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Publication de la note de conjoncture de WTW en France |
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La Défense, 23 septembre 2026 – WTW (NASDAQ : WTW), l’un des leaders mondiaux du conseil, courtage et solutions, présente les éclairages et analyses de ses experts sur l’évolution des marchés de l’assurance pour 2027. À l’heure où les entreprises préparent leurs renouvellements 2027, un paradoxe mérite d’être souligné. Les marchés de l’assurance offrent aujourd’hui, dans de nombreux domaines, des conditions plus favorables qu’au cours des dernières années ; pourtant, les incertitudes auxquelles les organisations sont confrontées n’ont probablement jamais été aussi nombreuses. Les risques ne sont plus statiques, ils se déplacent, s’interconnectent et se transforment. C’est pourquoi la question pour les dirigeants d’entreprise n’est plus simplement de savoir comment assurer leurs risques, mais comment les comprendre, les anticiper, les financer et arbitrer les meilleures stratégies. Sur les risques d’entreprise (IARD), la concurrence entre assureurs demeure forte et les capacités restent abondantes, ce qui peut créer de réelles opportunités pour les entreprises qui abordent leurs renouvellements avec une vision claire de leurs expositions et de leurs enjeux. En santé et prévoyance, les perspectives 2027 restent sous tension, sous l’effet notamment de l’inflation médicale, des évolutions réglementaires et des transferts de charges vers les complémentaires. Dans ces marchés contrastés, un même enjeu se dessine : ne plus seulement financer les conséquences des risques, mais agir davantage en amont pour les anticiper et les prévenir. La qualité des données, la connaissance des expositions et la capacité des entreprises à démontrer les actions engagées pour maîtriser leurs risques prennent une place croissante dans les stratégies de renouvellement. « Le rôle de courtier consiste à aider les entreprises à prendre des décisions fondées sur une compréhension précise de leurs expositions, de leurs données, des évolutions du marché et des choix qui s’offrent à elles. Cela suppose de conjuguer une expertise mondiale des risques avec une connaissance fine des réalités locales, au plus près des entreprises et de leurs territoires. Aujourd’hui, une entreprise n’est plus uniquement jugée sur sa sinistralité passée mais aussi sur sa capacité à démontrer qu’elle agit sur ses risques futurs. Le marché est devenu beaucoup plus data-driven pour développer une approche globale portée sur la prévention. Les périodes plus favorables, que nous connaissons sur certaines branches, doivent servir à préparer les prochains durcissements, en travaillant sur la réduction des risques à travers la prévention et la protection, ainsi que sur leur financement, » déclare Nick Dussuyer, Directeur général de WTW en France |
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Les tendances du marché Risk & Broking (IARD) : des conditions favorables, mais une sélectivité croissante Les renouvellements 2027 devraient être globalement favorables aux clients, avec un marché qui restera souple, voire orienté à la baisse pour plusieurs grandes lignes d’assurance, notamment en dommages aux biens, en responsabilité civile et sur certaines lignes financières. Cette dynamique s’explique par plusieurs facteurs : de bons résultats enregistrés par les assureurs au cours des dernières années, une sinistralité relativement maîtrisée sur certains périmètres, ainsi qu’une forte concurrence entre acteurs du marché. Les capacités disponibles demeurent importantes et les assureurs restent en recherche de développement, ce qui entretient une pression concurrentielle favorable aux entreprises. Cette tendance bénéficie particulièrement au segment des grands comptes, pour lesquels le marché est très compétitif. Le segment middle market qui couvre notamment les PME et ETI, suscite un intérêt croissant de la part d’assureurs traditionnellement positionnés sur les grands risques. Moins volatil, plus liquide et offrant encore des perspectives de développement attractives, ce marché bénéficie d’investissements significatifs de la part de nouveaux entrants désireux de concurrencer les acteurs historiques. Le soft market devrait ainsi gagner progressivement ce segment, tout en restant moins marqué que sur les grands risques. À l’inverse de cette tendance générale, certains secteurs demeurent néanmoins tendus ou plus difficiles à assurer, comme l’industrie du bois, le traitement des déchets ou encore les collectivités territoriales. Au-delà de ces situations sectorielles, plusieurs facteurs appellent également à la vigilance.
