79 % des Français craignent de contracter un cancer
Seulement 38 % essaient d’anticiper les maladies chroniques en changeant leur comportement
70 % des Français sont prêts à changer leurs habitudes mais trouvent une excuse pour ne pas le faire
86 % aimeraient avoir accès à un service d’accompagnement pour les aider
Uniquement 23 % des Français savent identifier avec assurance les sources fiables d’information sur la santé
Paris, le 31 mars 2025
Anticyp, l’assistant personnel de santé pour anticiper ses problèmes de santé, dévoile les résultats d’une enquête nationale sur les comportements des Français face aux maladies chroniques graves. Un sondage mené auprès de 5 101 personnes qui montre un désarroi et une profonde solitude face à la gestion des problèmes de santé.
Lien officiel : https://assistant.anticyp.com/app
“Le climat d’incertitudes de nos sociétés, la menace pandémique, le développement massif des maladies non transmissibles, la difficulté d’accès aux soins, les difficultés économiques de nos systèmes de soins, la nécessité d’être performant sont autant de raisons nous conduisent à devenir acteur de sa santé et à se protéger contre la survenues des maladies chroniques. Mais il existe également une problématique bien ancrée dans notre société : le problème de la différenciation. La plupart des gens savent que la prévention est obligatoire et efficace mais comment trouver un programme personnalisé répondant aux besoins de chacun, comme trouver l’information fiable ? C’est l’un des points que nous avons relevé grâce à cette enquête mais notre étude met également en évidence une méconnaissance généralisée des moyens d’anticiper pour faire face à ces pathologies.
Face à cette situation, la nécessité d’une approche holistique de la gestion de sa santé, que l’on soit malade ou pas, d’un accompagnement structuré vraiment personnalisé, interactif et accessible à tout le monde est notre mission. Notre objectif est de donner les moyens d’une meilleure anticipation pour se protéger des maladies chroniques et vivre plus longtemps et en bonne santé », a déclaré Marc Salomon, Cardiologue, Interne des Hôpitaux de Marseille, spécialiste en maladies cardio-vasculaires et en médecine préventive et cofondateur d’Anticyp.
1 français sur 2 n’a pas conscience des risques des maladies chronique grave
Parmi toutes les maladies chroniques graves, certaines font plus peur aux Français que d’autres. Plus de 26 % craignent énormément ces maladies et 33 % moyennement, soit plus de 58 % des Français qui vivent dans l’angoisse de tomber malade.
Dans le détail, les maladies les plus redoutées sont les cancers, avec 79 % de représentativité qui suscitent beaucoup de peur à 55 % et moyennement à 24 %.
En deuxième position avec plus de 62 % arrivent les maladies cardiovasculaires et respiratoires dont une partie très importante des répondants (37 %) reste modérée.
Les maladies respiratoires chroniques angoissent également beaucoup 21 % des Français et moyennement 37 %.
Elles sont juste devant les maladies neurologiques et neurodégénératives avec 57 %, puis le diabète de type 2 avec 56 %.
En revanche, les troubles musculo-squelettiques et les pathologies liées à la santé mentale sont les moins anxiogènes, avec respectivement 55 % et 48 % des répondants qui affirment ne pas en avoir peur du tout.
Craignez-vous de contracter une maladie chronique grave ? | |||
Réponses | Oui beaucoup | Oui moyennement | Non pas du tout |
Maladies cardiovasculaires (dont l’hypertension artérielle, accident vasculaire cérébral (AVC), etc.) | 25 % | 37 % | 38 % |
Cancers | 55 % | 24 % | 21 % |
Diabète de type 2 | 20 % | 36 % | 44 % |
Maladies respiratoires chroniques (dont Asthme, Bronchopneumopathie, etc.) | 21 % | 37 % | 42 % |
Maladies neurologiques et neurodégénératives (dont Alzheimer, etc.) | 28 % | 29 % | 43 % |
Troubles musculo-squelettiques | 13 % | 32 % | 55 % |
Pathologies liées à la santé mentale | 19 % | 33 % | 48 % |
Moyennes | 26 % | 33 % | 42 % |
Une anticipation des Français très aléatoire et médiocre
Tous les comportements préventifs varient énormément en fonction de la perception du risque et des habitudes de vie. De ce fait, les Français ont des approches très contrastées face à l’anticipation des maladies chroniques graves.
