lun. Fév 2nd, 2026

Dans un contexte de pénurie structurelle estimée à plus de 10 000 ingénieurs par an en France, la formation des talents scientifiques est devenue un enjeu stratégique d’emploi, de réindustrialisation et de compétitivité. À l’approche des concours d’entrée dans les écoles du printemps et à l’heure des choix sur Parcoursup, l’Etudiant publie son Classement des écoles d’ingénieurs 2026, référence historique auprès des candidats et de leurs familles.

 

Cette édition – qui analyse 174 établissements, publics ou privés, post-bac ou post-prépa, tous habilités par la Commission des titres d’ingénieur (CTI) et délivrant un diplôme conférant le grade de master – confirme la stabilité des écoles de tête et la montée en puissance des établissements en région. Il met également en évidence l’alignement entre les spécialisations les plus recherchées par les étudiants et les secteurs offrant les meilleurs débouchés.

« Les écoles d’ingénieurs post-bac sont devenues la deuxième formation la plus demandée sur Parcoursup. Malgré des tensions budgétaires et une augmentation globale des frais de scolarité, ces parcours continuent donc de faire le plein, ce qui n’empêche pas la France de manquer d’ingénieurs. Avec ce classement, notre objectif est de proposer un repère fiable pour s’orienter, fondé sur une méthodologie transparente, avec tous les critères explicités en ligne. »

Clément Rocher, chef de rubrique et journaliste chez l’Etudiant

 

 

CE QU’IL FAUT EN RETENIR

 

Une hiérarchie de tête stable, reflet de l’excellence académique

Le podium reste inchangé en 2026. L’École polytechnique conserve sa place de leader, suivie de l’ENSTA et d’IMT Atlantique. Ce trio confirme la capacité de ces établissements à maintenir un haut niveau d’exigence académique, de recherche et d’insertion professionnelle sur le long terme.

 

Les écoles d’ingénieurs en région confirment leur attractivité

Les établissements implantés en région continuent de se distinguer dans le classement général. IMT Atlantique (3e) et Centrale Nantes (10e) figurent dans le top 10, tandis que Centrale Lyon (10e) et Mines Nancy (7e), confirment leur attractivité. Une dynamique qui illustre l’importance des écosystèmes territoriaux et des liens étroits avec les bassins industriels.

 

Les formations post-bac s’imposent durablement dans les choix d’orientation

Pour les parcours post-bac, l’INSA Lyon demeure la première école publique (14e), tandis que l’ESILV (Paris La Défense) conserve sa position de première école privée (22e). Une tendance en phase avec l’évolution des usages d’orientation : les écoles d’ingénieurs post-bac constituent désormais la deuxième formation la plus demandée sur Parcoursup.

 

Des spécialités en phase avec les besoins du marché de l’emploi

Le classement met en évidence une forte adéquation entre les besoins spécifiques de certaines filières industrielles et les écoles qui y préparent. Cette dynamique se traduit par la progression des écoles de chimie, comme l’ESPCI (5e) et Chimie Paris (15e), ainsi que par la performance d’ISAE-SUPAERO, (16e), première école du champ aéronautique et aérospatial, intégrée au top 20. Cette lecture est confirmée par les filtres de spécialités les plus souvent utilisés sur le classement, qui témoignent d’un intérêt marqué pour les domaines offrant les meilleurs débouchés : « aéronautique et aérospatial », « génie civil », « chimie », « génie électrique » et « informatique ».

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