jeu. Fév 12th, 2026

Défaillances d’entreprises : assez des réactions post mortem

Le Syndicat des Indépendants alerte depuis cinq ans sur l’explosion silencieuse des défaillances. Les chiffres publiés aujourd’hui ne sont pas une surprise. Ils sont la conséquence prévisible de plusieurs années d’inertie publique face à une économie qui s’essouffle.

Signer des chartes pour accélérer la prise en charge des entreprises en fin de vie ne peut pas, à elle seule, tenir lieu de politique économique, même si l’initiative peut avoir du sens. Pour les êtres humains, la fin de vie appelle un accompagnement digne. Pour les entreprises, la fin est souvent administrative. Elle est comptable. Elle est brutale. Et elle est surtout évitable.

Le SDI refuse que l’on organise la gestion des faillites au lieu d’empêcher qu’elles ne surviennent.

Un mal structurel et spécifiquement français

Le chômage progresse au rythme des défaillances, oui. Mais aussi au rythme d’une économie atone, pénalisée par un niveau de charges et de contraintes qui asphyxie les indépendants.

Ce n’est pas une fatalité européenne. L’Europe redémarre. La France stagne.

Nous ne pouvons plus nous comparer au reste du continent en invoquant des crises globales. Nos voisins investissent, simplifient et libèrent l’initiative. En France, les indépendants supportent une pression fiscale et sociale qui décourage l’embauche, l’investissement et la prise de risque.

Alléger les charges n’est pas vider les caisses de l’État

Alléger les charges qui pèsent sur les entreprises ne signifie pas appauvrir l’État. C’est au contraire créer les conditions de son financement durable.

Moins de charges, c’est plus d’activité.
Plus d’activité, c’est plus d’emplois.
Plus d’emplois, c’est plus de cotisations et plus de recettes fiscales.

Continuer à traiter les défaillances après coup revient à accepter la destruction du tissu économique local. Il faut être visionnaire. Il faut agir en amont.

Ce que demande le SDI

•⁠  ⁠Une baisse immédiate et ciblée des charges sur les TPE et indépendants
•⁠  ⁠Une simplification administrative réelle et mesurable
•⁠  ⁠Une politique de prévention des défaillances fondée sur l’anticipation et non sur la liquidation
•⁠  ⁠Un plan de relance de l’activité des indépendants fondé sur la confiance et la liberté d’entreprendre

La survie des indépendants ne peut plus dépendre de dispositifs d’urgence déclenchés lorsque tout est déjà perdu.

Le SDI appelle à un changement de paradigme : soutenir la vie économique plutôt que gérer sa fin.

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