mar. Fév 17th, 2026

Etude Interencheres x YouGov 2026

Les bijoux occupent une place à part parmi les biens de consommation. Portés à même le corps, offerts lors d’événements marquants, transmis entre générations, ils sont dotés d’une symbolique forte, intime et patrimoniale. Pourtant, leur achat en seconde main gagne du terrain : 22 millions de Français ont déjà sauté le pas ou prévoient de le faire.

L’étude menée par Interencheres en partenariat avec YouGov révèle un changement profond du regard des Français sur le bijou d’occasion, porté en grande partie par les jeunes générations.

 

Consultez l’étude complète ici

 

« Notre nouvelle étude met en lumière une tendance de fond que nous observons depuis plusieurs années sur Interencheres : les ventes aux enchères de bijoux de seconde main connaissent un succès grandissant. Le produit d’adjudications en ligne de ces ventes a atteint 41 millions d’euros en 2025 sur Interencheres, en hausse de +20%. Avec des adjudications moyennes de l’ordre de 500 euros, ces ventes sont une porte d’entrée privilégiée pour les néophytes : 31% des adjudicataires de bijoux étaient l’an dernier des nouveaux utilisateurs de la plateforme. Cet intérêt devrait prendre encore davantage d’ampleur avec l’arrivée d’une nouvelle génération férue de seconde main. »

Frédéric Lapeyre, Président du Directoire d’Interencheres

 

Les chiffres clés de l’étude

  • 22M de Français ont déjà acheté ou prévoient d’acheter un bijou de seconde main, soit 4 Français sur 10.
  • 8 sur 10 Français âgés de 18-24 ans sont intéressés par les bijoux de seconde main. 50% des 18-24 ans sont prêts à offrir un bijou de seconde main à leur partenaire.
  • +20% d’adjudications en ligne sur Interencheres pour les ventes de bijoux en 2025.
  • 47% s’intéressent aux bijoux de seconde main pour des raisons économiques.

 

L’achat d’un bijou de seconde main, une tendance marquée chez les jeunes

Aujourd’hui, 4 Français sur 10, soit 22 millions de Français, ont déjà acheté ou prévoient d’acheter un bijou de seconde main. Ce chiffre élevé reste néanmoins inférieur à l’intérêt porté à la seconde main dans son ensemble, qui séduit 8 Français sur 10.

La dynamique est largement portée par les jeunes générations dont le rapport décomplexé à l’occasion favorise l’extension des usages. En effet, 8 Français sur 10 âgés de 18-24 ans ont déjà acheté un bijou d’occasion ou prévoient de le faire.

Au contraire, 70% des Français âgés de plus de 55 ans sont réticents à l’idée d’acquérir un bijou d’occasion, alors qu’ils sont 76% à avoir déjà acheté ou envisagé d’acheter un objet d’occasion.

Cet écart met en évidence le statut particulier du bijou dont l’achat en seconde main demeure pour une part de la population plus difficile à envisager que d’autres catégories de biens usuels.

 

Des motivations d’abord financières

Acquérir un bijou de seconde main constitue pour près d’un répondant sur 2 avant tout l’opportunité de réduire les coûts (47%) : 27% citent le prix comme principal argument et 20% la possibilité d’accéder à des marques ou à des pièces de luxe à un niveau de prix plus accessible.

Dans un contexte de tension sur le pouvoir d’achat, le bijou de seconde main apparaît ainsi comme le compromis idéal pour concilier le plaisir à l’exigence budgétaire.

Au-delà de l’argument économique d’autres motivations émergent. Certains acheteurs font part de leur volonté de se démarquer en possédant un bijou vintage et original loin des objets standardisés (14%). D’autres évoquent une démarche éco-responsable (10%), l’attrait pour un bijou ayant déjà une histoire, un vécu (10%) et la volonté de posséder quelque chose de rare (10%). La dimension investissement, quant à elle, est particulièrement présente chez les 35-44 ans qui la placent en troisième position parmi leurs motivations.

« Les enchères permettent d’accéder à des modèles iconiques de la haute joaillerie à des prix très compétitifs. Prenez l’exemple de la bague Cartier Trinity adjugée 1095 euros à Toulouse l’an dernier alors que ce modèle s’échange à plus de 2000 euros en boutique ! Les bijoux anciens et vintage sont en outre des placements intéressants. Ce marché a la particularité d’être relativement stable, avec une tendance haussière durable depuis une dizaine d’années, au même titre que le cours de l’or. Les effets de mode, qui en ce moment par exemple placent l’Art déco devant l’Art nouveau, n’ont qu’un impact à court terme sur les prix. » Diane Zorzi, Responsable éditoriale d’Interencheres.

