Données exclusives[1] CapCar : 5,9 % des ventes sont électriques lorsque le gazole dépasse 2 euros le litre, contre 4 % lorsqu’il reste sous 1,75 euro. Et pour la première fois, un électrique d’occasion se revend plus vite qu’un thermique.
Le gazole a atteint 2,29 euros le litre en moyenne nationale la semaine du 9 septembre 2026, contre 1,63 euro un an plus tôt, soit une hausse de 41 % en douze mois. CapCar, premier réseau d’agents mandataires automobiles en France, a confronté 21 mois de ventes, de janvier 2025 à septembre 2026, aux prix du gazole relevés à la pompe. Les données font apparaître un seuil : lorsque le carburant franchit les 2 euros, la part de l’électrique d’occasion augmente fortement.
Sur les 14 mois où le gazole est resté sous 1,75 euro le litre, l’électrique a représenté 4 % des ventes CapCar. Sur les 6 mois où il a dépassé 2 euros, cette part est montée à 5,9 %, soit un poids supérieur de près de moitié. Chaque hausse de 10 centimes du litre de gazole correspond ainsi à un gain de 0,4 point de part de l’électrique dans les ventes du réseau.
LES CHIFFRES À RETENIR
● 4 % → 5,9 % : la part de l’électrique dans les ventes CapCar lorsque le gazole passe de moins de 1,75 euro à plus de 2 euros le litre.
● +0,4 point : ce que gagne l’électrique dans les ventes du réseau pour chaque hausse de 10 centimes du litre de gazole.
● La seule motorisation à progresser : sur les mêmes périodes, le diesel passe de 35,6 % à 32,9 % des ventes, l’essence de 49,7 % à 47,9 %, tandis que l’hybride reste stable autour de 8,3 %.
● 11 jours : le renversement du délai de revente en un an. Un électrique se vend désormais 3 jours plus vite qu’un thermique équivalent, alors qu’il mettait 8 jours de plus à trouver preneur un an auparavant.
● 7,6 % : la part de l’électrique dans les réservations CapCar sur les seize premiers jours de septembre, son plus haut niveau observé.
L’électrique est la seule motorisation à gagner du terrain
La hausse du prix du carburant ne produit pas le même effet sur toutes les motorisations. Sur les périodes où le gazole reste sous 1,75 euro, le diesel représente 35,6 % des ventes CapCar et l’essence 49,7 %. Lorsque le litre dépasse 2 euros, leurs parts reculent respectivement à 32,9 % et 47,9 %. L’hybride reste, lui, stable autour de 8,3 %. Seul l’électrique progresse, passant de 4 % à 5,9 % des ventes.
Le dernier frein à l’électrique d’occasion est en train de tomber
Pendant longtemps, la difficulté à revendre un véhicule électrique a constitué l’un des principaux freins à l’achat d’occasion. Les données CapCar montrent que l’écart avec le thermique s’est désormais inversé. Il y a un an, un électrique mettait en moyenne 8 jours de plus à se vendre qu’un véhicule essence ou diesel équivalent. Aujourd’hui, il trouve preneur 3 jours plus vite. En douze mois, l’écart de délai de revente s’est donc inversé de 11 jours.
Une dynamique qui résiste au recul du marché
Cette progression intervient alors même que le marché français de l’occasion se contracte. En août 2026, il a reculé de 4,8 % sur un an, à 356 008 transactions. Dans le même temps, les ventes de véhicules électriques d’occasion ont progressé de 32,1 %, à 15 930 unités, tandis que le diesel reculait de 11,4 % et l’essence de 6,6 %.
L’offre disponible augmente également. Au deuxième trimestre 2026, 72 244 voitures électriques d’occasion ont changé de propriétaire, un record et une progression de 42 % par rapport au trimestre précédent. Les véhicules mis en circulation en 2023 et 2024 commencent notamment à sortir de leurs premiers contrats de location et viennent alimenter le marché de seconde main.
Depuis le 1er septembre 2026, une aide d’environ 337 euros, financée par les certificats d’économies d’énergie, accompagne également l’achat d’une voiture électrique d’occasion auprès d’un professionnel, sans condition de ressources, sous réserve d’un état de santé de batterie d’au moins 80 % ou d’une autonomie résiduelle d’au moins 200 kilomètres.
Le marché du neuf devrait continuer à alimenter cette offre : en août 2026, 38 % des voitures particulières immatriculées étaient électriques, tandis que le parc français a franchi le cap des 2 millions de véhicules 100 % électriques.
« L’électrique d’occasion n’est plus un choix militant, c’est un calcul de fin de mois. Et les acheteurs ont changé : ils ne demandent plus le kilométrage en premier, ils demandent la santé de la batterie. Le SOH devient le premier chiffre qu’on regarde, celui qui fait le prix. »
Louis-Gabriel de Causans, fondateur de CapCar
À propos de CapCar
Fondée en 2015, CapCar révolutionne l’achat et la vente de voitures d’occasion entre particuliers. Grâce à son modèle unique d’intermédiation digitale, CapCar inspecte, sécurise et garantit chaque véhicule tout en offrant des prix 5 à 10 % plus attractifs qu’en concession. Plus de 60 000 Français ont déjà fait confiance à CapCar pour vendre ou acheter leur voiture partout en France. Plus d’infos : www.capcar.fr

