jeu. Juil 16th, 2026

Paris, le 8 juillet 2026 – Harris Poll et Shopify ont interrogé des entrepreneurs et cadres exerçant des activités professionnelles “classiques” afin de comprendre la raison pour laquelle tant de personnes hésitent à se lancer dans l’entrepreneuriat, bien qu’il n’ait jamais été aussi facile de créer une entreprise. Cette étude, menée sur cinq marchés (France, Etats-Unis, Royaume-Uni, Canada, Australie) compare le ressenti de ceux qui n’ont pas encore franchi le pas à l’expérience vécue par les fondateurs. En France, deux marqueurs forts : la peur de l’échec, et l’écart entre les attentes et la réalité.

Dans le monde : si l’envie est là, le passage à l’acte est difficile
Entre 73% et 89% des personnes n’ayant pas encore fondé d’entreprise se disent susceptibles de se lancer dans les prochaines années : la plupart d’entre eux se disant « assez prêts, mais ayant encore besoin de préparation ». Le manque de ressource financière ou de stabilité financière est le premier frein cité à travers tous les marchés, devant le manque de compétences ou de repères.

Du côté des entrepreneurs, la tendance est plutôt inverse : personne ne leur a remis de mode d’emploi au moment de se lancer, et c’est en avançant – grâce à la recherche en ligne, au mentorat, et de plus en plus à l’IA – qu’ils ont comblé leurs lacunes. Beaucoup de fondateurs recommandent de commencer petit et d’apprendre en avançant, plutôt que d’attendre de se sentir parfaitement prêt.

Une part importante des fondateurs estime que créer une entreprise est plus facile qu’avant, mais que la faire durer reste difficile (41% à 45% selon les marchés). Parmi les défis qui demandent encore le plus d’attention, ils citent notamment le fait de se démarquer dans un marché concurrentiel (34% à 45%) et de rester constant et motivé (34% à 43%).

Chiffres clés – dans le monde
●  73% à 89% des non-entrepreneurs se disent susceptibles de se lancer dans les prochaines années.
●  39% à 49% se sentent « assez prêts, mais ont encore besoin de préparation », seuls les États-Unis se démarquent avec 54% de « prêt maintenant ».
●  38% à 46% citent le manque de ressources financières ou de stabilité financière comme premier frein, à travers tous les marchés.
●  Parmi les fondateurs ayant expérimenté des challenges pratiques ou psychologiques, 68% à 77% confient avoir appris « sur le tas », en faisant des erreurs (sauf en France : 48%).

La France se distingue par un décalage plus fort entre les attentes et la réalité
Seulement 19% des entrepreneurs se sont lancés immédiatement, et 52% jugent leur plus grand obstacle plus difficile à surmonter que prévu. Il s’agit du pourcentage le plus élevé à travers tous les marchés étudiés, porté par la pression financière et le temps nécessaire au bon développement de l’entreprise. 44% de ceux qui ont tardé à se lancer auraient aimé commencer plus tôt en sachant ce qu’ils savent maintenant, regrettant des opportunités ratées.

La technologie et l’IA rendent l’entrepreneuriat plus accessible en France : 67% des fondateurs français estiment qu’elles facilitent la création d’entreprise, et les porteurs de projet français sont les plus nombreux à dire que les outils d’IA pourraient les encourager à passer à l’acte (30%). Mais certains freins persistent : les fondateurs français sont les moins nombreux des cinq marchés à déclarer avoir surmonté leurs premières difficultés par essai-erreur ou apprentissage sur le tas (48%), tandis que la peur de l’échec ou du jugement est citée par 35% d’entre eux.

 

Chiffres clés – en France
●  19% seulement des fondateurs français se sont lancés immédiatement ; 75 % ont retardé leur projet.
●  52% jugent leur principal obstacle plus difficile que prévu, le pourcentage le plus élevé des cinq marchés.
●  44% des fondateurs ayant retardé leur lancement auraient aimé commencer plus tôt sachant ce qu’ils savent maintenant.
●  67% des fondateurs français estiment que la tech et l’IA facilitent la création d’entreprise.
●  30% des porteurs de projet disent que des outils d’IA les rendraient plus enclins à se lancer, le pourcentage le plus élevé des cinq marchés.

 

« Ce que nous révèle cette étude, c’est que la préparation parfaite n’existe pas et qu’il faut démocratiser l’idée d’apprendre en se trompant. D’autant qu’en France, beaucoup de choses sont mises en place au niveau des institutions pour encourager la création d’entreprise. Si les barrières évoquées par les porteurs de projet restent réelles, elles s’amenuisent au fur et à mesure que les outils numériques et l’IA se développent. L’entrepreneuriat n’a plus vocation à rester l’exception : avec les bonnes ressources, de plus en plus de Français devraient transformer leur envie en projet concret » analyse Alexandre Chaumien, Head of Revenue EMEA chez Shopify.

 

Méthodologie de l’étude
L’étude a été menée par Harris Poll pour Shopify du 25 mai au 8 juin 2026. Réalisée en ligne, l’enquête a porté sur un échantillon total de 2041 chefs d’entreprise et décideurs. Parmi eux, 644 sont fondateurs de leur entreprise. En France, l’échantillon était de 409 chefs d’entreprise et dirigeants, dont 103 sont entrepreneurs. Les entreprises incluses dans l’étude sont celles qui se consacrent à la vente de produits et dont au moins une partie des ventes est réalisée en ligne. À titre de comparaison, un échantillon aléatoire de cette taille présente une marge d’erreur estimée (qui mesure la variabilité de l’échantillonnage) de ±4,9 %, 19 fois sur 20. Les écarts dans ou entre les totaux par rapport aux tableaux de données sont dus à l’arrondi.

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