mer. Oct 14th, 2026

Si 72 % estiment que les questions économiques et financières susceptibles d’affecter leur situation personnelle influenceront leur vote, seuls 24 % jugent que les propositions débattues répondent à leurs enjeux

Étude CSA pour Meilleurtaux « Les Préoccupations économiques et financières des Français 2026 dans la campagne 2027 »

À quelques mois de l’élection présidentielle, l’étude CSA pour Meilleurtaux dessine le portrait de Français qui feront de leurs finances personnelles un critère de vote. Du budget du quotidien à la protection de long terme, des finances publiques à leur propre épargne, leurs attentes sont précises. Elles se heurtent pourtant à des annonces jugées peu lisibles, et révèlent une aspiration de fond : reprendre la main sur leur avenir financier, aussi bien sur les enjeux de court terme que sur les projets de long terme.

79 % souhaitent en priorité réduire les taxes sur l’énergie et les carburants*

69 % privilégient la baisse des dépenses publiques pour réduire la dette*

82 % jugent le financement des grands projets stratégiques important comme sujet de vote : les infrastructures de demain comptent

25 % seulement approuvent une mobilisation contrainte de l’épargne pour rembourser la dette*

85 % expriment au moins un besoin d’information pour se décider, en premier lieu l’impact chiffré des mesures sur le budget de leur foyer

7 % font confiance aux responsables politiques pour comprendre l’effet d’une mesure économique sur leur foyer, contre 34 % aux économistes et 18% aux acteurs des services financiers.

* Parmi les Français qui placent le sujet dans les trois qui compteront le plus dans leur vote.

« Cette étude envoie un message clair : pour une grande majorité de Français, l’impact des propositions sur leur budget sera déterminant dans leur vote. Pourtant, ils manquent d’éléments concrets pour évaluer ce que chaque mesure changera réellement pour eux. Ce besoin de visibilité, nous le constatons chaque jour : derrière chaque projet immobilier, chaque contrat d’assurance, chaque décision d’épargne, il y a un foyer qui cherche à y voir clair. Tout au long de la campagne, Meilleurtaux souhaite apporter aux Français des repères concrets pour comprendre l’impact des propositions sur leur budget », déclare Thomas Vandeville, directeur général de Meilleurtaux.

Avant de penser à demain, les Français veulent desserrer la contrainte du quotidien

Le premier enjeu se joue dans le quotidien. Le prix de l’énergie et des carburants, celui de l’alimentation et l’évolution des salaires face à l’inflation sont des sujets importants pour le vote de 9 Français sur 10 (respectivement 93 %, 92 % et 91 %). Face à cette pression, ils privilégient un levier immédiat, la baisse des prélèvements, plutôt que l’investissement de long terme. Parmi ceux qui font de l’énergie un sujet prioritaire, 79 % souhaitent réduire les taxes sur l’énergie et les carburants, contre 32 % qui privilégient les investissements pour réduire la dépendance énergétique. Sur l’alimentation, 72 % demandent une baisse de la TVA sur les produits de première nécessité ; sur les salaires, la moitié (50 %) souhaite réduire les cotisations et impôts pesant sur le travail.

Au-delà du quotidien, ils attendent une protection solide à chaque âge de la vie

Mais le regard des Français ne s’arrête pas à la fin du mois : ils se projettent sur ce qui garantira leur sécurité dans la durée. L’accès aux soins est le sujet jugé important par le plus grand nombre : 94 % des Français le considèrent comme un sujet important pour leur vote, devant le coût et la couverture des complémentaires santé (90 %) et le financement du grand âge (86 %). Les attentes sont concrètes : renforcer les moyens des hôpitaux et des urgences (67 %), encadrer les tarifs des complémentaires (60 %), soutenir le maintien à domicile (61 %).

La dette : les Français attendent un État qui dépense moins et mieux

Cette protection a un coût, et les Français en ont conscience : 87 % d’entre eux jugent le niveau de la dette publique important comme sujet de vote, et 85 % la part du budget consacrée à ses intérêts. Parmi ceux qui font de la dette un sujet prioritaire, 69 % souhaitent d’abord réduire les dépenses publiques, contre 18 % qui privilégieraient une hausse de certaines recettes fiscales. Le niveau et la répartition des dépenses publiques, sujet important pour 92 % des Français, appellent la même exigence : dépenser moins, mais surtout dépenser mieux.

Les Français ne veulent pas seulement que l’argent public protège le présent : ils attendent qu’il prépare l’avenir

Investir dans les secteurs stratégiques, mieux rémunérer l’épargne, adapter la retraite, anticiper l’impact de l’IA : les Français attendent de l’État qu’il se prépare à ce qui vient. Le financement des grands projets et industries stratégiques (défense, santé, éducation, intelligence artificielle, etc.) est un sujet important pour 82 % d’entre eux. Parmi ceux qui en font une priorité, 60 % souhaitent augmenter les investissements publics dans ces secteurs, contre 37 % qui solliciteraient l’épargne des Français et 34 % qui réduiraient les dépenses sociales.

