Yann Couvreur Pâtisserie lève 1,9 million d’euros pour opérer une transformation digitale complètement inédite

Onze investisseurs ont rejoint l’aventure ;

Les fonds levés serviront à accélérer la transformation digitale opérée par la maison de pâtisserie, à développer celle-ci à l’international et en province, ainsi qu’à ouvrir une nouvelle boutique parisienne.

 

DES INVESTISSEURS ISSUS DE DOMAINES VARIÉS.

Pour cette première levée de fonds, coordonnée par Yann Couvreur et ses deux co-
fondateurs – Benjamin Guedj et Jordan Zeitoun – pas moins de 1,9 million d’euros ont été

récoltés. Les onze investisseurs ? Des profils variés issus de domaines très différents : le
retail, le digital ou encore la finance. Tous ont voulu investir dans une marque
prometteuse, et ont été choisis sur le volet par les trois cofondateurs pour former une
véritable équipe. « L’idée, depuis le départ, était de développer une marque de pâtisserie,
un groupe. Nous avons attendons de trouver nos repères et notre positionnement pour
faire cette levée de fonds, et ainsi demander à des experts de nous faire confiance »,
explique Yann Couvreur.
Parmi les onze investisseurs : Bertrand Bailly. Co-fondateur et président de la société
Davidson consulting, il a choisi de soutenir le projet de Yann Couvreur Pâtisserie pour
plusieurs raisons. « D’abord, j’aime beaucoup le travail de Yann Couvreur. il n’utilise pas
de colorants et privilégie les produits naturels dans ses multiples créations. Ensuite, il se
renouvelle constamment et a un potentiel de développement très important – surtout à une
époque où la gastronomie française retrouve un dynamisme fou. Pour finir, j’ai eu un coup
de cœur pour l’équipe, qui fait preuve d’envie et de détermination pour développer
l’énorme potentiel de la marque Yann Couvreur Pâtisserie », confie-t-il.
Philippe Pauze, qui a dirigé Picard pendant six années, s’est également associé au projet.
« Je suis un passionné de gastronomie. Mon grand-père livrait les restaurateurs de la

région Rhône-Alpes », explique-t-il, précisant qu’il est lui-même originaire de Saint-
Étienne, où l’on retrouve un certain nombre de bonnes brasseries et de restaurants

étoilés. « J’aime les choses premium, qui ont une bonne valeur ajoutée et un excellent
rapport qualité-prix. Ce que l’on retrouve chez Yann Couvreur, qui a une humanité forte et
qui prend le temps de former ses collaborateurs. Il a une vision très intéressante de la
pâtisserie », développe-t-il.
Mylène Romano, aujourd’hui dirigeante de Trans Opéra, est quant à elle une
entrepreneuse dans l’âme. Après avoir investi dans pas moins de huit sociétés (dont le
site internet Ventes Privées), elle a choisi de soutenir Yann Couvreur Pâtisserie. « J’ai une
vision circulaire de la société et du monde dans lequel on vit. Un de mes critères
d’investissement est le respect de la parité au sein d’une entreprise, et c’est le cas chez
Yann Couvreur. J’ai d’abord craqué en le suivant sur Instagram, parce que les photos de
ses gâteaux sont magnifiques. Puis, j’ai tout goûté », précise-t-elle.

