Recherchée par les investisseurs, la classe d’actifs infrastructures s’inscrit au cœur de l’économie numérique et du développement fulgurant de l’IA.
Avec l’avènement de l’économie numérique, les données sont devenues un actif stratégique à part entière. Entre 2020 et 2025, la production et la consommation de données a triplé. Au cœur de l’infrastructure numérique, se trouvent les Data Centers, véritable « hub » central de l’écosystème digital, assurant le stockage, le traitement et la distribution des données utilisées au quotidien. « L’offre du marché mondial des Data Centers a presque doublé au cours des cinq dernières années, passant de 32 à 59 GW, fin 2025. Environ 6,7 Trillions de dollars (soit plus de deux fois le PIB de la France) devraient être investis dans les centres de données d’ici 2030 alors que l’IA et le cloud devraient porter l’offre mondiale à 122 GW à la fin de la décennie. On estime ainsi qu’en 2030 près de 75% de la demande liée à l’IA proviendra de l’inférence » l’absorption mondiale de données liée à l’IA devrait représenter 75% de la demande totale de calcul d’ici 2030 » explique Gabriele Damiani, Head Core/Core+ Infrastructure chez Swiss Life Asset Managers.
Si les investisseurs cherchant à se positionner sur le marché des Data Centers évoluent dans un environnement de croissance forte et de capacités d’investissement significatives, ils doivent toutefois déterminer avec précision leur niveau de tolérance au risque celui-ci demeurant réel. « Il existe plusieurs risques associés à cette forte future demande tel qu’un potentiel risque de surcapacité et de trop grande concentration du capital ainsi qu’une contrainte électrique alors que les retards de raccordement et les problèmes de réseau pourraient freiner les délais de livraison. L’investisseur doit ainsi s’adapter à un écosystème en mutation permanente. Parmi les acteurs qui nous ont convaincus, l’entreprise américaine DataBank présente l’avantage de disposer de plus de 65 Data Centers aux Etats-Unis avec 450 MW de capacité construite. Cette plateforme est un véritable réseau répondant aux évolutions constantes de ses clients. Les data centers en question sont situés à moins de 150 kilomètres de 70% de la population américaine. C’est un secteur capitalistique où les risques d’exécution sont réels mais DataBank est en bonne voie pour devenir la plateforme diversifiée de référence en Amérique du Nord. Sa capacité opérationnelle pourrait ainsi atteindre 1,2 GW à horizon 2031 » estime Gabriele Damiani.
L’Europe pénalisée dans la course à l’énergie
Alors que la demande d’électricité utilisée par les Data Centers va doubler d’ici 2030, l’Europe se retrouve au pied du mur. Elle ne pourra répondre à ce défi qu’en augmentant considérablement sa production d’énergie malgré les contraintes de ressources et les objectifs de décarbonation ambitieux. « La complexité croissante du système énergétique européen, les prix élevés et volatils, les goulets d’étranglement pénalisent l’Europe dans cette course à l’énergie mondiale alors que nous importons collectivement 60% de nos besoins énergétiques, une proportion qui monte à 70% si l’on prend en compte notre dépendance indirecte (enrichissement de l’uranium pour l’énergie nucléaire, semi-conducteurs, terres rares etc.) » assure Marc Schürch, Head Renewable Infrastructure chez Swiss Life Asset Managers. Face à une dépendance limitée à 25 % aux États-Unis et 30 % en Chine, l’Europe, politiquement fragmentée, apparaît structurellement contrainte. Incapable de répliquer ni à l’abondance énergétique américaine ni à la puissance industrielle chinoise, elle dispose encore d‘atouts tels sa capacité à encourager l’innovation sur des projets structurants. « A titre d’exemple, l’Union européenne a attribué environ 2,6 Mds€ de subventions à 18 projets de soutien à la filière hydrogène qui constitue une vraie opportunité d’investissement et de croissance. Le système énergétique européen doit être repensé globalement pour devenir plus autonome, résilient, robuste et fonctionnel » précise Marc Schürch.
Pour les investisseurs privés et institutionnels souhaitant accéder à la classe d’actifs des infrastructures privées, le fonds Swiss Life Funds (LUX) Privado Infrastructure ELTIF présente l’avantage de proposer une stratégie d’investissement défensive de long terme en le conciliant avec un objectif de rendement net annuel de 6-7% en euros. Lancé en avril 2024, ce fonds innovateur et pionnier dispose du nouveau label ELTIF 2.0. « La plateforme d’infrastructures mondialement établie par Swiss Life Asset Managers nous donne un accès exclusif à des investissements de grande qualité, nous permettant de construire un portefeuille solide et diversifié au travers de quatre secteurs clés : énergie et service aux collectivités, infrastructures numériques, transport, infrastructures sociales. Fonds Evergreen, il offre aux investisseurs la capacité d’effectuer des souscriptions mensuelles et des rachats trimestriels. Un avantage précieux pour se positionner sur cette classe d’actifs pourtant peu liquide » explique Tristan Schirra, Gérant Privado Infras chez Swiss Life Asset Managers.