Ainsi, les comportements jugés plus accessibles, comme ne pas fumer (68 %) et éviter les environnements pollués (57 %), sont largement adoptés pour anticiper ces maladies.
En revanche, certaines pratiques simples comme la gestion du stress et l’amélioration de la qualité du sommeil sont totalement délaissées par respectivement 61 % et 44 % des Français.
La limitation de la consommation d’alcool est moyennement suivie par plus d’un Français sur deux (51 %) tout comme la propension à s’informer le plus possible sur les questions de santé (45 %).
Que faites-vous pour anticiper ou prévenir ces maladies ? | |||
Réponses | Oui | Moyennement | Non |
J’ai une alimentation parfaitement équilibrée et saine | 22 % | 42 % | 36 % |
Je pratique une activité physique régulière | 31 % | 37 % | 32 % |
Je ne fume pas | 68 % | 11 % | 21 % |
Je limite ma consommation d’alcool | 17 % | 51 % | 32 % |
J’améliore ma qualité de sommeil | 29 % | 27 % | 44 % |
Je gère mon stress | 21 % | 18 % | 61 % |
J’effectue un suivi médical régulier | 44 % | 33 % | 23 % |
Je maintiens mon poids de santé | 51 % | 30 % | 19 % |
J’évite les environnements pollués et toxiques | 57 % | 36 % | 7 % |
Je m’informe le plus possible sur les questions de santé | 42 % | 45 % | 13 % |
Moyennes | 38 % | 33 % | 29 % |
99,6 % des Français dans l’ignorance
A la question « Pour ces maladies chroniques, quel est selon vous le pourcentage de risques évitables de les développer ? », seulement 0,4 % des Français sont capables de donner la bonne réponse : 80 % !
En effet, 80%* des pathologies peuvent être évitées ou diminuées car elles sont liées à de mauvaises habitudes et à des comportements bien déterminés (*sources OMS et Institut Raphaël).
“Près de 40 % des cancers et 40% des facteurs de risque de la maladie d’Alzheimer pourraient être évités en modifiant nos habitudes du quotidien. Mais modifier un comportement est complexe et demande un accompagnement personnalisé, interactif et sur le long cours. Nous pensons que comprendre est essentiel pour anticiper et pouvoir faire évoluer ses comportements : qu’est ce qu’une nutrition équilibrée, comprendre les risques de la sédentarité, comment fonctionne le sommeil, savoir ce qu’est le stress, etc.”, a commenté Marc Salomon, Cardiologue, Interne des Hôpitaux de Marseille, spécialiste en maladies cardio-vasculaires et en médecine préventive et cofondateur d’Anticyp
Pour ces maladies chroniques, quel est selon vous le pourcentage de risques évitables de les développer ? | ||
Réponses | Pourcentages | |
0 % | 32 % | |
Entre 10 et 30 % | 14 % | |
Entre 40 et 50 % | 12 % | |
Entre 60 % et 70 % | 9 % | |
80 % | 0,4 % | |
Entre 90 et 100 % | 1,6 % | |
Je ne sais pas | 31 % | |
Prêts à changer, mais…
Plus de 78 % des personnes interrogées sont toutes disposées à modifier leurs comportements pour être en meilleure santé. Le problème est que 29 % estiment ne pas en avoir les moyens financiers et matériels pour y parvenir. 17 % avouent que c’est le temps qui leur manque et 15 % la motivation. Enfin, 9 % pensent ne pas avoir suffisamment de notions et de connaissances en matière d’anticipation.