UNE TRANSORMATION DIGITALE INÉDITE.
Depuis l’ouverture de sa première boutique parisienne, en 2016, Yann Couvreur a su
s’imposer dans le monde de la pâtisserie en France. Il souhaite donner à son talent et à sa
vision un nouveau souffle grâce à un virage 3.0. « Il faut s’adapter aux tendances en
utilisant les nouveaux outils, comme les applications. Nous avons beaucoup observé les
millenials, qui ont un mode de vie bien différent des générations passées », confie Yann
Couvreur. Le concept ? Ouvrir des « dark labo » partout en France. Au total, 22 villes de
province sont ciblées – Lille, pour commencer, en 2020, suivie de près par Lyon, Nice ou
encore Bordeaux. Pour s’offrir les créations de Yann Couvreur Pâtisseries, les gourmands
devront passer commande sur l’application YC : en effet, le principe est d’opter pour une
offre 100% digitale, avec un principe de click&collect dans les ateliers ainsi que les mini
laboratoires, ouverts au public. Des espaces où seront organisées des « masters class »,
afin de partager le savoir-faire propre au pâtissier. Une technique largement développée
dans le domaine du prêt à porter, mais qui reste complètement inédite dans le milieu de la
pâtisserie.
En parallèle, divers outils seront mis en place pour notamment faciliter l’expérience
consommateur, à l’instar de tablettes qui faciliteront le passage en caisse. L’aspect digital
aura lui aussi droit à quelques transformations.
« Davidson, via son agence digitale Colorz, va mettre en œuvre un certain nombre de
recommandations liées aux réseaux sociaux, au référencement (SEO) et à l’amélioration
du parcours client en ligne », précise Bertrand Bailly.
À terme, le but est de créer une immense base de données : les informations des clients
seront systématiquement collectées grâce aux tickets de caisse dématérialisés. Cela
permettra, entre autres, de les fidéliser en mettant en place des promotions aux moments
de fêtes : anniversaires, mariages, naissances. « Il faut maintenir la qualité et innover, tout
en rendant la pâtisserie de luxe accessible à tous : par les prix, d’abord, mais également
par l’accessibilité, via les click&collect », précise Mylène Romano.

UN DÉVELOPPEMENT À L’INTERNATIONAL ET EN PROVINCE.
Avec les années, le chef pâtissier a confirmé son talent et s’est définitivement positionné
comme une référence en matière de création. Témoignage de son succès, ses trois
boutiques parisiennes. En décembre, une nouvelle adresse Yann Couvreur Pâtisserie a
ouvert ses portes à Londres, dans le plus beau magasin du monde : Harrod’s. Les
aficionados de la marque pourront retrouver leurs pâtisseries favorites dans deux points

de vente situés au cœur du grand magasin, mais également dans une boutique
indépendante.
« La pâtisserie est un monde qui bouge énormément. Et la pâtisserie française est à
l’honneur dans beaucoup de pays du monde. C’est donc un marché en plein
développement, qui demande un travail d’orfèvre. De plus, le consommateur est de plus
en plus éduqué au niveau du palais : on le fait saliver plus facilement aujourd’hui »,
déclare Philippe Pauze.
Dans le reste du monde, on retrouvera le concept sous forme de franchise, notamment en
Asie et au Moyen-Orient. Des destinations qui n’ont pas été choisies au hasard puisque
les touristes issus de ces pays constituent une grande partie de la clientèle des boutiques
parisiennes. Des formats de vente multiples verront le jour : charrettes ambulantes, salons
de thé ou encore coffee shop. L’objectif est de développer la notoriété de la marque via
l’ouverture de franchises à l’international.

UNE NOUVELLE BOUTIQUE.
C’est dans le XVIIe arrondissement de Paris, au cœur des Batignolles, que sera inaugurée
la prochaine boutique Yann Couvreur Pâtisserie. On y retrouvera les créations-phares qui
ont fait le succès du chef pâtissier, très suivi sur les réseaux sociaux (plus de 270 000
abonnés) : des desserts hauts de gamme, forts en goût, sans colorants et légers en sucre.
Le tout vendu à des prix abordables. De quoi augmenter la clientèle parisienne :
aujourd’hui, pas moins de 45 000 clients – dont le panier moyen s’élève à 10 euros – se
pressent chaque mois pour découvrir (ou redécouvrir) les créations de Yann Couvreur.
« Ce que propose Yann Couvreur, c’est finalement le dessert trois étoiles, mais au coin de
la rue. Évidemment, c’est un peu plus onéreux. Mais manger mieux, et moins, c’est autre
chose », résume Bertrand Bailly.
Parallèlement à tous ces développements, Yann Couvreur Pâtisserie souhaite doubler sa
surface de production afin de répondre à la demande de plus en plus importante. Signe du
succès sans appel du pâtissier : le nombre de salariés de l’entreprise a été multiplié par 16
en l’espace de trois ans, passant de 4 à 65 entre 2016 et 2019. « Ici, le but est de se
développer tout en conservant la qualité de nos produits, un travail du quotidien. Cela se
traduit par des viennoiseries fraîches et des pâtisseries toujours pauvres en sucre et sans
colorants. Nous souhaitons devenir une référence de la pâtisserie à l’international, tout en
gardant la maison-mère en France, là où tout s’est construit », conclu Yann Couvreur.

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