UBS anticipe une accélération de la croissance des bénéfices, de 4 % en 2025 à 10 % en 2026, portée par le retour d’une « bonne » inflation et la hausse des salaires réels.

  • Des valorisations élevées mais justifiées : le PER du MSCI Japon (17,7x) se situe en haut de sa fourchette historique (12–18x). Toutefois, au regard du potentiel d’amélioration du ROE et dans un contexte de valorisations mondiales élevées, les actions japonaises demeurent attractives en comparaison internationale.

  • Recommandation maintenue Attractive et opportunités ciblées : UBS voit un potentiel de hausse supplémentaire, notamment dans les secteurs bénéficiant des politiques domestiques (défense, banques, immobilier, services informatiques) et des thématiques globales (énergie, data centers, automatisation, certains constructeurs automobiles).

  • Un risque budgétaire à surveiller : des inquiétudes persistantes sur la trajectoire budgétaire pourraient entraîner une remontée durable des taux souverains et un affaiblissement du yen, pesant sur le marché actions.

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