Les Français sont-ils prêts à investir comme des pros grâce au copy investissement ?
C’est la question que Goliaths.io a posé à 4 311 Français afin de mesurer le grand écart entre compréhension et passage à l’action. Verdict : si 82% peinent encore à décrypter les nuances, 73% sont prêts à passer à l’action lorsqu’on leur explique simplement. Mais l’adhésion n’est pas aveugle : le public exige de la transparence sur les performances, les risques et les frais — autant de signaux forts d’un investissement qui quitte le jargon d’un monde opaque pour entrer dans des usages clairs, jusqu’à devenir une bonne résolution 2026 pour 55% des Français.
Des Français encore dans le flou
La vulgarisation financière a encore de beaux jours devant elle. En effet, le jargon du monde de l’investissement boursier reste encore très flou pour la grande majorité. Ainsi, sans les blâmer, 82% des Français ne savent pas vraiment faire la différence entre le « Copy trading » et le « Copy investissement » — et 16% ne connaissent même aucun des deux termes.
| Connaissez-vous la différence entre le copy trading et le copy investissement ? | |
| Réponses | Pourcentages |
| Oui, tout à fait | 7 % |
| Oui, à peu près | 11 % |
| Non, pas vraiment | 39 % |
| Non, pas du tout | 27 % |
| Je ne connais aucun des deux termes | 16 % |
« Le copy trading consiste à reproduire automatiquement les ordres de trading (achat/vente) d’un trader sur des instruments souvent à court terme, tandis que le copy investissement consiste à répliquer une stratégie d’investissement (allocation et rééquilibrages) généralement plus long terme, davantage orientée objectifs et diversification.
En d’autres termes plus simples, avec le Copy trading, vous copiez des trades (souvent court terme), parfois avec un rythme élevé, plutôt orienté “trading” (exécution fréquente, volatilité plus forte). Avec le « Copy investissement », vous copiez une stratégie d’investissement (souvent plus long terme), structurée avec des règles (allocation, diversification, gestion du risque, limite de perte), pensée pour un portefeuille et pas pour des coups. »
— Clark Hassan, cofondateur de Goliaths.io
Copy investissement : l’idée séduit, avant même d’être connue
Malgré cette méconnaissance, l’envie est spectaculaire : 73% des Français se disent intéressés (31% très, 42% plutôt) par le fait de suivre la stratégie d’un investisseur expérimenté. Seuls 18% rejettent l’idée. Cette promesse d’un cadre clair et d’un pilotage guidé parle clairement au grand public.
| Seriez-vous intéressé(e) pour investir en suivant la stratégie d’un investisseur expérimenté, avec des règles claires, ce que l’on appelle le « copy investissement » ? | |
| Réponses | Pourcentages |
| Oui, très intéressé(e) | 31 % |
| Plutôt intéressé(e) | 42 % |
| Plutôt pas intéressé(e) | 12 % |
| Pas du tout intéressé(e) | 6 % |
| Je ne sais pas | 9 % |
Mais pas à n’importe quel prix !
Avec un ticket d’entrée à 500 € minimum, le marché est divisé. 49 % seraient prêts à tester le « Copy Investissement » contre 39 % de réfractaires et 12 % de dubitatifs.
Parmi les testeurs, 12% embarquent sans discuter et 37 % seulement si le ticket est revu à la baisse.
| Avec un ticket d’entrée de 500 € minimum, seriez-vous prêt(e) à tester ce service ? | |
| Réponses | Pourcentages |
| Oui | 12 % |
| Oui, mais seulement si le ticket est plus bas | 37 % |
| Non, trop élevé | 39 % |
| Je ne sais pas | 12 % |
La confiance se gagne au scalpel : transparence, contrôle, frais
Ce qui peut rassurer le plus les Français pour passer le cap, c’est la transparence totale sur les performances et le risque pour 36% de votants. Puis viennent le contrôle du risque (21%) et les frais clairs (16%). La dimension sociale est marginale (4%) : le public ne veut pas des likes, il veut des preuves.
| Quel élément vous rassurerait le plus pour vous lancer ? | |
| Réponses | Pourcentages |
| Transparence totale sur les performances et le risque | 36 % |
| Explication simple de la stratégie (pédagogie) | 14 % |
| Historique détaillé des décisions (achats/ventes) | 9 % |
| Frais clairs et limités | 16 % |
| Possibilité de “pause/stop” et contrôle du risque | 21 % |
| Avis/notation de la communauté (dimension sociale) | 4 % |
Investir, oui… mais souvent en solo
Le cliché de l’épargnant ultra-accompagné vole en éclats : 61% des personnes interrogées préfèrent investir seules (31% occasionnellement, 30% régulièrement).
