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Le potentiel humain ne se résume pas aux parcours traditionnelsLa réussite scolaire, les diplômes, les expériences professionnelles ou les parcours linéaires restent encore largement utilisés pour évaluer le potentiel d’une personne. Ces repères sont utiles. Ils ne permettent cependant pas toujours d’identifier toutes les formes d’intelligence, de créativité, de raisonnement ou de résolution de problèmes. Certaines personnes développent leurs compétences selon des trajectoires moins conventionnelles. D’autres voient leurs capacités insuffisamment reconnues parce qu’elles s’expriment différemment des attentes habituelles. |
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Pourquoi certains potentiels restent-ils invisibles ?L’école, les modalités de recrutement, les concours, les évaluations ou encore les organisations reposent nécessairement sur des règles, des critères et des référentiels communs. Ces repères sont indispensables pour garantir l’équité, comparer des situations ou prendre des décisions. Ils permettent toutefois plus facilement d’identifier certains parcours, certaines compétences ou certaines formes de réussite que d’autres. Les personnes dont les trajectoires sont moins conventionnelles, dont les compétences sont transversales, ou dont les façons d’apprendre, de raisonner, de communiquer ou de résoudre des problèmes diffèrent des attentes habituellement valorisées, peuvent ainsi rencontrer davantage de difficultés à voir leur potentiel pleinement reconnu. La question ne consiste donc pas à remettre en cause ces repères. Elle invite plutôt à s’interroger sur leur capacité à identifier toute la diversité des talents dont notre société dispose déjà. |
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Une question qui dépasse largement la neurodivergenceCette réflexion ne concerne pas uniquement les personnes neurodivergentes. Elle interroge plus largement notre capacité collective à identifier, développer et valoriser l’ensemble du capital humain disponible. Dans une économie fondée sur la connaissance, la recherche, l’innovation et l’adaptation permanente, les capacités d’apprentissage, de coopération, d’innovation et d’adaptation deviennent des facteurs majeurs de compétitivité. La diversité des façons de penser constitue, dans ce contexte, un levier stratégique pour les organisations comme pour les États. Lorsqu’un potentiel reste durablement inexploité, ce n’est pas seulement une perte pour la personne concernée. C’est également une ressource dont une organisation, un territoire ou une société ne bénéficieront jamais pleinement. Certaines personnes rencontrent des difficultés durables d’accès ou de maintien dans l’emploi, tandis que d’autres choisissent de poursuivre leur parcours dans des environnements où leurs compétences leur semblent davantage reconnues, à l’étranger par exemple. Cette réalité invite à s’interroger sur la manière dont notre société mobilise son capital humain. Au-delà des parcours individuels, cette réflexion concerne également les politiques publiques en matière d’éducation, d’emploi, de recherche, d’innovation, de compétitivité et de développement des compétences. |
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Investir dans le potentiel humainLe potentiel ne disparaît pas parce qu’il est méconnu. Il reste parfois inexploité. Mieux comprendre la diversité des fonctionnements cognitifs ne constitue donc pas uniquement un enjeu d’inclusion. C’est également une réflexion sur la manière dont une société prépare son avenir, développe ses compétences et renforce sa capacité d’adaptation et d’innovation. |
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Une réflexion pour l’avenirÀ mesure que les défis économiques, technologiques, environnementaux et sociétaux deviennent plus complexes, la question du potentiel humain prend une importance croissante et capitale. Comprendre comment mieux identifier, accompagner et valoriser la diversité des talents pourrait constituer l’un des leviers majeurs des transformations à venir. |
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