- 3 entreprises sur 4 analysent encore leurs comptes avec Excel ou des outils collaboratifs
- 1 décideur financier sur 2 n’est pas très confiant dans la fiabilité de ses chiffres après clôture
Paris, le 18 mai 2026 – A l’heure des grands projets de transformation dans les fonctions Finance, l’Observatoire Sixthfin de la transformation comptable, réalisé avec Odoxa auprès de 303 décideurs financiers français de moyennes et grandes entreprises, révèle l’étendue des chantiers à traiter : seules 26% des entreprises analysent leurs comptes sans recourir à Excel ou à des outils collaboratifs, la moitié des décideurs financiers interrogés doutent de la fiabilité de leurs propres chiffres, et les équipes comptables subissent chaque mois une pression chronique. Pourtant, les fonctions Finance regardent vers l’avenir avec détermination : l’IA est très attendue et le métier de comptable s’apprête à vivre une transformation profonde.
Excel toujours roi : une réalité surprenante à l’ère de l’IA et des outils collaboratifs
En 2026, 63% des entreprises françaises de plus de 250 salariés utilisent encore Excel pour l’analyse et la justification de leurs comptes. Ce constat traverse toutes les tailles d’entreprise : Excel est encore l’outil de référence de 62% des ETI et 66% des grandes entreprises.
Plus révélateur encore : seules 26% des entreprises ont industrialisé ce processus avec des outils dédiés, rompant réellement avec Excel et d’autres outils d’échanges tels que Teams ou Sharepoint. Les tâches de production de clôture restent largement artisanales — écritures d’inventaire (57%), écritures manuelles (54%), pilotage du calendrier de clôture (53%) — réalisées pour la plupart via des tableurs comme Excel.
Dans un contexte où l’IA s’impose dans tous les discours de transformation digitale, ce décalage entre le débat et la réalité opérationnelle est saisissant.
La fiabilité des chiffres : priorité numéro un des décideurs financiers, et pourtant…
Une fois la clôture effectuée, seuls 50% des décideurs financiers se déclarent très confiants dans la fiabilité de leurs chiffres, et ce niveau de défiance traverse toutes les tailles d’entreprise : 50% chez les ETI, 48% dans les grandes entreprises.
Ce manque de confiance n’est pas anodin. Une fiabilité insuffisante expose les organisations à des risques bien réels : perte de crédibilité de la fonction finance auprès de la direction générale et des investisseurs, risques de non-conformité pouvant conduire à des réserves d’audit ou des sanctions, détection tardive de fraudes aux conséquences financières et réputationnelles durables.
Les directions financières le mesurent. 69% des décideurs interrogés placent l’amélioration de la fiabilité des comptes en priorité numéro un, signe que les outils et processus actuels ne répondent pas encore pleinement à cet enjeu.
La clôture comptable : un facteur de stress important pour les équipes finance
La clôture pèse lourd sur les équipes : 96% des décideurs reconnaissent son impact sur la charge de travail, 92% sur la motivation des collaborateurs.
Les sources de stress sont multiples et cumulatives :
- les délais (89%),
- le manque de temps pour l’analyse (86%),
- les projets parallèles (85%),
- la qualité des outils (80%),
- le manque de fiabilité des données (80%).
Résultat, la clôture pèse lourd également sur les directions financières : seule 1 sur 3 juge la gestion de sa clôture très satisfaisante.
L’IA, un levier d’avenir plébiscité, mais une conviction encore à consolider
Les décideurs financiers font confiance à l’IA pour améliorer l’ensemble des tâches de clôture : automatisation des tâches répétitives (80%), fiabilisation et détection d’anomalies (76%), identification des fraudes (72%), planification financière (71%).
Mais l’étude révèle une nuance essentielle : la confiance exprimée est encore majoritairement « plutôt » que « tout à fait ». L’adhésion est réelle mais la conviction profonde reste à construire.
Le comptable de demain : analyste, pilote de l’IA et garant de la décision humaine
Pour les directions finance, le comptable du futur devra maîtriser deux compétences complémentaires : l’esprit analytique et la résolution de problèmes (40%), et la capacité d’adaptation aux nouvelles technologies et réglementations (39%).
Ces deux réponses dessinent le même profil : un professionnel capable de comprendre ce que l’IA produit, d’en détecter les limites et d’en valider les outputs. Quand l’IA exécute, le comptable gouverne. C’est ce basculement, de la saisie à l’analyse des données, qui redéfinit durablement la profession.
« La transformation des fonctions finance est engagée, mais la clôture demeure un point de friction majeur. Il devient urgent de mieux structurer et fiabiliser les phases d’analyse et de justification afin de sécuriser durablement la qualité financière. Dans un contexte d’industrialisation et d’automatisation croissantes, la solidité des contrôles s’impose plus que jamais comme le véritable rempart de la fiabilité des comptes, de la maîtrise des risques et de la crédibilité de la décision. » conclut Jean-Marc Allouët, CEO de Sixthfin.
Méthodologie de l’étude.
Étude réalisée par Odoxa par Internet du 11 au 23 mars 2026 auprès de 303 décideurs financiers travaillant dans une entreprise privée française de 250 salariés et plus, impliqués dans la clôture mensuelle ou périodique. Échantillon représentatif par secteur, taille d’entreprise et région.
Afin de permettre une lecture précise des résultats par taille d’entreprise, 193 décideurs ont été interrogés dans des entreprises de 250 à 4999 salariés, 64 dans des entreprises de 5000 à 9 999 salariés et 46 dans des entreprises de 10 000 salariés et plus. Chaque catégorie d’entreprise a été pondérée à son poids réel lors du traitement statistique des données afin de ne pas biaiser la lecture des résultats d’ensemble.
À propos de Sixthfin :
Sixthfin est une Fintech française spécialisée dans les solutions de détection des risques et d’optimisation des processus pour les directions financières, contrôle et audit. Créée en 2020 avec Geoficiency (risques, conformité, qualité), et enrichie de Closing (analyse et justification des comptes, révision et accélération des clôtures), Sixthfin répond aux deux défis majeurs des fonctions finance et contrôle : la centralisation et l’harmonisation des données financières ; et la nécessité d’un référentiel commun de contrôles, de procédures et d’investigations.
Sa plateforme intelligente, pilotée par la donnée et enrichie par l’IA, transforme les données financières en leviers de décision stratégique.
Déployée dans 70 pays, elle est utilisée dans plus de 1000 sociétés – dont le groupe ADP, Saint-Gobain, RAJA – et a analysé plus de 200 milliards d’euros en 2025.