14% n’investissent pas encore, ce qui constitue un important réservoir de primo-investisseurs. Les Français ayant besoin d’accompagnement (banque/conseiller) représentent 22%.
| Aujourd’hui, comment gérez-vous vos investissements ? | |
| Réponses | Pourcentages |
| Je n’investis pas encore | 14 % |
| J’investis seul(e), plutôt occasionnellement | 31 % |
| J’investis seul(e), régulièrement | 30 % |
| Je me fais accompagner (banque, conseiller, etc.) | 22 % |
| Autre / je préfère ne pas répondre | 3 % |
Risque + complexité = duo toxique
Il existe encore de nombreux freins et murs psychologiques. En effet, 75% des Français citent la peur de perdre de l’argent comme premier rempart à l’investissement, et 71% trouvent les pratiques trop complexes. Plus d’un sur deux (52%) ne sait même pas par où commencer. Ce n’est donc pas un problème d’envie mais de confiance et de lisibilité. La solution gagnante sera bien celle qui rend l’investissement compréhensible et maîtrisable.
| Qu’est-ce qui vous freine le plus pour investir davantage ? | |
| Réponses | Pourcentages |
| Peur de perdre de l’argent | 75 % |
| Je ne sais pas par où commencer | 52 % |
| Manque de temps | 33 % |
| Trop complexe / trop technique | 71 % |
| Manque de confiance dans les “experts” | 19 % |
| Frais trop élevés | 18 % |
| Autre | 7 % |
Les Français n’investissent pas pour devenir riches
Contrairement aux idées reçues, les motivations financières sont étonnamment adultes et cartésiennes.
Ainsi, 28% des Français souhaitent constituer un patrimoine et 29 % gagner en sérénité et faire face aux imprévus. Ils sont devant la protection du pouvoir d’achat à 26%.
Seulement 9 % ont pour objectif de devenir riches. Le message est clair : les Français ne sont pas dans le fantasme, mais dans une stratégie de vie.
| Parmi ces objectifs, lequel vous motive le plus financièrement ? | |
| Réponses | Pourcentages |
| Être plus serein(e) / faire face aux imprévus | 29 % |
| Protéger mon pouvoir d’achat | 26 % |
| Me constituer un patrimoine | 28 % |
| Devenir riche / atteindre l’indépendance financière | 9 % |
| Je n’ai pas d’objectif précis | 8 % |
2026 : l’investissement devient une bonne résolution
Pour bien commencer cette nouvelle année, 55% des Français comptent investir. Dans le détail, 24% certainement et 31% probablement. Les réfractaires totalisent 35%, et seulement 9% hésitent encore. Cette tendance est un marqueur fort de l’époque : l’investissement sort du cercle des initiés et entre dans la culture des résolutions. Le sujet n’est plus « faut-il investir ? » mais « comment bien le faire sans avoir peur ? ».
| Investir fait-il partie de vos bonnes résolutions pour 2026 ? | |
| Réponses | Pourcentages |
| Oui, certainement | 24 % |
| Oui, probablement | 31 % |
| Non, probablement pas | 21 % |
| Non, certainement pas | 14 % |
| Je ne sais pas encore | 9 % |
| Je préfère ne pas répondre | 1 % |
*Méthodologie : Enquête réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 4 311 personnes résidant en France, âgées de 18 ans et plus dont 100 personnes utilisatrices de la plateforme Goliaths.io. Sondage effectué en ligne entre le 17 décembre 2025 et le 7 janvier 2026 à partir du panel de répondants BuzzPress (base panel de 27 700 personnes en France sondées électroniquement par e-mail et sur les réseaux sociaux Facebook et LinkedIn). Réponses compilées et pondérées en fonction de quotas préétablis visant à assurer la représentativité de l’échantillon et afin d’obtenir une représentativité de la population visée. Toutes les pondérations s’appuient sur des données administratives et sur les données collectées par l’INSEE.