88 % des professionnels du numérique annoncent une révolution, mais seuls 17 % jugent l’accompagnement suffisant. Un paradoxe qui nourrit la crainte de déclassement de 61 % des cadres.
Paris, 13 mai 2026. Saegus, le cabinet de conseil indépendant expert en Stratégie IA, dévoile une radiographie inédite de la fracture numérique française face à l’Intelligence Artificielle. Menée avec Odoxa, cette étude exclusive révèle un décalage critique entre l’accélération des déploiements et la préparation réelle des collaborateurs. Si 88 % des experts de la Tech annoncent une révolution du travail imminente, seuls 17 % estiment que les entreprises forment suffisamment leurs salariés. Le constat est clair : la réussite d’un projet IA dépend moins de la puissance de l’algorithme que de la capacité des organisations à résorber leur « dette d’acculturation ».
Le pragmatisme des cadres face à la mutation des métiers
Loin des débats théoriques, les collaborateurs ont déjà intégré l’impact de l’IA sur leur quotidien professionnel. Ce sont d’ailleurs les fonctions d’encadrement qui se montrent les plus lucides : 61 % des cadres anticipent une transformation profonde de leurs missions.
Cette analyse est corroborée par un constat plus large : 77 % des Français pensent que l’IA détruira plus d’emplois qu’elle n’en créera. Et c’est le chiffre qui doit nous arrêter : 70 % des professionnels du numérique partagent ce diagnostic. L’écart attendu entre le grand public et les experts n’existe pas. Ceux qui construisent l’IA au quotidien ne sont pas plus rassurants que ceux qui la subissent.
Ce signal est à prendre en considération. Le solde entre les tâches déléguées à l’IA et les nouvelles opportunités de création d’emplois sera, dans un premier temps, défavorable.
Cette lecture froide de la situation témoigne d’une prise de conscience globale : l’IA n’est pas une simple couche technologique supplémentaire, mais un changement de paradigme pour les « cols blancs ».
L’impasse de la formation : un risque pour le ROI
Le véritable point de rupture identifié par l’étude Saegus/Odoxa se situe dans l’accompagnement humain. Le contraste est saisissant : alors que la quasi-totalité des professionnels du numérique (88 %) s’accorde sur le caractère révolutionnaire de cette technologie, ils ne sont qu’une infime minorité (17 %) à valider les stratégies de formation actuelles.
Ce déficit de transmission est aujourd’hui le premier frein à la productivité. Sans une montée en compétences structurée, les investissements technologiques massifs de ces
derniers mois risquent de rester sous-exploités, faute d’usages métiers réellement transformés.
Synchroniser les organisations sur le tempo de l’IA
Le cycle d’innovation de l’IA générative impose une temporalité inédite. Là où les révolutions industrielles précédentes s’étalaient sur plusieurs décennies, la fenêtre d’adaptation actuelle s’est compressée à 24 ou 36 mois. Cette accélération crée une asymétrie de tempo que les organisations peinent à suivre : 66 % des experts de la Tech jugent aujourd’hui que les entreprises françaises ne s’adaptent pas assez vite. Ce constat d’une inertie organisationnelle est partagé par 57 % des salariés.
Pour rester compétitives, les entreprises doivent sortir de la logique du simple « test » pour engager une réinvention systémique de leurs processus car l’automatisation seule ne crée pas de véritable transformation. L’enjeu dépasse désormais la direction technique pour devenir une priorité de souveraineté et d’efficacité opérationnelle.
« On ne peut plus se contenter d’empiler des licences logicielles. La question n’est pas de réduire les effectifs, mais d’utiliser l’IA comme une libératrice de capacité humaine pour adresser des besoins jusque-là inaccessibles. Sans un investissement massif dans l’acculturation, nous passerons à côté de la véritable promesse de croissance de cette révolution. » conclut Marc Trilling, Président et co-fondateur de Saegus.
| Méthodologie
● L’étude Saegus/Odoxa a été conduite en avril 2026 auprès de deux populations distinctes. Un premier volet grand public a interrogé 1 005 Français représentatifs de la population âgée de 18 ans et plus (quotas appliqués sur le sexe, l’âge, le niveau de diplôme et la profession, après stratification par région et catégorie d’agglomération), par internet les 22 et 23 avril 2026. ● Un second volet expert a réuni 101 professionnels des technologies, du numérique et de l’innovation, interrogés par internet du 23 au 27 avril 2026. |
| Pour obtenir l’étude dans son intégralité et bénéficier d’une analyse approfondie pour chaque partie avec Marc Trilling, contactez : janyce@lanouvelle-agence.com.
L’équipe Saegus peut également détailler les enseignements illustrés de cas concrets, et d’actions adaptées pour chaque contexte d’entreprise. |
À PROPOS
Fondé en 2014, Saegus est un cabinet de conseil qui accompagne les entreprises dans leur transition vers un modèle intégrant l’intelligence artificielle. Saegus bouscule les codes du marché du conseil grâce à son savoir-faire dans l’adoption des nouveaux usages, associé à son expertise historique des outils collaboratifs, de la data et de l’IA. Distingué comme l’un des Champions de la Croissance 2024 par Les Échos, Saegus est choisi par des grands groupes du CAC 40/SBF 120 (Safran, LVMH, L’Oréal, BNP Paribas, Saint-Gobain, TotalEnergies…) pour les aider à repenser leurs projets par expérimentations successives. Le cabinet doit sa singularité à des déclinaisons opérationnelles et innovantes en matière d’usages digitaux. C’est d’ailleurs de ce principe qu’est né le nom de Saegus, anagramme du terme “usages”.
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