Hôpitaux, missions régaliennes, grands projets stratégiques : un même fil se dégage. Les Français accordent une importance forte aux infrastructures de demain et privilégient, pour les financer, une réorientation de la dépense existante : 67 % de ceux pour qui la dépense publique est prioritaire veulent réduire les dépenses de fonctionnement au profit de l’éducation, de la santé, de la sécurité, de la défense et de la recherche, plutôt qu’augmenter les moyens au prix d’une hausse des dépenses (38 %).

Côté épargne, une conviction s’impose : épargner ne suffit plus, encore faut-il que son argent garde sa valeur. Le rendement de l’épargne face à l’inflation est un sujet important pour 81 % des Français. Leur première attente est une meilleure rémunération de l’épargne réglementée (61 %). S’ils sont 38 % à soutenir des produits d’épargne dédiés pour financer les grands projets stratégiques, seuls 25 % approuvent une mobilisation contrainte de l’épargne pour rembourser la dette de l’État.

Les règles de la retraite sont, elles, un sujet important pour 91 % des Français, dont la moitié le juge très important. Parmi ceux qui en font une priorité, 64 % souhaitent adapter l’âge de départ à la pénibilité et à la durée de carrière ; seuls 18 % souhaitent maintenir les règles actuelles. Enfin, l’impact de l’IA sur l’emploi est un sujet important pour 71 % des Français. Parmi ceux qui en font une priorité, 47 % estiment que les responsables politiques ne semblent pas avoir pris la mesure de cet impact (contre 14 %), et 46 % jugent que l’IA doit impérativement être réglementée.

Face à des propositions jugées floues, les Français ne renoncent pas : ils prennent les devants

Des attentes aussi précises appellent des réponses lisibles. C’est précisément là que le décalage apparaît : 94 % des Français rencontrent au moins une difficulté pour comprendre l’impact d’une mesure financière. Les trois principales : des annonces incomplètes ou imprécises, des chiffres qui varient selon les sources et la multiplication des dispositifs et des exceptions. Face à une mesure qu’ils comprennent mal, 53 % cherchent d’abord à s’informer par eux-mêmes. Ils accordent leur confiance à des voix jugées indépendantes : économistes et chercheurs (34 %), professionnels du droit et de la fiscalité (31 %), journalistes spécialisés (27 %), loin devant les responsables politiques (7 %). Les acteurs des services financiers sont cités par près de 2 Français sur 10.

Une tendance de fond se dessine : reprendre la main sur son avenir financier

Derrière ces comportements, une même aspiration. 85 % citent au moins une information dont ils auraient besoin pour se décider, à commencer par l’impact chiffré des mesures sur le budget de leur foyer. Ils recherchent des repères fiables, des moyens de comparer et un accompagnement dans les grands moments de leur vie.

« Faire de la France une nation d’investisseurs est un enjeu collectif : il s’agit de permettre aux Français de mieux préparer leur avenir en orientant davantage leur épargne vers le financement de notre économie. Mais cette ambition ne pourra devenir une réalité que si chacun dispose des moyens de comprendre les solutions qui s’offrent à lui et de choisir en confiance. C’est le rôle que Meilleurtaux veut jouer en tant que partenaire et expert des finances personnelles », conclut Thomas Vandeville.

Méthodologie

Étude CSA pour Meilleurtaux, « Préoccupations économiques des Français 2026 », vague 1, septembre 2026. Enquête réalisée en ligne du 15 au 19 septembre 2026 auprès d’un échantillon de 1 010 Français représentatifs de la population, selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession, région, catégorie d’agglomération). Redressement sociodémographique et sur le vote au premier tour de l’élection présidentielle 2022. Les attentes prioritaires sont mesurées auprès des Français ayant placé le sujet parmi leurs trois sujets de vote.

À propos de Meilleurtaux

Créé en 1999, le Groupe Meilleurtaux est devenu la référence française sur l’ensemble des services financiers (placements, assurances et crédits) au service des particuliers comme des professionnels. Dans un environnement financier complexe et face à une multitude d’offres souvent difficiles à décrypter, Meilleurtaux déploie quotidiennement l’expertise de ses équipes et la puissance de sa technologie pour sélectionner les solutions les plus économiques, performantes et adaptées aux besoins spécifiques de chacun. Fidèle à ses valeurs de transparence, d’impartialité et de proximité, le groupe accompagne ses clients à chaque étape de leurs projets pour leur offrir un accès simple et clair à la meilleure information financière et assurantielle.

Par le biais de ses services de comparaison d’assurance, il accompagne les consommateurs dans la compréhension de leurs besoins et dans la recherche d’une couverture réellement adaptée, au-delà du seul critère du prix. Son moteur de comparaison détaillé et intuitif, enrichi de conseils, d’études et d’analyses, permet de faire un choix éclairé selon son budget, son niveau de protection et son besoin d’accompagnement. Avec plus de 200 partenaires en assurances référencés, Meilleurtaux dispose de l’un des panels les plus complets du marché, notamment sur la santé, et compare l’ensemble des produits d’assurance (auto, moto, habitation, santé, assurance emprunteur, etc.). Plus de 6 millions d’internautes lui ont déjà fait confiance.

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