Gentilly, le 23 février 2026 – Recommerce©, pionnier du reconditionnement de produits high-tech en Europe, dévoile les résultats de la 9ème édition de son Baromètre annuel sur le marché du mobile d’occasion, réalisé avec Kantar. L’année 2026 marque un tournant : si le taux d’équipement se stabilise, les usages s’ancrent profondément, portés par une « génération reconditionnée » et boostés par de nouveaux modes de consommation.
Les 5 chiffres-clés du Baromètre 2026 :
- 50% des Français ont déjà acheté un smartphone d’occasion, un chiffre qui a doublé par rapport à 2019 !
- En 2026, plus d’1 Français sur 5 possède un smartphone de seconde main (22%).
- 56% des adolescents (11-18 ans) ont déjà été équipés d’un mobile reconditionné.
- Le prix reste le principal levier d’attractivité pour les consommateurs (71%).
- 44% des Français souhaitent revendre leur appareil actuel lors de leur prochain changement (+ 7 points par rapport à l’an dernier).
Smartphone d’occasion : un marché vers la maturité
Le cap est désormais franchi : 1 Français sur 2 a déjà acheté un smartphone de seconde main. Un chiffre d’autant plus symbolique qu’il n’a cessé de croître, et a même doublé depuis la crise Covid (24% en 2019 vs. 50% en 2026). L’usage du smartphone d’occasion est désormais une habitude de consommation généralisée, portée par une « génération reconditionnée ». Un phénomène qui se perçoit d’autant plus chez les parents, qui sont de plus en plus attirés par le reconditionné : 56% d’entre eux ont déjà acheté un téléphone reconditionné à leur enfant (11-18 ans), et 26% n’ont pas encore franchi le pas, mais l’envisagent sérieusement.
En 2026, 22% des smartphones des Français sont de seconde main, et 22% des Français souhaitent se diriger vers un mobile d’occasion pour leur prochain achat. Des chiffres stables par rapport à l’an dernier, qui démontrent que le marché du reconditionné entre dans une phase de consolidation. Cette maturité se traduit par un passage de la simple possession à une véritable circularité, où l’achat et la revente s’alimentent mutuellement. 44% des Français souhaitent désormais revendre leur appareil actuel lors de leur prochain changement (+ 7 points par rapport à l’an dernier), un chiffre désormais bien supérieur à ceux qui préfèrent le conserver (33%). Dans les faits, 37% des sondés ont déjà franchi le pas de la revente, réduisant l’écart entre l’intention et l’acte et témoignant d’un réel intérêt pour les consommateurs. Pour accompagner ce cycle, 76% des Français attendent désormais de leur opérateur un service de reprise de leur ancien appareil.
Le retour stratégique de la boutique physique et des opérateurs
Loin d’être un marché purement numérique, la vente de produits reconditionnés s’appuie de plus en plus sur les points de vente physiques pour rassurer. Si internet reste le principal canal d’achat (82% d’intentions chez les sondés), les boutiques physiques (62%) et les opérateurs (47%) s’imposent comme des piliers de confiance. En parallèle, l’exigence de plus de transparence est aussi déterminante pour le choix des canaux digitaux, avec environ 71% des Français citant l’importance de l’identité de l’entreprise, sa localisation (62%), des certifications et labels (69%) comme critères lors d’un achat sur une plateforme.
Le défi de la transparence : le duo “prix vs. confiance”
Si le prix reste le premier moteur d’achat (71%) et de revente (37%), il ne suffit plus à convaincre. Une méfiance persiste face à l’opacité de certains circuits :
- Le verrou de la data : 80% des Français exigent une certification d’effacement des données.
- Besoin de traçabilité : 63% demandent une labellisation par un organisme indépendant et 71% veulent connaître l’identité précise du reconditionneur.
- Freins persistants : le doute sur la durée de vie (34%) et le manque de confiance envers les acteurs du reconditionné (30%) restent les principaux obstacles à lever.
C’est pour cela que les canaux physiques de confiance (opérateurs, grande distribution) sont largement plébiscités pour l’achat et la revente.
De nouvelles formes d’achat qui émergent comme la “reprise à terme”
Dans un contexte où l’argument prix reste prédominant, les solutions de financement sont de plus en plus prisées par les consommateurs. C’est le cas de la “reprise à terme” (ou forward trade-in) : lors d’un achat d’un smartphone, le vendeur propose au client une option garantissant la reprise de son appareil à un prix fixé à l’avance.
Ce nouveau type d’achat répond directement aux motivations de reprise des Français : 37% des sondés affirment revendre leur ancien smartphone pour financer leur prochain et 32% recherchent un paiement immédiat ou une réduction directe. En permettant de sécuriser la valeur de reprise dès le jour de l’achat, la “reprise à terme” garantit une visibilité financière totale. Un modèle qui séduit : la moitié des Français (50%) se disent aujourd’hui intéressés par ce type de programme.