lun. Avr 13th, 2026

Le marché a intégré une prime de risque supplémentaire à la suite de l’échec des négociations entre les Américains et les Iraniens. Bonne nouvelle, il n’y a toutefois pas de panique pour l’instant. Les investisseurs regardent le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. Plusieurs routes alternatives sont désormais pleinement opérationnelles pour transporter le pétrole, en particulier l’oléoduc Abu Dhabi–Fujairah des Émirats Arabes Unis (1,5 à 1,8 million de barils par jour) et l’oléoduc Est-Ouest d’Arabie Saoudite (7 millions de barils par jour). Ce n’est évidemment pas suffisant pour compenser les retombées du blocage du détroit d’Ormuz. Mais cela permet d’apaiser un peu les craintes concernant un choc d’offre pétrolier durable.

Point important, les résultats trimestriels qui commencent vont permettre d’avoir un premier aperçu de l’impact de la guerre sur les chaînes d’approvisionnement et de logistique. Les entreprises devraient dans la plupart des cas dépasser largement les attentes au titre du premier trimestre tant ces dernières ont été revues à la baisse ces dernières semaines. En revanche, elles pourraient jouer la carte de la prudence pour les résultats à venir et mettre en avant les risques liés aux pressions inflationnistes résultant de la hausse des prix de l’énergie et des dérivés du pétrole et du gaz qui entrent dans le cycle de production.

Christopher Dembik, conseiller en stratégie d’investissement

chez Pictet AM

 

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