Euler Hermes se mobilise aux côtés de l’Etat pour réactiver les dispositifs de soutien au crédit interentreprises

Le monde fait aujourd’hui face à une crise économique et sanitaire sans précédent.

Face à cette situation exceptionnelle, qui met en péril la santé financière de très nombreuses entreprises françaises, Euler Hermes, le leader mondial de l’assurance-crédit, s’est mobilisé auprès de l’Etat pour réactiver les dispositifs de soutien CAP, CAP+ et CAP Francexport et les mettre à disposition de ses clients en un temps record.

 

Un soutien nécessaire au crédit interentreprises

Aujourd’hui, l’ensemble des acteurs financiers font face à une situation très exceptionnelle avec une économie en bonne partie à l’arrêt et un crédit interentreprises sous tension. Le crédit interentreprises est une source de financement essentielle pour les entreprises françaises, représentant chaque année près de 700 Mds EUR. Il repose sur les délais de paiement que les fournisseurs accordent à leurs acheteurs. Sans confiance entre entreprises, le crédit interentreprises est mis à mal et la trésorerie des entreprises se retrouve sous tension. Une tension aujourd’hui exacerbée par l’interruption brutale de la demande et les difficultés de certains acheteurs qui pourraient rapidement affecter les fournisseurs, et provoquer une vague massive de défaillances d’entreprises.

Dans ce contexte, Euler Hermes s’est pleinement mobilisé aux côtés de l’Etat pour aider à la continuité des échanges entre entreprises et éviter un effet domino de défaillances. Une collaboration efficace qui aboutit à la réactivation des dispositifs CAP, CAP+ et CAP Francexport avec une enveloppe globale de 12 Mds EUR (10 Mds EUR pour la partie domestique du dispositif et 2 Mds EUR pour la partie export). Ces solutions seront commercialisables dès que la commission européenne aura donné son aval aux autorités françaises.

« Face à l’ampleur et l’urgence de la situation, nous nous sommes entièrement mobilisés pour construire ce dispositif aux côtés de l’Etat et pouvoir le mettre à disposition de nos clients en un temps record. Le défi est de taille en termes d’organisation, de gestion et de systèmes d’informations, mais nous sommes prêts. C’est un premier signal envoyé aux entreprises pour soutenir leur trésorerie et permettre la continuité des échanges commerciaux », décrit Eric Lenoir, Président du Comité Exécutif d’Euler Hermes France.

 

Un triple dispositif qui a déjà fait ses preuves

En quelques jours, Euler Hermes, l’Etat, les assureurs-crédit et la Fédération Française de l’Assurance, avec le support de la CCR et de la BPI, ont co-construit les modalités d’un triple dispositif : CAP, CAP+ et CAP Francexport. Ces solutions permettront aux entreprises françaises assurées-crédit de bénéficier de couvertures supplémentaires, accordées par les assureurs-crédit et contre-garanties par l’Etat.

  • CAP : permet à une entreprise assurée-crédit de doubler la garantie accordée par les assureurs-crédit sur certains de ses acheteurs.
  • CAP+ : s’adresse aux entreprises dont les clients ne peuvent plus être couverts par les assureurs-crédit dans le contexte actuel. Ce nouveau dispositif permettra aux entreprises assurées-crédit de bénéficier de garanties sur un segment d’entreprises jugées particulièrement sensibles.
  • CAP Francexport : permet aux exportateurs français de bénéficier de garanties CAP et CAP+ sur une liste de pays définis, sur lesquels ils auraient été moins accompagnés par les assureurs-crédit du fait du risque croissant lié à ces destinations.

 

Ces garanties complémentaires contribueront à restaurer la confiance et à soutenir les échanges commerciaux, elles permettront de réduire les réactions en chaîne et agiront sur la trésorerie des entreprises à deux niveaux : (i) le crédit fournisseur, en permettant aux entreprises d’accorder à nouveau des délais de paiement à certains de leurs clients ; (ii) le crédit client, en permettant aux entreprises d’être protégées en cas d’impayés de leurs clients. Ces dispositifs ont déjà fait leurs preuves lors de la crise de 2008-2009, et doivent donner de l’oxygène pour des cas difficiles que le secteur privé ne peut plus couvrir seul face à cette crise d’une ampleur inédite.

« Ces garanties étaient attendues par les entreprises françaises. Elles leur permettront de maintenir des échanges commerciaux avec leurs clients stratégiques malgré l’augmentation considérable du risque de défaillances. L’objectif premier de cet accord est de stabiliser la confiance dans les échanges commerciaux et permettre la continuité des chaines d’approvisionnement. C’est l’épine dorsale de l’économie », ajoute Eric Lenoir.

Mais il ne s’agit que d’une première étape, et, conformément à l’engagement pris par Bruno Le Maire, les discussions entre l’Etat et les assureurs-crédit se poursuivent sur un dispositif complémentaire pour couvrir les échanges commerciaux déjà engagés. « Pour que le soutien de l’Etat porte ses fruits, il est essentiel qu’il soit adapté à l’ampleur et l’urgence de la situation actuelle. Aujourd’hui, au-delà des échanges commerciaux à venir, ce sont aussi les échanges commerciaux déjà engagés qui sont fortement en risque », conclut Eric Lenoir.

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