jeu. Oct 29th, 2026

Bret Kenwell, analyste des marchés américains pour etoro

 

À l’image de l’annonce de la Fed hier, le rapport PCE publié aujourd’hui, conforme aux attentes, n’a guère réservé de surprise. Mais l’absence de surprise ne signifie pas l’absence de problème : l’indice PCE global et sa mesure sous-jacente ont tous deux atteint leur plus haut niveau depuis mai, soulignant que l’inflation reste un problème persistant.

Les revenus personnels et les dépenses personnelles réelles ont tous deux été inférieurs aux attentes. Cela met en évidence la pression croissante qui pèse sur le budget des ménages, alors que les prix continuent d’augmenter plus vite que les salaires. Les consommateurs continuent de dépenser, mais leur marge de manœuvre se réduit.

Le rapport sur le PIB du troisième trimestre a constitué un point positif : la croissance a atteint 3,4 % en rythme annualisé, un résultat légèrement supérieur aux attentes. La consommation des ménages a été le principal moteur de cette progression, tandis que la consommation des administrations fédérales a atteint son niveau le plus élevé depuis au moins cinq ans. Le rapport confirme la résilience de la demande, même s’il ne contribue guère à apaiser les pressions inflationnistes qui en découlent.

Le rapport mensuel sur l’emploi, attendu la semaine prochaine, apportera de nouveaux éclairages sur le marché du travail. Tant que l’emploi restera solide, les consommateurs continueront de dépenser. Cette demande résiliente, conjuguée à un pétrole dépassant les 100 dollars le baril, risque de maintenir l’inflation à un niveau élevé. Tant que l’inflation ne reculera pas, les taux d’intérêt et les rendements des bons du Trésor devraient rester élevés. À eux seuls, ils ne feront peut-être pas dérailler le rallye des marchés, mais ils constituent un risque à surveiller d’ici à la fin de l’année.

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