«Au-delà de la tendance générale du marché, nous constatons surtout un niveau de différenciation de plus en plus marqué entre les risques. Les entreprises qui démontrent une maîtrise de leur exposition et une démarche active de prévention bénéficient pleinement du contexte concurrentiel, tandis que les assureurs se montrent plus sélectifs face à des antécédents de sinistralité importants ou des problématiques récurrentes. Les cycles de marché restent une réalité et les conditions actuelles ne doivent pas être considérées comme acquises à long terme,» précise Edouard de Domecy, Directeur général adjoint et directeur des activités Corporate Risk & Broking pour la France. Retrouvez les analyses par ligne dans la Note de conjoncture : dommages, responsabilité civile, transport et logistique, flottes automobiles, construction, assurance M&A, lignes financières (dont fraude, RCMS et cyber), risques politiques, crédit & affacturage, risk & analytics (dont les solutions de transfert et les captives), ressources naturelles.
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Les tendances du marché Affinitaire et des Marchés Spécialisés : un marché concurrentiel, des besoins d’accompagnement renforcés Une grande partie des programmes affinitaires sont structurés sur des durées pluriannuelles, ce qui limite mécaniquement le nombre de dossiers remis en concurrence chaque année. Cette dynamique crée un environnement plus concurrentiel et une pression à la baisse sur les primes lorsqu’un programme revient sur le marché. Dans ce contexte, les renouvellements 2027 devraient s’inscrire dans la continuité des exercices précédents, avec un marché toujours très disputé sur les programmes remis en concurrence. Les distributeurs d’assurance devraient ainsi continuer à bénéficier d’un fort pouvoir de négociation, dans un environnement où les acteurs cherchent à préserver ou développer leurs positions. Au-delà des conditions tarifaires, les distributeurs ont plus que jamais besoin d’être accompagnés sur la conformité de leurs pratiques : modalités de souscription, qualité de l’information fournie au client, clarté des garanties, caractère optionnel ou non des offres, traçabilité du consentement ou communication régulière après la souscription. Autre tendance structurante pour les assurances affinitaires : l’intégration de l’intelligence artificielle dans les parcours clients qui devrait transformer plusieurs maillons de la chaîne de valeur, de la souscription à la déclaration de sinistre en passant par la gestion des dossiers ou la lutte contre la fraude. À noter que la diversité des marchés spécialisés se traduit par une grande hétérogénéité et des tendances spécifiques à chaque branche et à chaque secteur. « Dans un marché concurrentiel, l’enjeu n’est pas de rechercher systématiquement l’optimisation tarifaire, mais de trouver le bon équilibre entre coût, qualité des garanties et pertinence du programme. Notre rôle est d’accompagner chaque client en tenant compte de ses besoins, de ses résultats techniques et des spécificités de son activité,» indique Sara Fert, Directrice Affinitaire et Marchés Spécialisés Retrouvez les analyses par ligne dans la Note de conjoncture : solutions affinitaires, marché de la franchise, marché de l’automobile d’occasion, sports & événements, marchés art, culture et clientèle privée, agricole, assurances médicales et sciences de la vie (dont les responsabilités civiles), professions réglementées.
