lun. Juin 15th, 2026

Paris, Le 9 juin 2026 – efficy, éditeur européen de plateformes CRM et Martech, et L’Argus de l’assurance dévoilent les résultats d’une étude auprès de 412 décideurs des secteurs de l’assurance, de l’industrie et des organismes publics. Le verdict est sans appel : la souveraineté numérique s’impose comme un critère incontournable, porté par des enjeux de sécurité, de conformité réglementaire et d’indépendance technologique.

Une prise de conscience : la souveraineté numérique, un levier stratégique

L’étude révèle que 91 % des décideurs considèrent la souveraineté numérique comme importante ou stratégique pour leurs projets de transformation digitale. Cette tendance est particulièrement marquée dans le secteur public, où 72 % des répondants estiment qu’une solution souveraine doit être locale et soumise au droit français ou européen (contre 53 % pour l’ensemble des secteurs).

« La souveraineté numérique n’est plus un sujet technique ou réglementaire : c’est un levier stratégique. Les organisations recherchent des partenaires capables de garantir sécurité, conformité et indépendance technologique, tout en accompagnant leurs ambitions d’innovation et d’IA. » Fabienne Cingoz, Head of Marketing, efficy

Les trois moteurs de cette accélération

  • La conformité réglementaire, citée comme le premier facteur d’adoption.
  • Le contexte géopolitique et économique mondial, qui pousse les organisations à réduire leur dépendance aux acteurs extra-européens.
  • La montée des cyberattaques, désormais perçue comme un risque structurel pour tous les secteurs.

Chiffres clés : la souveraineté numérique en action

  • 91 % des décideurs jugent la souveraineté numérique importante pour leurs projets.
  • 84 % intègrent ou prévoient d’intégrer ce critère dans leurs appels d’offres.
  • 83 % l’appliquent déjà à leurs projets d’intelligence artificielle.
  • 60 % placent la sécurité des données parmi leurs principaux critères de choix.
  • 49 % privilégient des solutions souveraines pour le cloud et la cybersécurité.

Cybersécurité, conformité et indépendance : les nouveaux piliers de la transformation digitale

La conformité réglementaire reste le premier levier d’accélération, suivie par :

  • La réduction de la dépendance géopolitique (acteurs extra-européens).
  • La lutte contre les cyberattaques, perçue comme une menace systémique.

Une connaissance inégale des réglementations européennes

Si les trois quarts des décideurs déclarent bien connaître les réglementations européennes en matière de souveraineté numérique, un tiers seulement se sent directement concerné par ces sujets dans leur activité quotidienne. Les organismes publics se distinguent : 85 % d’entre eux estiment maîtriser ces enjeux (contre 76 % pour l’ensemble des répondants). Cependant, une lacune persiste : les répondants, notamment dans le secteur public, soulignent un manque de clarté sur la position des instances gouvernementales concernant les recommandations européennes.

Quatre objectifs prioritaires pour les décideurs

Les organisations interrogées identifient quatre priorités majeures :

  • Mieux contrôler leurs données sensibles ;
  • Sécuriser l’intégralité de leur chaîne numérique ;
  • Renforcer leur autonomie technologique ;
  • Limiter leur dépendance aux fournisseurs extra-européens.

La gouvernance, un outil clé pour atteindre ces ambitions

Une gouvernance dédiée répond à 3 besoins majeurs :

  • Contrôler les données sensibles (56 %) ;
  • Sécuriser l’ensemble de la chaîne numérique (50 %) ;
  • Se protéger contre les cyberattaques (50 %).

Par ailleurs, 44 % des répondants souhaitent devenir ou rester autonomes technologiquement, une volonté renforcée par le contexte actuel. Les organismes publics ajoutent deux enjeux supplémentaires :

  • Garantir la continuité d’activité (en cas de crise, de sanctions ou de coupures) ;
  • Respecter strictement la réglementation en vigueur.

État des lieux de la mise en œuvre

Les décideurs des secteurs interrogés se mettent en ordre de marche pour déployer une stratégie de souveraineté numérique :

  • Près de la moitié déclare avoir mis en place une gouvernance des projets de souveraineté numérique (avec une avance notable pour le secteur de l’assurance).
  • 40 % l’envisagent, en particulier les organismes publics.
  • Les organisations les plus importantes, disposant de moyens humains plus conséquents, sont plus nombreuses à disposer d’une gouvernance dédiée à ces sujets.

« Cette étude montre que la souveraineté numérique n’est plus une option, mais une réalité opérationnelle pour les acteurs de l’assurance. Près de la moitié des décideurs ont déjà mis en place une gouvernance dédiée, et 40 % l’envisagent, preuve que le secteur passe des intentions aux actes. Les organisations les plus avancées, souvent celles dotées de moyens humains renforcés, montrent la voie : la souveraineté se construit par des actions concrètes, et non plus seulement par des principes. » Alice Bidet, Responsable d’Etudes, de l’institut d’études d’Infopro Digital.

Les appels d’offres évoluent : la souveraineté devient un critère décisif

De plus, la moitié déclare appliquer une politique de souveraineté numérique auprès de leurs fournisseurs et 1 tiers l’envisagent (en particulier les organismes publics), ce qui montre une nouvelle fois que les secteurs interrogés sont bien engagés dans cette stratégie de souveraineté numérique.

Comment se traduit cette stratégie ?

  • Exigences juridiques et réglementaires (61 % des cas).
  • Critères techniques renforcés (53 %).
  • Audits et contrôles de conformité (47 %).
  • Politiques fournisseurs dédiées, avec une préférence marquée pour les acteurs locaux :
    • Cloud et stockage des données (49 %).
    • Cybersécurité (49 %).
    • Outils de communication et collaboration (40 %).
    • Logiciels CRM et relation client (notamment pour l’assurance et le secteur public).

L’IA aussi concernée par la souveraineté

  • 83 % des organisations utilisant l’IA intègrent déjà des critères de souveraineté dans leurs choix technologiques.
  • Près d’une sur deux privilégie des solutions françaises pour leurs projets d’IA.

Méthodologie

Etude réalisée en ligne par l’institut d’études Infopro Digital pour efficy et L’Argus de l’assurance, du 23 mars au 10 avril 2026, auprès de 412 répondants (dont 211 décideurs de l’assurance, 101 de l’industrie et 100 d’organismes publics).

Les résultats complets de l’étude sont disponibles sur demande.

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À propos d’efficy

efficy est le partenaire CRM européen qui relie les personnes, la technologie et l’intelligence pour améliorer l’expérience des clients, tout en cultivant une collaboration fluide grâce à des solutions agiles. Les plateformes CRM et MarTech d’efficy sont tout-en-un et 100% centrées sur nos clients. Entièrement axées sur la croissance des entreprises, elles sont locales, flexibles, scalables et activables. Aujourd’hui, dans plus de 60 pays, des organisations font confiance aux plateformes flexibles et faciles à utiliser d’efficy pour améliorer leur efficacité et leur productivité. Fondée en 2005 à Bruxelles, efficy rassemble une équipe de 450 experts locaux qui repoussent leurs limites pour assurer la réussite de leurs clients. https://www.efficy.com

 

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