Seriez-vous prêt(e) à changer vos habitudes de vie pour vous protéger ? | ||
Réponses | Pourcentages | |
Oui absolument | 8 % | |
Oui mais je n’ai pas le temps | 17 % | |
Oui mais je n’ai pas la motivation | 15 % | |
Oui mais je n’ai pas les notions nécessaires | 9 % | |
Oui mais je n’en ai pas les moyens matériels et financiers | 29 % | |
Non pas du tout | 22 % | |
Pour les aider à changer leurs mauvaises habitudes et ainsi bien anticiper les problèmes de santé, près de 86 % des Français aimeraient avoir accès à un service d’accompagnement. Mais une fois encore, certains freins sont évoqués : 37 % pensent que cela doit coûter cher, 24 % que cela doit prendre trop de temps, 18 % que cela nécessite trop de motivation et 1 % un savoir qu’ils n’ont pas.
Aimeriez-vous avoir accès à un service qui vous apprend comment être en bonne santé et vous incite à anticiper les problèmes ? | ||
Réponses | Pourcentages | |
Oui absolument | 6 % | |
Oui mais je n’ai pas le temps | 24 % | |
Oui mais je n’ai pas la motivation | 18 % | |
Oui mais je n’ai pas les notions nécessaires | 1 % | |
Oui mais je n’en ai pas les moyens matériels et financiers | 37 % | |
Non pas du tout | 14 % | |
Des Français noyés dans un océan d’informations
Les Français semblent baigner dans une grande confusion face à l’abondance d’informations sur la santé.
En effet, près de la moitié des répondants (48 %) déclarent se sentir totalement perdus face à la multiplicité des sources (réseaux sociaux, presse, émissions TV, etc.), mettant en lumière une surcharge d’information et un manque de repères clairs.
Une autre proportion significative (29 %) reconnaît également avoir des difficultés à distinguer le vrai du faux parmi toutes les informations accessibles.
Enfin, seulement 23 % des Français déclarent savoir identifier avec assurance les sources fiables.
« Les Français qui savent s’informer de manière éclairée sur leur santé ou qui pensent l’être sont indubitablement minoritaires. Cette enquête révèle un besoin urgent et profond de simplification et d’accompagnement dans l’accès à une information de santé fiable et compréhensible par tous », a conclu Sophie Dussillol, cofondatrice d’Anticyp.
Pensez-vous avoir les moyens de vous informer facilement sur votre santé et vos risques d’être malade ? | ||
Réponses | Pourcentages | |
Je suis totalement perdu(e) avec tout ce que l’on peut trouver (réseaux sociaux, presse, émissions TV, etc.) | 48 % | |
J’arrive moyennement à distinguer les bonnes informations des fausses | 29 % | |
Je sais parfaitement bien cerner les sources fiables | 23 % | |
« La plupart des Français surveillent les voyants de leur voiture, mais ignorent ceux de leur propre corps. Pourtant, comme un ordinateur de bord centralise les alertes pour éviter la panne, il est urgent d’avoir le même système pour la santé : un outil fiable pour détecter les signaux faibles, guider les bons choix et prévenir plutôt que subir. Un outil simple qui les connaît, qui dispose d’informations médicales fiables et vérifiées et qui les motive à changer durablement leurs comportements. C’est dans l’optique de permettre à chacun de pouvoir anticiper ses problèmes de santé que nous avons conçu Anticyp, un outil ludique à l’image de Duolingo pour les langues et qui permet de démocratiser ce qu’une minorité sait sur le fonctionnement de notre organisme. La maîtrise de l’incertitude et de la peur est possible par l’éducation. C’est un enjeu sanitaire essentiel et également économique. Mettre en place les principe de base d’une bonne hygiène de vie permettrait de faire 16 milliards d’euros d’économie (Source Cabinet Astérès) et d’allonger l’espérance de vie en bonne santé des français de plusieurs années », a conclu Alexis Dussillol, cofondateur d’Anticyp.
*Méthodologie : Enquête réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 5 101 personnes résidant en France, âgées de 18 ans et plus. Sondage effectué en ligne du 14 au 21 mars 2025 à partir du panel de répondants BuzzPress (27 500 personnes en France sondées électroniquement par email et sur les réseaux sociaux Facebook et LinkedIn). Réponses compilées et pondérées en fonction de quotas préétablis visant à assurer la représentativité de l’échantillon et afin d’obtenir une représentativité de la population visée. Toutes les pondérations s’appuient sur des données administratives et sur les données collectées par l’INSEE.