jeu. Avr 3rd, 2025

L’indice PCE (Personal Consumption Expenditures), particulièrement important aux yeux de la Fed, a augmenté de 0,3 % sur le mois et de 2,5 % par rapport à l’année précédente, conformément aux prévisions.

En revanche, sa version Core (excluant l’alimentation et l’énergie), considérée comme un meilleur indicateur de l’inflation à long terme, a affiché une augmentation plus importante que prévu en février.

Elle est ressortie à 0,4% sur un mois et à 2,8% sur un an (quand les économistes tablaient respectivement sur 0,3% et 2,7%). Soit une inflation plus élevée que prévu qui, sans être exceptionnelle, ne risque pas d’accélérer le calendrier de baisse des taux par la Fed.

Des chiffres qui ont immédiatement suscité l’inquiétude des marchés, déjà largement perturbés par la politique commerciale tarifaire de l’administration Trump. D’autant qu’en parallèle le Consumer Sentiment Index de l’Université du Michigan s’est établi à 57 (contre 57,9 attendu et 64,7 le mois dernier), preuve de la faible confiance des consommateurs américains dans l’économie. Un déclin constaté “dans toutes les affiliations démographiques et politiques” selon l’Université.

La prudence reste donc de mise alors que la prochaine étape arrive le 2 avril. Une date que Donald Trump qualifie à l’avance de “jour de la libération”. En plus des mesures tarifaires déjà appliquées, ce jour doit marquer l’entrée en vigueur de droits de douane réciproques, mais aussi des 25% de droits de douane supplémentaires sur les véhicules et pièces détachées automobiles produits en dehors des Etats-Unis, ou encore la fin de l’exemption des tarifs de 25% pour le Canada et le Mexique.

Des mesures qui pourraient réduire encore un peu la marge de manœuvre de la Fed quant à de nouvelles baisses de taux.

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