- 44 % des décideurs constatent une hausse des pertes liées à la fraude
- Seulement 55 % des banques françaises se préparent activement à la directive PSD3, contre 73 % en moyenne en Europe
- 79 % des dirigeants craignent davantage un risque réputationnel qu’un impact financier
PARIS, le 25 février 2026 – Une nouvelle enquête de BioCatch, spécialiste mondial de la détection et de la prévention de la fraude financière, tire la sonnette d’alarme pour le secteur bancaire français : près des trois quarts des établissements déclarent des pertes annuelles supérieures à 5 millions de dollars liées à la fraude. À l’approche de l’entrée en vigueur de la directive PSD3, l’étude met en lumière un paradoxe français : si les dirigeants sont pleinement conscients du risque réputationnel, la préparation opérationnelle aux nouvelles obligations de remboursement demeure en retrait par rapport aux autres pays européens.
Des pertes financières en hausse dans un contexte réglementaire plus exigeant
L’étude identifie trois tendances majeures qui redessinent le paysage de la cybersécurité bancaire en France :
- Un impact financier significatif : 43 % des banques françaises déclarent des pertes annuelles dues à la fraude supérieures à $10M (8,4M€), et 44 % indiquent que ces pertes sont en augmentation.
- Un retard réglementaire préoccupant : Seuls 55 % des établissements français anticipent activement les obligations de remboursement total imposées par la directive PSD3, contre 73 % en moyenne en Europe.
- La priorité donnée à la réputation : Pour 79 % des dirigeants français, le risque réputationnel est jugé plus préoccupant que la perte financière directe, un niveau supérieur à la moyenne mondiale (71 %).
« Avec l’arrivée imminente de la directive PSD3, les régulateurs renforcent clairement la responsabilité des institutions », explique Matthew Platten, Responsable Avant-Vente France chez BioCatch. « Le remboursement obligatoire évolue d’une attente exprimée par les clients vers une obligation institutionnelle, qui sera bientôt en vigueur à l’échelle européenne. Les banques ne peuvent plus se limiter à des enquêtes réactives après le départ des fonds. Elles doivent mettre en place des dispositifs de détection préventive robustes : contrôles en temps réel, analyse comportementale basée sur le risque, capacité à identifier les arnaques par ingénierie sociale et les réseaux de mules avant l’exécution du paiement, tout en préservant l’expérience client. Maintenir cet équilibre sera essentiel pour conserver la confiance des utilisateurs face à des menaces toujours plus sophistiquées. »
Gouvernance et transformation digitale : un équilibre fragile
L’enquête révèle également un décalage stratégique au sein des comités de direction :
- 27 % des dirigeants classent le blanchiment d’argent comme menace prioritaire
- Près des deux tiers l’intègrent parmi leurs trois principales préoccupations
- À l’inverse, seuls 40 % citent les arnaques parmi leurs trois risques majeurs
« Nous constatons que les dirigeants français sont plus nombreux à signaler une augmentation des tentatives de fraude dans leur organisation (47 %) contre 31 % pour l’ensemble des personnes interrogées en France », explique Thomas Peacock, Directeur de l’intelligence mondiale sur la fraude chez BioCatch. « Cela suggère que la direction perçoit des signaux d’alerte précoces qui ne sont pas pleinement intégrés dans les priorités opérationnelles. »
Le remboursement devient la norme
Enfin, l’étude souligne que le remboursement devient progressivement la norme : plus des deux tiers (67 %) des répondants français déclarent que leur banque rembourse au moins la moitié des victimes d’escroquerie.
Parallèlement, la transformation digitale s’accélère : 69 % des banques françaises s’orientent vers un parcours d’intégration 100 % digital. Dans ce contexte, l’analyse et détection comportementale en temps réel s’imposent comme un levier stratégique pour concilier sécurité, conformité réglementaire et fluidité du parcours client.
Téléchargez le rapport complet ici.
###
À propos de BioCatch
BioCatch prévient la criminalité financière en analysant les modèles de comportement humain. La technologie collecte en continu plus de 3 000 signaux anonymisés — dynamique de frappe, mouvements de souris, interactions tactiles, caractéristiques des appareils, etc. — lors des interactions avec les plateformes bancaires digitales. Ses modèles d’apprentissage automatique identifient des schémas comportementaux permettant de distinguer les clients légitimes des fraudeurs. Le Client Innovation Board, initiative sectorielle réunissant notamment American Express, Barclays, Citi Ventures, HSBC et National Australia Bank, collabore à la mise en place de nouvelles approches de prévention de la fraude. Aujourd’hui, plus de 30 des 100 plus grandes banques mondiales et 267 institutions financières utilisent les solutions BioCatch. Chaque mois, 14 milliards de sessions sont analysées afin de protéger 511 millions d’utilisateurs à travers le monde.