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Santé et prévoyance : des perspectives 2027 toujours sous tension, entre transferts de charges et impératifs d’attractivité En santé, la pression sur les régimes complémentaires reste durable et s’accentue, dans un contexte plus large de déséquilibre des comptes sociaux. Le déficit de la Sécurité sociale devrait atteindre 19,4 milliards d’euros en 2026, dont 13,8 milliards pour la seule branche Maladie. Au-delà du déficit annuel, la question de la soutenabilité du financement de notre système de protection sociale demeure donc centrale et conduit les pouvoirs publics à rechercher de nouveaux équilibres dans la répartition du financement des dépenses de santé. Cette évolution se traduit notamment par une sollicitation croissante des organismes complémentaires. Sur le portefeuille WTW, la dérive de la consommation médicale par bénéficiaire est estimée à 5,4 % sur l’ensemble de l’année 2026, tandis que la prévision de WTW pour 2027 s’établit à 5,5 % sur les dépenses complémentaires de santé, avant prise en compte de nouveaux transferts de charges. À cette inflation médicale structurelle viennent désormais s’ajouter plusieurs mesures réglementaires. Les décrets publiés en août 2026 renforcent notamment la contribution des organismes complémentaires sur plusieurs postes de dépenses, avec un transfert estimé à environ 1,5 milliard d’euros, soit un impact potentiel de l’ordre de 3,75 % sur les remboursements complémentaires santé. À cela pourrait s’ajouter la prolongation, voire la pérennisation, de la contribution exceptionnelle instaurée en 2026, représentant près d’un milliard d’euros supplémentaire. Dans ce contexte, les premières hausses tarifaires annoncées par les assureurs pour 2027 s’inscrivent dans une fourchette de 7 % à 10 %, selon les portefeuilles et leur exposition aux différents facteurs de dérive. En prévoyance, les demandes d’augmentation des organismes assureurs devraient généralement se situer entre 3 % et 5 %, sous l’effet de plusieurs facteurs structurels : la progression des arrêts de travail, le vieillissement des populations couvertes et, plus largement, l’évolution des risques liés à la prévoyance. L’absentéisme constitue à ce titre un enjeu particulièrement important. Après plusieurs années de progression, il continue d’augmenter et s’inscrit dans une tendance durable. Ces évolutions reflètent également des transformations plus profondes du rapport au travail et mettent en lumière des enjeux liés aux différences générationnelles, à la parentalité ou encore au rôle des managers face aux situations de vulnérabilité. À ces tendances s’ajoutent, comme en santé, des évolutions réglementaires susceptibles de peser sur les régimes de prévoyance. La réduction du plafonnement des IJSS en cas d’accident du travail et de maladie professionnelle, dont l’impact est estimé à près de 400 millions d’euros, devrait notamment entraîner un transfert de charges vers les entreprises et les organismes assureurs. Dans ce contexte, l’enjeu dépasse la seule négociation des conditions de renouvellement : il s’agit de mieux anticiper et piloter les risques d’incapacité, d’invalidité et d’absentéisme, en s’appuyant sur les données pour mieux comprendre les causes, identifier les populations les plus exposées et faciliter l’accès à des dispositifs de prévention et d’accompagnement adaptés. Les entreprises doivent concilier deux impératifs qui semblent parfois contradictoires : maîtriser durablement des coûts de protection sociale en forte hausse tout en maintenant des dispositifs suffisamment attractifs pour attirer, fidéliser et engager les collaborateurs. L’enjeu est bien réel : selon l’enquête Benefits Trends Survey de WTW, 68 % des employeurs français considèrent la hausse des coûts des avantages sociaux comme un enjeu majeur, tandis que le Global Benefits Attitudes Survey 2026 révèle que 53 % des salariés déclarent que leur package social a pesé dans leur décision de rejoindre leur employeur et 57 % qu’il constitue un facteur important de fidélisation. La réponse ne peut pas résider dans la seule réduction des garanties : les entreprises les plus performantes seront celles qui adopteront une approche plus stratégique de la protection sociale, fondée sur le pilotage par la donnée, l’anticipation des risques, la réallocation des budgets pour maximiser la valeur des dispositifs existants, la prévention ciblée de l’absentéisme et des risques psychosociaux, et enfin l’amélioration de l’expérience salarié. Il s’agit de faire évoluer la protection sociale d’une logique essentiellement financière vers une logique de pilotage, de prévention et d’attractivité durable. « L’enjeu n’est plus uniquement de négocier le coût du risque, mais de mieux l’anticiper et d’agir sur ses causes. Grâce aux données, les entreprises peuvent mieux comprendre leurs risques, identifier les leviers d’actions pertinents et faciliter l’accès de leurs collaborateurs à des dispositifs de prévention et d’accompagnement adaptés. Elles disposent ainsi de nouveaux moyens pour anticiper et piloter leurs risques, contribuer à réduire l’absentéisme et favoriser le maintien et le retour à l’emploi. C’est cette approche, fondée sur la prévention et un pilotage plus fin des risques qui permettra de maintenir une protection sociale de qualité pour leurs collaborateurs tout en maîtrisant durablement les dépenses associées, » déclare Noémie Marciano, Directrice Santé & Protection Sociale de WTW en France. |
