L’Inde devrait connaître d’importantes augmentations de capacités de production d’urée d’ici 2030, principalement sous l’effet de la nécessité de réduire sa forte dépendance aux importations, d’atteindre une plus grande autosuffisance et de répondre à la hausse de la demande intérieure dans les secteurs agricole et industriel. Selon GlobalData, plateforme de référence en matière d’intelligence économique et de productivité, l’Inde devrait représenter environ 13,7 % des nouvelles capacités mondiales attendues d’ici 2030, ce qui pourrait en faire le deuxième contributeur mondial à ces augmentations de capacités.
Le dernier rapport de GlobalData, « Urea Capacity and Capital Expenditure Outlook by Region, Countries, Companies, Projects and Forecast to 2030 », révèle que l’Inde devrait bénéficier de nouvelles capacités de production d’urée issues de six projets à venir d’ici 2030.
Nivedita Roy, analyste Pétrole et Gaz chez GlobalData, commente :
« Le vaste secteur agricole indien, particulièrement intensif, dépend fortement des engrais azotés pour maintenir les rendements des cultures nécessaires à une population croissante. La demande d’urée en Inde progresse également au-delà de l’agriculture, notamment dans les secteurs manufacturiers, en particulier pour la production de résines urée-formaldéhyde et de plastiques. »
La plus importante augmentation de capacité en Inde devrait provenir d’un projet annoncé à Jamnagar, dans l’État du Gujarat : le « Reliance Industries Jamnagar Urea Plant ». Reliance O2C Ltd est l’opérateur du projet, tandis que Reliance Industries Ltd en détient 100 % du capital. Le projet devrait entrer en exploitation en 2030.
Le « Matix Fertilisers & Chemicals Panagarh Urea Plant 2 » constitue un autre projet majeur en Inde, dont la mise en service est également prévue pour 2030. Matix Fertilisers & Chemicals Ltd est l’opérateur désigné du projet situé dans l’État du Bengale-Occidental et en détient 100 % du capital.
Parmi les autres projets importants figurent le « Talcher Fertilizers Talcher Urea Plant » et le « Assam Valley Fertilizer and Chemical Namrup Urea Plant », proposés respectivement par Talcher Fertilizers Ltd et Assam Valley Fertilizer and Chemical Co Ltd. Ces projets devraient entrer en service respectivement en 2027 et 2029.
Nivedita Roy conclut :
« Dans l’ensemble, les futurs projets indiens dans l’urée soulignent la volonté du pays de construire une chaîne d’approvisionnement en engrais plus résiliente et davantage autosuffisante. Alors que la demande progresse à la fois dans l’agriculture et dans les industries en aval, la réalisation de ces nouvelles capacités dans les délais sera essentielle pour réduire le déficit lié aux importations et répondre durablement aux besoins de consommation intérieure. Avec plusieurs installations de grande taille devant entrer en exploitation avant 2030, l’Inde devrait renforcer sa position sur le marché mondial de l’urée, tout en contribuant à la disponibilité des engrais sur le marché intérieur, à la stabilité des prix et à la sécurité agricole. »
