mer. Mai 27th, 2026

Alors que le marché du travail britannique semblait se stabiliser à bas régime sur les derniers mois, les données d’emploi d’avril ont marqué une rupture. Selon l’ONS, l’économie a détruit 100 000 postes sur le mois, soit la plus forte baisse enregistrée depuis le printemps 2020 .
Cette mesure recense les salariés pour lesquels un employeur déclare une rémunération au fisc britannique via le système PAYE (« Pay As You Earn »), l’équivalent du prélèvement à la source . Elle comporte de fait des angles morts, en particulier les travailleurs indépendants, mais couvre environ 85% de la population active .

Ces données sont à prendre avec précaution car le mois d’avril marque le début de l’année fiscale britannique, période durant laquelle les régularisations administratives des entreprises peuvent amener des distorsions techniques . Les chiffres définitifs pourraient ainsi faire l’objet de révisions significatives, le mois d’avril ayant d’ailleurs été systématiquement revu en hausse sur les dernières années .
Si la baisse de l’emploi est donc peut-être un peu exagérée, la tendance de fond est à la dégradation et les PMI flash de mai ont signalé un affaiblissement notable de la conjoncture britannique . Ce contexte, combiné à une bonne surprise sur l’inflation, devrait permettre à la BoE de temporiser en juin avant d’éventuellement procéder aux remontées de taux que les marchés intègrent désormais dans leurs anticipations .

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