 

Offrir ou recevoir un bijou de seconde main, des avis partagés

Les cadeaux de seconde main sont désormais plébiscités par près de deux tiers des Français (65%), une pratique couramment admise chez les 18-24 ans qui sont 82% à déclarer être prêts à offrir un objet d’occasion à leurs proches.

Des réticences persistent néanmoins en matière de bijoux de seconde main. Deux tiers des répondants achèteraient avant tout pour eux-mêmes (65%), loin devant le ou la partenaire (39%), traduisant la prudence qui entoure encore cette catégorie d’objets.

Les comportements diffèrent sensiblement selon les générations et le genre. Un Français sur deux âgé de 18-24 ans déclare être prêt à offrir un bijou de seconde main à son partenaire. De même, les femmes privilégient davantage l’achat pour elles-mêmes (78% contre 50% auprès des hommes), tandis que les hommes se projettent plus volontiers vers l’achat pour leur partenaire (56% contre 23% auprès des femmes).

La réception d’un bijou de seconde main est pourtant globalement bien acceptée. Près d’un Français sur 2 se dit satisfait à l’idée de recevoir un bijou d’occasion (44%), une proportion qui grimpe nettement chez les 18-24 ans (66%). À l’inverse, 14% des plus de 55 ans estiment qu’un cadeau doit être neuf, contre 4% des 18-24 ans.

 

L’authenticité, un critère déterminant

Le principal frein à l’achat d’un bijou de seconde main reste l’authenticité. Pour près d’un tiers des Français (31%) qui ne souhaitent pas acheter de bijoux de seconde main, la crainte de la contrefaçon ou du manque de garanties reste déterminante.

Les autres freins évoqués relèvent davantage du rapport intime à l’objet. Le fait qu’un bijou ait appartenu à un inconnu constitue un obstacle pour un quart des répondants (25%).

Cette difficulté à dissocier le bijou de son précédent propriétaire est davantage marquée chez les femmes (30% contre 20%), suggérant une approche parfois plus pragmatique et moins affective de la part des hommes.

 

Les enchères plébiscitées par des acheteurs en quête d’expertise

Si les canaux d’achat se répartissent de manière équilibrée entre points de vente physiques et sites internet (46% chacun), les ventes aux enchères, physiques ou en ligne, occupent une place spécifique.

Près d’un quart des répondants (23%), et jusqu’à 31% des hommes, citent des plateformes comme Interencheres comme un canal potentiel pour un futur achat de bijoux de seconde main. Ce choix traduit une attente forte en matière de confiance, d’expertise et de transparence.

Sur Interencheres, les enchérisseurs peuvent accéder chaque année à plus de 300 000 bijoux soigneusement expertisés par des commissaires-priseurs.

« Les ventes aux enchères offrent l’accès à des bijoux anciens, d’époque ou signés, souvent réalisés en exemplaire unique ou en très petite série, contrairement aux collections standardisées de la bijouterie contemporaine. Chaque pièce porte une histoire : elle peut provenir d’une succession familiale, d’une collection privée ou refléter le style d’une période artistique précise. Cette singularité confère au bijou une dimension patrimoniale et émotionnelle forte, bien au-delà de sa simple valeur matérielle. Posséder un bijou ancien, c’est acquérir bien plus qu’un simple ornement : c’est détenir une œuvre de joaillerie inscrite dans l’histoire du luxe et des arts décoratifs. » Isabelle Goxe, commissaire-priseur à Enghien-les-Bains.

 

Une étude Interencheres x YouGov

Interencheres est le site numéro 1 des ventes aux enchères en France. Fondé au début des années 2000, il réunit plus de 470 commissaires-priseurs qui proposent chaque jour plus de 10 000 nouveaux lots expertisés à la vente.

YouGov est un institut international d’études de marché qui mène des études sur différents sujets autour de la politique, la société, la consommation ou encore des sujets variés autour des marques, notoriété, image de marques, produits etc.

 

Méthodologie

Une étude inédite réalisée par Interencheres en partenariat avec YouGov à partir d’un sondage mené auprès d’un échantillon de 1001 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

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